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 Dystopia - pour les fanas de vampires^^

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Ethan.J.Hawkins
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MessageSujet: Dystopia - pour les fanas de vampires^^   Mer 8 Fév - 19:38

Allez, soyons fou, je poste le prologue, tant pis si vous me prenez pour un auteur de vampires lol Ne t'en fais pas Amanda, la suite arrivera ;p


Prologue

Synaziah 2817

Carson se posa en dessous d’un réverbère. La lumière qu’il projetait s’affaiblissait et clignotait nerveusement. Il analysa le contenu du caniveau qui se trouvait à ses pieds, et y aperçu des résidus de chairs qui s’écoulaient par le léger torrent provoqué par les derniers jours de forte pluie. Il s’abaissa et ramassa la cigarette qu’il venait de faire tomber de ses gros doigts sals et noueux. Le vent lui décoiffa sa tignasse grisâtre qu’il recoiffa à l’aide d’une main paresseuse. Et lorsqu’un bruit brisa le silence, il se retourna en un sursaut absurde. Il guetta les alentours. Rien. Juste un clochard à l’angle de la rue, titubant au sol, une bouteille à la main qu’il laissa s’échapper. Elle roula tout le long de la route avant d’heurter le trottoir d’en face. Carson sentit une nouvelle brise qui effleura son cou nu. Ne daignant pas terminer sa clope, il la jeta vulgairement dans le caniveau, s’éteignant d’un bruit sec en plongeant dans la flotte.
Un nouveau bruit attira son attention. Le doute régnait à présent. Carson savait qu’il n’était plus seul. Il tourna sa tête à l’emplacement du clochard, mais la rue était déserte. Son corps se mit à frissonner. Il ferma les derniers boutons de son imper, frissonna, et s’avança en direction de la 21éme. Il accéléra le pas, se retournant de temps à autres pour être sûr que personne ne le suivait. Au bout de la rue, un nouveau bruit. Cette fois-ci, il était plus présent, comme celui d’un objet qu’on trainerait au sol. Devant lui, la bouteille du clochard traversa à nouveau la route. Personne ne se présenta. Aucune ombre, aucune silhouette. Simplement l’obscurité cassée par une allée de lampadaires. Mais il ne se laissa pas démanteler, et poursuivi son chemin, arborant une vive silhouette noire dans l’obscurité d’une rue désertique. Ses pas étaient précipités. Son souffle saccadé. Au bout de cette route, une impasse le coinça, dans l’incapacité totale de faire demi-tour. Il sentait la présence se rapprocher. Puis, dans un moment de folie ou bien d’égarement, il ne pu réfréner une certaine appréhension, et s’écria férocement :
— Pourquoi tu fais ça ?! Pourquoi tu me suis ?!
Il attendit cependant quelques instants, mais aucun écho ne répondit. Son souffle s’accéléra à un rythme anormal. Il sentit son palpitant tambouriner violement son torse. Arrachant le paquet souple de la poche extérieur de sa veste, il en extirpa la première cigarette qui venait à lui et, d’une main tremblante, l’alluma à l’aide d’une allumette. Le premier coup, l’allumette se brisa en deux parties, dont une qui termina sur le goudron humide. L’autre parvint à s’enflammer.
— Je sais que t’es là enfoiré ! Tu n’as pas besoin de te cacher, je t’attends. J’ai une arme sur moi, tu ne peux rien faire !
Les menaces de ce dernier ne semblaient pas perturber qui que ce soit.
Un craquement résonna dans ses tympans. Il serra les poings, pria pour sa pauvre personne — maintenant en danger —, et s’avança.
— Je vous préviens, je ne plaisante pas ! J’ai une arme sur moi, et je n’hésiterai pas à m’en servir, dit-il en ramassant un bout de bois qu’il trouva au sol.
Silence.
— Ne venez pas vous plaindre quand vous aurez le ventre perforé par ma lame.
Il s’arrêta. Le calme régnait à nouveau. Dans un élan de rapidité, il se projeta en avant, sauta à l’angle de la rue, et jaillît sa branche qu’il agita, tout en fermant les paupières. Mais rien ne se présentait à lui. Carson souffla. Puis se lança dans un rire qui frôla la folie. Et pensant avoir imaginé cette présence, continua sa route tout en lâchant son vulgaire bâton.
Au bout de la rue, il aperçut de la lumière. Il arrivait à la 21éme avenue. Un sourire dessina sur son visage quand il pensa à tous l’alcool qu’il allait maintenant s’ingurgiter, passant le reste de la nuit dans le bar du Night Cold.
Un nouveau bruit résonna derrière lui. Un son métallique. En se retournant, toujours rien. Son sourire se dissipa lentement, puis continua d’avancer lorsque, droit devant lui, se tenait une ombre. Carson plissa les yeux, puis s’arrêta net.
— T’es qui toi ? lui demanda-t-il grossièrement. C’est toi qui me suis depuis tout à l’heure ?
Aucun mot. L’individu n’ouvrit pas la bouche, gardant une posture fixe.
— Tu travailles pour Millen ? Il veut son fric c’est ça ? Bah dis lui qu’il vienne le chercher tout seul, et qu’il n’a pas besoin d’envoyer une de ses crapules pour faire le sal boulot !
