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 Textes en vracs, phrases inventées

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camille
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MessageSujet: Textes en vracs, phrases inventées   Ven 11 Fév - 21:53

Voilà, ici, je poste mes textes que j'écris sans qu'ils aient de suite, ou meme de sens particulier...
Et les phrase que je passe ma vie à inventer! Wink

L'apocalypse


La terre tremble encore plus puissamment. Ça y est, c'est la fin, je le sens. On va tous mourir. Plus longtemps à attendre, à vivre. Une heure, tout au plus. On va tous mourir.
Un éclair zèbre le ciel, le tonnerre gronde de plus en plus fort, les quelques arbres qui restent se renversent, les maisons encore debout finissent de s'écraser, tout le monde se couche à terre et se protège le visage des bras pour sentir un peu moins la grêle qui nous attaque. La pluie se dispute avec la neige à savoir qui prendra le dessus. La neige gagne et le sol devient plus froid. L'air devient glacial, nos cheveux, les branches d'arbre, et goutes de pluie pas encore transformés se cristallisent.
On va tous mourir.

Ah! Vous faites moins les malins maintenant! «Mais non, ce n'est pas la fin du monde, on a déjà vécu des tremblement de terre.», «Mais bien sur qu'on va survivre, ce n'est pas la première fois qu'il y a des orages violents, des comètes qui s'écrasent sur la Terre, des inondations, des cyclones, la famine, plus de chauffage...» Ben voyons! Et tout en même temps, s'est arrivé souvent? Vous vous en foutez de nous faire tous crever? Bravo! Ah, soyez fiers! Combien de fois vous avons-nous averti? Faites les malins! Combien de fois avons-nous manifesté, fait grève? Combien de fois avons-nous du vous répéter que ça aller arriver? Vous voilà bien avancé! Nous allons tous mourir! Et vous aussi! Vous espériez quoi? Aller vous réfugier sur Mars au moment venu? Bande d'idiots! La planète a assez prévenu. Elle en a assez, elle se révolte! Et elle fait bien! L'avez-vous écouter quand elle vous a dit ne plus en pouvoir, ne plus supporter vos déchets, votre chimie, vos expériences? Il n'existe pas assez de mots pour décrire votre imbécillité, votre entêtement! Vous n'êtes que des andouilles bornés! Non, mais, vous vous rendez-compte? Vous avez mis toute l'existence terrestre en jeu! Vous nous avez tous condamné!
Ah! Vous disiez arranger tout ça! Hier encore, sur toutes les chaines de télévisions, enfin, celles que nous avions encore, on vous voyez, dans tous les pays, décréter que vous alliez faire ce qu'il fallait, que nous n'avions rien à craindre, qu'il n'y avait plus de soucis, parce que vous alliez prendre des mesures... Bande d'abrutis! C'est trop tard! Fallait s'y prendre au début, avant...
Voilà, votre bêtise nous a condamné, on va tous mourir.

Voilà ce que je me dis dans ma tête en ce moment. Je peste intérieurement contre ces politiciens à deux balles qui disaient changer nos habitudes pour sauvegarder notre espèce et la planète. Bah voyons!

Si j'avais été croyante, j'aurais dis que Lucifer, Satan ou autre avait gagné dans le grand combat entre le paradis ou l'enfer. Ou alors que la guerre entre eux avait enfin éclatée et que ça avait entrainé des conséquences bien fâcheuses. Que malgré tout, j'allais me retrouver au Paradis avec tous ceux que j'aimais, particulièrement avec Darcy (hommage à «Orgueil et préjugés» de Jane Austen). Mais voilà, je n'étais pas croyante. Alors, pour moi, après la mort, il n'y avait rien. On s'effaçait, on n'existait plus. Et puis, cette histoire de vivre encore dans les souvenirs des autres, très peu pour moi. Et puis d'abord, comme on allait tous mourir, on risquait pas de rester dans le cœur de quelqu'un....

La foudre frappe juste a coté de moi. Je tombe. Je serais bien resté là, à attendre la fin. Mais je n'ai pas accompli mon but. Même si c'est la fin, et particulièrement parce que ça l'est, il faut que je l'atteigne -mon but, s'entend-. Je me relève péniblement, encore un éclair. Je titube jusqu'à ma voiture, un arbre s'écroule. Je monte à l'intérieur et mets le contact en route. Je conduis jusqu'au pont Wesley, malheureusement, il s'est effondré, je ne peut pas passer. Un énorme fossé s'est creusé. Je descends de voiture. Je vais au bord de la faille. On ne voit pas le fond. Ça y est, les entrailles de la terre ont fini par être atteintes, on ne peut plus rien, dans une demi-heure environ, plus personne n'existera. Je distingue une poutre qui a réussi à survivre à l'effondrement et qui rejoint l'autre rive. C'est risqué, mais je n'ai pas le choix. Il faut que j'y aille.
Vaillamment, je me lance. J'avance petit à petit, lentement. Le proverbe «Lentement mais surement» ne s'applique pas du tout ici. Je peux aller aussi lentement que je veux, c'est toujours aussi dangereux. Un seul tremblement de terre, un seul éclair dans les environnement, et je tombe.
Bah, en parlant de ça, je suis à peine à la moitié de la poutre qu'une immense rafale de vent me déséquilibre, et je vacille. Bien entendu, je ne suis pas l'héroïne d'un quelconque film, alors, moi, je ne reste pas bien en équilibre sur la barre. Non, moi, je tombe. Heureusement que j'ai toujours été une adepte de sports extrêmes. Heureusement que j'ai déjà eu à avoir ce genre de réflexe. Du coup, je me rattrape in extrémis à la poutre et pends lamentablement dans le vide. C'est à ce moment que je remercie le ciel d'avoir oublié d'ajouter le vertige dans la liste de mes phobies. D'ailleurs, il n'a pas du passer beaucoup de temps sur mon cas, parce que je n'ai pratiquement peur de rien...