L’ombre se transforma en un corps, droit et svelte, que Carson ne put reconnaître. Son visage était dénué d’émotions. Aucune expression ne s’affichait. Il pensa à une mutation, sauf que depuis la dernière décennie, tous mutants arborent des yeux fluorescents dans la pénombre. Cependant, cette chose s’avança lentement, faisant grincer sa barre métallique contre le sol. Le tintement résonna dans ses oreilles. Que lui voulait-il ? Si c’était un des hommes de mains de Mullen (comme il le pensa en premier lieu), il aurait commencé par lui réclamer l’agent qui devait. Alors que lui, qui qu’il soit, était plongé dans un mutisme qui le déconcertait.
— Allez, bouge-toi de là ! s’écria-t-il en projetant un geste vif du bras. Vire le passage.
Mais toujours aucun son ne sortait de la bouche de cet étrange individu. Carson haussa de nouveau le ton :
— Bon, très bien... Tu l’auras cherché mon gars !
Et se précipitant vers lui, Carson étira son bras droit en arrière, et lui assena un coup de poing. La rapidité n’était pas celle escompter, mais le choc se devait efficace. Quand il sentit sa chaire cogner contre celle de sa victime, il crut avoir gagné la première manche. Mais une fois réalisé que la cible heurtée n’était autre que la paume de cette chose, Carson resta les yeux écarquillés devant cette agilité. Il venait de contrer son coup, en bougent tout juste le bras. Cet homme était indéniablement doté d’une force remarquable. Puis d’un autre mouvement, cette chose lui broya le poignet. La douleur fut intense. Carson hurla avant de tomber à genoux, tenant fermement sa pauvre main dont les os venaient d’êtres disloqués.
— Mais putain... T’es qui toi ?
Carson se releva, apeuré et se mit à courir en zigzague le long du chemin. La douleur toujours présente, il sentit des gouttes de sueurs suinter son front. L’adrénaline provoquait cet excès de sécrétion qu’il essuya du revers de la main. Il se retourna, ne relâchant pas sa course, et se rendit compte que la chose ne le suivait désormais plus. Il était seul à courir dans ce sentier désert.
En s’arrêtant, il reprit d’abord son souffle et déglutit en un bruit écœurant. Des glaires à la substance visqueuse coulèrent le long de sa trachée avant d’être expulsées par un crachat qui se cola au goudron.
— Bon... Fini de rire maintenant. Je vais te faire souffrir mon pote. Je veux voir tes entrailles repeindre les murs ! Personne n’ose s’attaquer à moi !
Epuisé, il s’assit au sol, et passa une main sur son visage décomposé par la douleur.
— Tu m’as eu par surprise ! C’est tout. Tu as eu une putain de chance, mais tu n’en auras pas deux.
Un sifflement perça ses tympans.
— Je vais te faire la peau !
Puis le bruit métallique se rapprocha une nouvelle fois. Carson se releva péniblement et fit quelques pas, chancelant, avant de trébucher. Son poignet fracturé percuta le sol de plein fouet. Son hurlement perça le calme qui jusqu’à présent rendait l’atmosphère un tantinet lugubre. La gueule face au sol, il cracha des filets de salive qui pendaient le long de sa bouche tremblante.
— Montre-toi !
Un nouveau sifflement tinta dans ses oreilles. Une d’elles se mit à saigner en abondance.
Puis, d’un geste simple et rapide, la barre métallique perfora sa nuque avant de ressortir par la glotte de ce dernier. Carson émit un bruit étouffé. Du sang crépita de sa bouche. Cette chose, tapie dans l’ombre, se tenait derrière lui. Deux canines acérées, d’une turgescence rutilante, dépassées de sa mâchoire qu’il laissa apercevoir en ouvrant bien grand la bouche. Il approcha son visage du cou de sa victime et sentit le goût du sang effleurer ses narines. Et avant de mordre, une sonnerie interrompit sa prestation. Il jeta un rapide coup d’œil sur le bracelet qui arborait son poignet. Le compteur était à 01 : 58 minutes. Son souffle se coupa. Il lâcha sa victime (qui tomba la tête en avant sur le sol ingurgité de sang) et se lança dans un sprint. Il ne cessa de guetter sa montre dont le temps s’écoulait extrêmement vite. Le boulevard où une voiture l’attendait, se trouvait juste devant ses yeux ébahis. La lumière du centre ville se faisait plus saillante à mesure qu’il avançait. A sa montre, le chrono en était à moins d’une minute.
Arrivé à l’angle, il fonça tête baissée, traversa la voix rapide, frôlant la circulation qui passait en trombe – hué par un concert de klaxon - et sauta dans une voiture noire. Un homme, assis à l’arrière du véhicule (dont les vitres étaient tintées), entra une fine clef dans la monture du bracelet, la fit pivoter, et un léger son résonna. Le compteur venait d’être coupé.
— Tu en as mit un temps, fit l’homme d’une voix singulière. J’ai bien cru que tu ne reviendrais jamais.
La voiture démarra.
— Tu n’as mordu personne j’espère. Si ca venait à se savoir qu’un vampire erre dans les rues de la ville, on aurait le droit à une nouvelle guerre civile. Et ce n’est pas ce que tu veux, je me trompe Kylene ?
Il hocha la tête.
— C’est très bien. D’ailleurs tu as encore fait du très bon boulot. Mais cette fois-ci il était moins une. Que ferais-je sans toi ?
L’homme s’amusa de sa remarque, tendit que la voiture s’engouffra au fin fond de la cité archaïque de Synaziah.
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