Je n'ai peur que d'une chose vraiment importante: ne pas être avec Darcy au moment de mourir. Voilà ce qu'est mon but à atteindre de tout urgence. Je ne peux imaginer une mort sans lui. C'est inconcevable. Je ne peux pas finir ma vie sans être à ses cotés. Il est hautain et regarde les gents avec mépris, mais il y a quelque chose d'impérial et qui inspire le respect dans son attitude. En revanche, quand il est avec moi, il est d'une douceur et d'une tendresse infinie. Il est ma moitié, comme je suis la sienne. Nous nous complétons parfaitement, comme deux pièces de puzzle qui s'emboitent ensemble.

Grâce aux muscles que j'ai acquis au cour de mes longues séances à la salle de sport, je réussis à me hisser sur la poutre. Une fois relevée, je me dépêche de traverser le reste du chemin, en gardant bien les bras à l'horizontale.
J'arrive enfin de l'autre coté. Je me mets à courir et évite de justesse tous les débris de maisons, de voitures et d'autre choses, ainsi que les cratères formé par les nombreuses comètes, astéroïdes et autre qui se sont écrasés.


_____________________________________________________________________________

Pourquoi? Quand? Mais bon sang! Est-ce que quelqu'un pourrait répondre à mes questions? C'est insupportable de ne pas savoir! Je suis perdue, désemparée, désœuvrée. Qui allègera ma souffrance? Qui pansera mes blessures? Qui enlèvera ma douleur? Supporter? Mais savez-vous ce que vous me demandez là? Impossible, impensable. Je devrais rester calme? Et vous voir bousiller tout ce que j'ai eu tant de mal à construire? Vous laissez m'enlever tout ce que j'ai de plus cher? Mais n'êtes-vous pas fous? N'avez-vous pas perdu la raison? Comment? Hein? Dites-moi seulement comment je pourrais vous regardez détruire ma vie, ma raison, mon foyer, ma famille? Plus de vie, plus rien, plus personne pour me comprendre, plus personne pour m'aider dans ma souffrance.
Mal, mal, mal, tellement mal. Mon cœur se déchire. Y a t-il quelqu'un en ce monde capable de m'aider? Et toi là-haut, pourquoi les laisses-tu tout m'enlever?
Mal, mal, mal, tellement mal. Ma tête résonne comme un gong qu'on ne cesse de frapper. Quelqu'un saura-t-il faire taire ce bourdonnement incessant et assourdissant?
Mal, mal, mal, tellement mal. Plus aucune raison de vivre, juste le néant, un trou béant, le noir et les ténèbres. Aidez-moi! Je ne veux pas! Je n'ai jamais demandé ça! Ne les laissez pas m'emmener, m'engloutir! Je veux vivre! Je veux croire! Je veux aimer comme je ne l'ai jamais fais!
Mal, mal, mal, tellement mal. Tous mes membre se décomposent, me laissent tomber. Seule dans l'obscurité, je m'effondre. Personne ne viendra me chercher. Personne ne viendra me sauver. Parce que...
Mal, mal, mal, tellement mal! Plus personne n'est là pour moi parce que... Cette saleté de guerre m'a tout pris, tout enlevé.


_____________________________________________________________________________

Je vis son sang coulé de son nez, de son bras et de sa poitrine. Je vis son corps de convulser. J'enfonçai le couteau au peu plus loin dans son dos. Il émit un petit bruit. Il n'avait même plus la force de crier. Il se contentais d'attendre la mort. Il n'avait même plus la force de lutter. Ses lèvre bougeaient, et je pus distinguer dans ce flot de paroles incompréhensibles qu'il priai, et qu'il disais au revoir à ses enfants. Bien qu'ils ne soient pas là.
Je voulais le faire souffrir avant de le tuer pour de bon. J'aurais pu lui infliger un tas de tortures, mais il n'aurait pas supporté et serai mort trop vite. Hors de question!
Je faisais tourner le couteaux dans l'entaille de son dos. Son corp se cambra en avant. Il retomba au sol. Je sorti précipitamment le couteau de la plaie et le lui enfonçai d'un coup dans le bras. Pas celui déjà couvert de sang, évidement.
Est-ce que je regrettais ce que j'étais en train de faire? Non, pas du tout. Est-ce que j'allais me rendre ensuite à la police, ayant mauvaise conscience? Encore moins!
Cette ordure n'aurais même pas d'enterrement digne de ce nom. Est-ce que mon fiancé en avait eu un? Non. Alors pourquoi, lui, sale ordure de M***e qu'il était, aurait droit à ce dont il avait privé mon fiancé? Pour rien.
Non, j'avais une fin bien meilleure à lui proposer. D'ailleurs, nus allions la commencer tout de suite.

Je sorti de mon sac le bocal contenant les vers, dévissa le couvercle et le vida sur lui. Immédiatement, ils commencèrent à lui grignoter la peau. Là, n'en pouvant plus, il hurla. Mais personne à part moi ne l'entendit. Pas dans l'entrepôt désaffecté au Japon dans lequel nous étions. Pas dans la vaste campagne inhabitée dans laquelle je l'avais trainé par les pieds.

En attendant que les vers finissent leur travail, j'allumai un bucher. Pas trop grand pour ne pas alerter les villageois d'à coté.
Ensuite, j'enlevai les vers, qui lui avaient déjà mangé la moitié de la chair.
Je sorti la scie que j'avais emporté en récapitulant mon plan et lui coupai la jambe gauche d'un coup. Je me dépêchai de couper la gauche, sachant qu'avec les sang qu'il avait déjà perdu, il mourrais trop vite avec tout le liquide qu'il perdait à présent. Je fis de même avec ses deux bras.

Puis, voyant qu'il était à deux doigts de lâcher prise, je lui montrai une photos de ses deux filles en lui promettant de m'occuper d'elle aussi bien que je m'étais occuper de lui.
Et là, ça était le meilleur. Quand j'ai lu l'horreur dans ses yeux. L'horreur d'un père affolé à l'idée qu'on touche à ses enfants. Il mourra d'un coup, dans un dernier souffle, les yeux toujours écarquillés d'horreur.

Bien sur, je n'allais pas toucher à ses filles. Mais le terroriser à ce point juste avant la fin était bien meilleur que tous les autre supplices que je lui avais infligé.

Je brulai son corp et m'en allai après avoir jeté les cendres à la mer. Voilà une affaire qui était réglée. Un affaire qui ne me hanterais pas pour le moins du monde.
A présent, j'étais sereine, sans la moindre traces de remords

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MessageSujet: Re: Textes en vracs, phrases inventées   Dim 13 Fév - 20:38

Encore un texte. Celui-là, c'est la rédaction que j'ai rendu pour le brevet blanc de janvier. J'ai eu 13,5/15 et la prof m'as dit que c'était la meilleure qu'elle ait lu (avec une autre copie). Autant vous dire que je suis vachement fière! Smile


Sur le chemin du bonheur


Lucile m'avait toujours dit que le chemin qui menait chez elle n'avait rien d'exceptionnel. Qu'il était seulement composé d'une route de pierres bordée de grands champs sans aucune importance. Elle m'avait rencontré que de grandes bâtisses délabrées encombraient ces champs. Elle me repétait sans cesse combien il lui était désagréable de s'y déplacer. Chaque jour où elle me rendait visite, elle appuyait sur l'effort qu'elle avait dû faire pour venir me voir. Ses récits étaient tels que j'en étais venue à détester cette route qui ennuyait tant mon amie, sans même l'avoir jamais vu.

Voulant un jour faire plaisir à Lucile, je décidai d'aller moi-même chez elle, lui épargnant ainsi ce voyage si difficile.
En montant en voiture, je regrettai bien vite mon idée, effrayée par le pénible voyage qui m'attendait.

Quelle ne fut pas alors ma surprise lorsque j'arrivai sur un chemin des plus magiques!
Les champs dénués d'importance étaient en fait recouverts de milliers de fleurs, toutes de couleurs différentes. Les graviers sur lesquels je roulais craquelaient dans un bruit mélodieux et apaisant. Les grandes bâtisses délabrées ressemblaient à des châteaux ayant connu la guerre dans lequel la flore reprenait son droit. Les papillons volaient autour de la voiture, essayant de se poser sur ma main qui sortait du véhicule par la vitre. Les oiseaux, eux, restaient à l'abri dans les quelques grands arbres -des pins, certainement- qui séparaient la route des champs et chantaient pour apporter à cette campagne un côté paisible et joyeux.
Dans l'air flottait un sentiment de bonheur qui me rendait heureuse. Jamais de ma vie je n'avais été aussi émerveillée.

Soudain, la route se termina pour laisser place à la ville et aux habitations, et avec elle s'envola mon exaltation.
Je fermai les yeux pour garder le souvenir de ces quelques minutes et me dis que jamais je n'avais vu spectacle aussi magnifique.

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MessageSujet: Re: Textes en vracs, phrases inventées   Dim 27 Fév - 15:58

En panne d'inspiration

Une envie irrépressible d'écrire. Une soif grandissante de coucher sur papier des mots, des phrases, quelque soit leur sens.
Un seul problème: je ne sais pas quoi écrire.
Je me sens étrange. Je ne sais si je me sens bien ou mal. Tout ce que je sais, c'est que je veux écrire, inventer, imaginer. La panne de l'écrivain me direz-vous, le syndrome de la page blanche. Je ne pense pas, je ne crois pas. Les mots se bousculent sous ma plume mais à quoi bon s'ils n'ont aucun sens ? Je veux faire passer des messages, raconter des histoires, faire vivre des sensations, faire connaître des sentiments. Mais comment si les mots ne veulent rien dire ?
Alors, je me contente de dire mon désarroi, si tant est que ça en soit un.

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MessageSujet: Re: Textes en vracs, phrases inventées   Mer 2 Mar - 18:38

Un petit (grand) poème :


Et moi je l'aime

Il a les mêmes yeux bleus que moi
Dans lesquels on se perd et on se noie.
Il a les cheveux de l'ébène
Il inspire tout sauf la haine.

Et moi je l'aime
Comme on aime personne,
Et moi je l'aime
Comme on n'aime qu'un homme.

Il fait chavirer mon cœur
À chacun de ses sourires.
Et moi je me meure
De ne pouvoir le faire rire.

Je ne vis plus que pour lui
Pour le voir chaque jour,
A chaque minute de ma vie
Je voudrais lui crier mon amour.

Mais cela est impossible
La peur me tenaille
Devant ses regards impassibles
Je la ressens jusqu'au fin fond de mes entrailles.

Et moi je l'aime
Comme on aime personne,
Et moi je l'aime
Comme on n'aime qu'un homme.

Que serait ma vie sans lui ?
Même s'il ne me connait même pas
Moi je sais tout de lui
Et cela me suffira.

Il est vrai que je rêve de plus
Qu'il pose les yeux sur moi,
Qu'il m'apprenne le russe
Ou bien même le chinois.

Si c'est la seule façon
Pour qu'il connaisse mon nom,
Je ferais n'importe quoi
Pour qu'il m'aide à porter ma croix,

Et moi je l'aime
Comme on aime personne,
Et moi je l'aime
Comme on n'aime qu'un homme.

~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~

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MessageSujet: Re: Textes en vracs, phrases inventées   Mar 29 Mar - 15:08

Tu t'es brulé les ailes. Toi, l'ange incarné, tu es déchu. Ta beauté est souillé. Tu es toujours aussi magnifique pourtant. Alors qu'as tu fais pour devoir quitté le Paradis ? Es-tu mauvais en toi ? As-tu fais des choses que l'on pourrait te reprocher ? Non, je suis sure que non. Je te connais trop bien. Tu es pure, quoique tu fasses, toujours et encore. Mentir, voler, tuer, faire du mal, tout ça, ce n'est pas toi. Je le sais, c'est tout. Tu peux essayer de me dire que ce n'est pas vrai, que je n'en sais rien. Moi, je te connais, je connais ton cœur, je te connais de l'intérieur, et je sais que ton âme est blanche comme la lumière éternel que tu rêverais de rejoindre.

Désormais, les portes de l'éternité te sont à nouveau ouvertes. Tu ne sais plus que faire. Tu as une envie irrésistible d'y courir, de t'y jeter comme dans les bras d'une mère aimante.
Mais il y a moi. Moi, celle qui t'as permis de te retrouver. De retrouver l'estime en toi, de redevenir meilleur. Pourtant, tu as l'air de pencher pour cette joie ambiante que sont les cieux. Après tout, je ne peux pas t'en vouloir : c'est ta maison, ton foyer. L'endroit où tu es né, que tu as chéri tout au long de ta vie. Et moi je suis là, à côté, pauvre mortelle qui t'as juste donné l'envie de continuer à vivre. Ce n'est rien ça, n'est-ce pas ? J'aimerais tellement être comme toi. Déployer mes ailes à tes côtés pour m'envoler avec toi. Malheureusement, c'est impossible. Et puis, tu ne peux pas m'emmener. Tu n'en as pas le droit. Malgré tout, le bonheur qui t'est offert est plus tentent que ma pauvre compagnie. Je te comprend. Je ne t'en veux pas, c'est vrai ! Tu n'as pas les même moeurs que nous, les humains, et je comprend que tu te sente comme un enfant désireux de retrouvé ta maison. C'est comme ça que je te vois : un pauvre orphelin malheureux loin de chez lui. Je te regarde avec tendresse et une tristesse infinie t'en aller. Si tu savais seulement la peine que j'ai. Mais dans ton cœur, seul la Lumière a de la place. Alors, je te laisse partir.
Adieu mon ange déchu mais retrouvé.

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MessageSujet: Re: Textes en vracs, phrases inventées   Dim 10 Avr - 16:10

Un texte un peu plus osé, mais pas méchant ^^

Mes doigts agrippèrent ses cheveux. Sa bouche se colla avec avidité sur la mienne. Notre étreinte n'en finissait pas. Nous nous sérions l'un contre l'autre, comme si aussi près que l'on fut, ce ne soit jamais assez. Nous voulions nous fondre l'un dans l'autre. Il continuait à m'embrasser, et moi, je le serrais toujours plus fort dans mes bras. Sur le lit, sur lequel nous nous étions allongé quand notre fusion avait commencé, nous nous balancions sous le poids de notre effusion. Nous étions passionnés. Voilà, c'est ça le mot : Passion. La passion qui nous liait et nous enveloppait n'en finissait plus de se répandre dans tout notre corps. J'avais des picotements, des papillons dans le ventre. Ses lèvres descendirent dans mon coup et remontèrent jusqu'à ma bouche. Il joua à ce petit jeu quelques secondes, puis m'embrassa le visage.
Ça y était, j'en étais sure. Je savais avec qui je voulais procéder à ma première fois. Je l'aimais trop pour me contenter de ses baisers. Je voulais me fondre en lui, partager un moment unique avec lui.
Frénétiquement, il ôta mes vêtements, et j'enlevai les siens. Puis, dans un élan de pure bonheur, je fus emportée dans les méandres de l'amour.

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MessageSujet: Re: Textes en vracs, phrases inventées   Sam 4 Juin - 12:08

Un texte reflétant mes vrais sentiments, soyez indulgents...

Dehors, en ce troisième jour de juin, il pleut à torrent et le tonnerre cogne. Je regarde la ville trempée derrière ma fenêtre. Mon humeur se prête au temps. Je suis morose, démoralisée, triste. Les cordes qui tombent à l'extérieur ramènent avec elles de mauvais souvenirs. Ceux d'un amour à sens unique, désespéré, perdu. Ceux d'un visage, voulu oublié et pourtant si présent. Ceux d'une odeur enivrante, d'un regard bleu plein de tendresse, d'une bouche gentiment moqueuse. Ceux d'un espoir vain, d'efforts constants et inutiles. Il ne me regardait pas quand je ne voyais que lui. Des bons moments passés ensemble mais que je voudrais effacés de ma mémoire pour être si douloureux. Me rappeler me transporte de joie et me brise le cœur. Mon, cœur, brisé plus de fois que je ne l'eus cru possible. Celui-là, c'était le bon. C'était Le garçon. Avais-je déjà ressenti ça aussi fort ? J'en doute. Exploser, bruler, mourir, à petit feu, lentement, éternellement. Quel est le bon terme ? Tous surement. Mais je n'en peux plus de pleurer pour lui, trop mal, trop dur. Et l'entendre, elle, parler de lui si joyeusement ! La voir filer le parfait amour avec celui qui fait battre mon cœur. Et un amour romantique parce que quasi impossible mais réel.
En couchant ces mots sur papier, je prends la mesure de mes sentiments, et les reçois plus violemment que n'importe coup au monde.
Les plus grandes douleurs ne sont pas les physiques mais celles du cœur.

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MessageSujet: Re: Textes en vracs, phrases inventées   Jeu 9 Juin - 13:01

Hey hey ! Vous connaissez le site Calaméo ? Et bien à partir de ce site, j'ai créé ça :

Vous y trouverez pratiquement (non tout) tout les texte et nouvelles terminées que j'ai écrites !

http://fr.calameo.com/read/0005889383ba0568ebf78

Aloes, ça rend pas trop bien ??? =)

Si vous voulez faire pareil, allez sur le site et insrivez-vous, après, vous avez plus qu'à aller dans "vos publications" et de cliquer sur "créer une publication". ^^ Voilou ! ♥

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MessageSujet: Re: Textes en vracs, phrases inventées   Lun 25 Juil - 20:12

Ce texte deviendra peut-être le prologue d'une histoire, on verra. ^^

De là où elle était, elle entandait les clameurs, les applaudissements, la foule en délire, impatiente. Ils étaient là pour elle. Personne d'autre qu'elle ne pourrait les satisfaire de soir-là. Parce qu'elle était la seule qu'ils voulaient entendre.
Impatiente elle aussi d'entrer dans cette petite cage qui la ferait monter vers le bonheur. Un dernier coup de poudre, un trait d'eye liner, une vaporisation de spray raffraichissant, un micro prit à la hatte. Elle s'engouffre sous la trappe et chuchote dans l'appareil un résonnant "trois, deux, un", laissant la salle en suspent. Puis, dans une explosion de feux mutilcolors, la musique se met en route et la trappe se soulève, laissant la star du soir acceder à la scene. Elle commence à chanter tout en dansant une chorégraphie apprise et répétée encore et encore avec ses danseurs et amis derrière elle. Et là, elle est heureuse. Elle se sent flotter, portée par la musique. Un enchantement que seuls ceux qui partagent cette passion peuvent comprendre. Les mélodies lui parlent, tanto lui chuchotant à l'oreille, tanto lui criant dans les timpants. Elle s'ennivre de cette drogue qui ne peut que lui faire du bien. Ses fans chantent avec elle. Elle ne sait plus si c'est elle ou eux qu'on entend le plus. Ils sont si nombreux à s'être déplacé, parfois de loin. Elle aimerait passer du temps avec chacun d'entre eux pour leur montrer à quel point leur soutient est primordial pour elle. Mais elle sait que c'est impossible, et cela la rend triste. Pourtant, dès que la chanson change, elle recommence à chanter, plus fort, plus passionément. Ses chansons, elle les a toutes écrite avec son coeur. Chacunes reflettent ses émotions et dévoilent une part d'elle même. Elle a apprit que ce bonheur ne serait peut-être durable, alors elle en profite un maximum là, pour vivre le maximum d'émotions avant la fin. Elle se déchaine encore plus. Elle a mal à la gorge, mais ne s'arrête pas pour autant. Elle aime ce qu'elle fait, plus que tout, plus que sa propre famille, plus que sa santé, plus que ses amis, plus que sa propre vie, plus qu'elle même.
Elle, c'est Opaline, une adolescente de 15 ans qui a réussit là où tant d'autres échouent : elle a réaliser son rêve.

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MessageSujet: Re: Textes en vracs, phrases inventées   Dim 31 Juil - 11:00

L'histoire vraie d'une petite fille.

C'était une petite fille de 6 - 7 ans quand tout a commencé.
Ce garçon, en qui elle avait à peine eu le temps d'avoir confiance, ce garçon qui était, en quelques sortes, son modèle masculin, ce garçon avec qui elle jouait. Ce garçon qui venait passer des semaines chez elle lorsque ses parents partaient en voyage sans lui, ce garçon de 4 ans au moins de plus qu'elle lui avait prit quelque chose. Une part de son enfance, de son insouciance. Il lui avait fait des choses dont elle avait honte de parler, des choses horribles, sales, choquantes, humiliantes. Tout ça sans jamais aller au bout, sans jamais lui prendre ce qui aurait fait d'elle une femme, la laissant petite fille désoeuvrée, même pas encore jeune fille.
Tout ça sous le toit de ses propres parents. Ils savaient, plus ou moins, ce qui se passait. Mais elle les soupsonnait de la croire consentante. Elle ne pouvait pas se rebeler. Et eux, ils la grondaient, lui aussi. Elle ne devait plus rester trop longtemps seule avec lui. Mais il arrivait toujours à la prendre à part.

Il disait des choses à ses parents. Elle, innocente, bien éduquée à ne jamais dire une méchanceté, il l'accusait de dire des insultes, des gros mots. Elle avait beau se défendre, ses parents le croyaient lui, et pas elle. Le jour où il leur avait dit ça, elle s'était retrouvé seule, à une table, assise face à une seule feuille blanche et un stylo. Elle avait eu comme consigne d'inscrire sur le papier tous les gros mots qu'elle connaissait. La pauvre n'avait même pas eu de quoi compléter une ligne entière : les seuls rares qu'elle connaissait était ceux qu'elle entendait quelques fois ses parents prononcer. Alors, elle s'était faite gronder de n'avoir pas fait ce qu'on lui avait dit.

Un jour, alors que le cousin allait bientôt quitter l'école dans laquelle ils étaient tous les deux pour passer au collège, elle lui avait répondu. Elle croit bien l'avoir insulté. Sans doute la première fois de sa vie. Et pour cause, il ne cessait de l'embêter. Alors qu'elle jouait tranquillement avec ses copines et s'amusait avec le garçon qu'elle aimait secretement, il venait lui piquer son écharpe et ses gants. Il lui interdisait de rester avec le-dit garçon. Même ses copains ne comprenaient pas pourquoi il passait son temps à lui courir après.
Depuis ce jour, il la menaçait de répéter à ses parents ce qu'elle lui avait dit, si elle ne faisait pas ce que lui voulait. Certes, pour un adolescent, cette menace serait tombé à plat, mais elle, du haut de ces 9 ans, tout au plus, restait cette petite fille craintive de l'autorité parentale. Et plus encore, elle ne voulait pas les décevoir.

Alors, à chaque fois qu'il venait à la maison, elle savait qu'elle y passerait à un moment où un autre. Elle se sentait comme une vache qu'on emmene à l'abatoir. Effrayée mais résignée.

Un jour qu'elle avait grandi, il vint chez elle passer une semaine. Un de ces soirs-là, il voulut qu'elle l'embrasse. Mais elle refusait. Alors, contre la porte, il lui mit deux mains de chaque cotés du visage, l'empêchant de se défaire de son étreinte oppressante. Et il recommençait à lui demander la même chose. Devant ses frères et soeurs, un sourire aux lèvres, il cherchait les siennes et elle, dégoutée tournait la tête tant qu'elle pouvait. Il le faisait devant ses frères et soeurs, à elle. Certes ils étaient occupé et les petites filles trop jeunes pour comprendre la situation, mais il ne se cachait pas, sinon des parents.
Une dernière fois qu'elle lui refusait sa demande, il la menaça. Il allait tout dire à ses parents. C'est là qu'elle eu une réaction qui la surpprit elle-même. Elle lui balança à la figure qu'elle allait tout dire personnellement. Il lui répondit qu'ils ne la croiraient pas. Qu'ils le croiraient toujours plus lui qu'elle. Et elle le mit au défi. Alors, il la laissa passer et elle alla se jeter dans les bras de sa mère, lui racontant qu'un jour, elle avait insulté son cousin et qu'il la menaçait de le lui dire si elle ne l'embrassait pas. Elle lui précisa enfin les derniers échanges qu'ils avaient eu et sa mère la rassura. Elle avait raison, elle la croirait toujours plus que quiconque : elle était sa fille.

Ce fut la dernière fois que le cousin fut invité à la maison. Du moins avant très très longtemps. Son comportement était loin d'être éxemplaire, pas seulement avec la petite fille. Alors, il était parti en internat, en centre de redressement.

Aujourd'hui, cette petite fille a considérablement grandi. Elle est une adolescente, une jeune fille de 14 ans. Elle ne peut lui pardoner ce qu'il lui a fait, mais elle n'éprouve plus aucune rancoeur contre lui. Il a bien changé maintenant, c'est un garçon respectable. Elle espère seulement qu'il se repent de sa conduite.
Lorsqu'elle repense à tout ça, elle se demande si c'est à cause de cet évennement qu'elle est parfois si timide avec les gens qu'elle ne connait pas. Du genre à avoir peur d'aller demander une serviette au contoire de Macdo. Elle se demande si c'est pour ça qu'elle est si compatissante envers ceux qui souffre. Elle crois que ça s'appelle "empathie". Ressentir la douleur des autres. Elle se demande si c'est pour ça qu'elle compte se lancer dans l'humanitaire.

Elle s'était toujours considéré comme banale. Elle avait toujours pensé avoir eu une enfance normale. Et pourtant, petit à petit, elle se rendait compte. Bien que son cousin soit aussi mineur lorsque tout ça était arrivé, elle aurait pû saisir la justice, si elle avait était assez agé pour y penser. Même si elle n'avait pas était violée à proprement parler, elle avait bel et bien été victime d'attouchement. Par contre, si aujourd'hui elle avait le choix d'aller voir la police, de tout raconter, de le punir, elle ne le ferait pas. Elle ne ressent plus de haine envers lui. Elle ne ressent pas d'amour non plus. A vrai dire, elle ne le considère même plus comme quelqu'un de sa famille mais elle ne lui veut pas de mal pour autant. Cette histoire est enterrée, même si elle la ressort de temps en temps, le soir, après s'être couchée, pour y repenser.

Quand elle y repense, elle ne se souvient pas bien des évennement. Ell sait ce qu'il s'est passé, mais seule certaines images lui reviennent. Elle ne se rappelle même pas du gros mot qu'elle avait utilisé le jour où elle l'avait insulté.

Ces moments-là de sa vie ne l'ont pourtant pas empêché de grandir, de s'épanouïr pleinement, de devenir une jeune fille pleine de rêves. Et elle compte bien les réaliser. Elle est désormais faite d'une détermination à tout casser. D'ailleurs, elle ne se souvient pas de quelque chose qu'elle ait vraiment voulu et qu'elle n'ait pas eu.
Ces moments-là, donc, ne consistent qu'une periode de sa vie, qu'elle aurait voulu effacer de sa mémoire toutefois. Elle pense avoir été trop jeune pour se rendre compte que s'était important, que ça pouvait détruire sa vie. Elle n'a même pas eu besoin d'aller voir un psy. Même si maintenant, elle aimerait un voir un, une plutôt, pour parler de tout ça et de ses questions.

Aujourd'hui, cette petite fille devenue grande est heureuse. Elle ne demande rien de plus à la vie, si ce n'est d'alimenter ses rêves et son imagination déjà si fleurie, comme son jardin secret qu'elle garde bien au chaud dans un coin de son coeur.

~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~

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MessageSujet: Re: Textes en vracs, phrases inventées   Dim 28 Aoû - 18:52

Je poste l'Apocalypse que j'ai déjà posté plus haut et dont j'ai écrit la fin :

L'apocalypse


La terre tremble encore plus puissamment. Ça y est, c'est la fin, je le sens. On va tous mourir. Plus longtemps à attendre, à vivre. Une heure, tout au plus. On va tous mourir.
Un éclair zèbre le ciel, le tonnerre gronde de plus en plus fort, les quelques arbres qui restent se renversent, les maisons encore debout finissent de s'écraser, tout le monde se couche à terre et se protège le visage des bras pour sentir un peu moins la grêle qui nous attaque. La pluie se dispute avec la neige à savoir qui prendra le dessus. La neige gagne et le sol devient plus froid. L'air devient glacial, nos cheveux, les branches d'arbre, et goutes de pluie pas encore transformés se cristallisent.
On va tous mourir.

Ah ! Vous faites moins les malins maintenant «Mais non, ce n'est pas la fin du monde, on a déjà vécu des tremblement de terre.», «Mais bien sur qu'on va survivre, ce n'est pas la première fois qu'il y a des orages violents, des comètes qui s'écrasent sur la Terre, des inondations, des cyclones, la famine, plus de chauffage...» Ben voyons ! Et tout en même temps, s'est arrivé souvent ? Vous vous en foutez de nous faire tous crever ? Bravo ! Ah, soyez fiers ! Combien de fois vous avons-nous averti ? Faites les malins ! Combien de fois avons-nous manifesté, fait grève ? Combien de fois avons-nous du vous répéter que ça aller arriver ? Vous voilà bien avancés ! Nous allons tous mourir ! Et vous aussi ! Vous espériez quoi ? Aller vous réfugier sur Mars au moment venu ? Bande d'idiots ! La planète a assez prévenu. Elle en a assez, elle se révolte ! Et elle fait bien ! L'avez-vous écouter quand elle vous a dit ne plus en pouvoir, ne plus supporter vos déchets, votre chimie, vos expériences ? Il n'existe pas assez de mots pour décrire votre imbécillité, votre entêtement ! Vous n'êtes que des andouilles bornés ! Non, mais, vous vous rendez-compte ? Vous avez mis toute l'existence terrestre en jeu ! Vous nous avez tous condamné !
Ah ! Vous disiez arranger tout ça ! Hier encore, sur toutes les chaines de télévisions, enfin, celles que nous avions encore, on vous voyez, dans tous les pays, décréter que vous alliez faire ce qu'il fallait, que nous n'avions rien à craindre, qu'il n'y avait plus de soucis, parce que vous alliez prendre des mesures... Bande d'abrutis ! C'est trop tard ! Fallait s'y prendre au début, avant...
Voilà, votre bêtise nous a condamné, on va tous mourir.

Voilà ce que je me dis dans ma tête en ce moment. Je peste intérieurement contre ces politiciens à deux balles qui disaient changer nos habitudes pour sauvegarder notre espèce et la planète. Bah voyons !

Si j'avais été croyante, j'aurais dis que Lucifer, Satan ou autre avait gagné dans le grand combat entre le paradis ou l'enfer. Ou alors que la guerre entre eux avait enfin éclatée et que ça avait entrainé des conséquences bien fâcheuses. Que malgré tout, j'allais me retrouver au Paradis avec tous ceux que j'aimais, particulièrement avec Darcy (hommage à «Orgueil et préjugés» de Jane Austen). Mais voilà, je n'étais pas croyante. Alors, pour moi, après la mort, il n'y avait rien. On s'effaçait, on n'existait plus. Et puis, cette histoire de vivre encore dans les souvenirs des autres, très peu pour moi. Et puis d'abord, comme on allait tous mourir, on risquait pas de rester dans le cœur de quelqu'un....

La foudre frappe juste a coté de moi. Je tombe. Je serais bien resté là, à attendre la fin. Mais je n'ai pas accompli mon but. Même si c'est la fin, et particulièrement parce que ça l'est, il faut que je l'atteigne -mon but, s'entend-. Je me relève péniblement, encore un éclair. Je titube jusqu'à ma voiture, un arbre s'écroule. Je monte à l'intérieur et mets le contact en route. Je conduis jusqu'au pont Wesley, malheureusement, il s'est effondré, je ne peut pas passer. Un énorme fossé s'est creusé. Je descends de voiture. Je vais au bord de la faille. On ne voit pas le fond. Ça y est, les entrailles de la terre ont fini par être atteintes, on ne peut plus rien, dans une demi-heure environ, plus personne n'existera. Je distingue une poutre qui a réussi à survivre à l'effondrement et qui rejoint l'autre rive. C'est risqué, mais je n'ai pas le choix. Il faut que j'y aille.
Vaillamment, je me lance. J'avance petit à petit, lentement. Le proverbe «Lentement mais surement» ne s'applique pas du tout ici. Je peux aller aussi lentement que je veux, c'est toujours aussi dangereux. Un seul tremblement de terre, un seul éclair dans les environnement, et je tombe.
Bah, en parlant de ça, je suis à peine à la moitié de la poutre qu'une immense rafale de vent me déséquilibre, et je vacille. Bien entendu, je ne suis pas l'héroïne d'un quelconque film, alors, moi, je ne reste pas bien en équilibre sur la barre. Non, moi, je tombe. Heureusement que j'ai toujours été une adepte de sports extrêmes. Heureusement que j'ai déjà eu à avoir ce genre de réflexe. Du coup, je me rattrape in extrémis à la poutre et pends lamentablement dans le vide. C'est à ce moment que je remercie le ciel d'avoir oublié d'ajouter le vertige dans la liste de mes phobies. D'ailleurs, il n'a pas du passer beaucoup de temps sur mon cas, parce que je n'ai pratiquement peur de rien...

Je n'ai peur que d'une chose vraiment importante : ne pas être avec Darcy au moment de mourir. Voilà ce qu'est mon but à atteindre de toute urgence. Je ne peux imaginer une mort sans lui. C'est inconcevable. Je ne peux pas finir ma vie sans être à ses cotés. Il est hautain et regarde les gents avec mépris, mais il y a quelque chose d'impérial et qui inspire le respect dans son attitude. En revanche, quand il est avec moi, il est d'une douceur et d'une tendresse infinie. Il est ma moitié, comme je suis la sienne. Nous nous complétons parfaitement, comme deux pièces de puzzle qui s'emboitent ensemble.

Grâce aux muscles que j'ai acquis au cour de mes longues séances à la salle de sport, je réussis à me hisser sur la poutre. Une fois relevée, je me dépêche de traverser le reste du chemin, en gardant bien les bras à l'horizontale.
J'arrive enfin de l'autre coté. Je me mets à courir et évite de justesse tous les débris de maisons, de voitures et d'autre choses, ainsi que les cratères formé par les nombreuses comètes, astéroïdes et autre qui se sont écrasés.
Avancer est presque impossible. La neige qui a commencé à tomber s'est transformée en tempête et recouvre à présent tout le sol sur une bonne vingtaine de centimètre. Bientôt, je ne pourrais plus bouger du tout. Mais je sais que je suis presque arrivée.

J'escalade des murs d'anciennes demeures, enjambe de grands lampadaires en fer tombés. J'écarte de mes mains les feuillages écrasés et amassés en un seul corps. Il faut que je passe. J'essaie de courir, mais cela m'est désormais impossible. Néanmoins, j'avance le plus vite possible.

Pour surmonter cet effort, je pense à lui. Au moments passés ensemble. C'est si bon de se souvenir. Je peux presque sentir la sensation de sa peau sous mes doigts, de ses baiser sur mes lèvres, de mes cheveux sur son torse. Je peux presque respirer son odeur, son parfum si particulier, mélange de rose et de café. Je peux presque voir son sourire à la fois tendre et mesquin, ses yeux verts rieurs, sa main dans la mienne.

Enfin, j'arrive devant chez lui. Enfin, ce qu'il en reste. Il est là, allongé sous le toit effondré. Mon Dieu ! Il est inconscient. Non, il dort, c'est obligé. Ou alors, il s'est évanoui. Il n'est pas mort. Ça ne se peut pas. Parce qu'il n'a pas pu partir avant moi. Il n'a pas le droit de faire ça ! Je m'approche de lui. Il est livide, ses lèvres sont bleues et de la neige teinte ses cheveux de blanc. Sa poitrine ne se soulève plus. Je pourrais tenter de la réanimer, mais ça serait égoïste. On dit que mourir d'hypothermie n'est pas douloureux. Qu'on ne ressent rien. Alors, je ne veux pas le réveiller pour qu'il ait à mourir une deuxième fois, et qu'il ait la douleur de me voir partir avec lui. Je vais juste me coucher à côté de lui, le prendre dans mes bras, le bercer comme je le faisais toujours lorsqu'il n'allait pas bien. Là, j'aurais tellement besoin que ce soit lui qui me réconforte. J'ai peur. Peur de se qui va se passer, peur d'avoir une mort violente. Et puis, j'ai du chagrin. Tellement de chagrin. Il était la dernière personne que j'aimais. Je les ai tous vu mourir un à un. Il était le seul. Et maintenant il n'ai plus. Je reste là, seule. Je ne supporte plus cette peine si grande qu'elle m'aurait déchiré s'il restait encore quelque chose de moi. Mais je suis détruite, en morceau. Mon coeur, lui, à fondu au moment où j'ai compris.

Alors, je me relève, enlève ma doudoune, mon pull, mon sous-pull, mon premier pantalon et ne garde que mon deuxième sous-pull et mon deuxième pantalon. J'enlève également mes chaussettes. Il parrait que le froid pénètre plus vite par les pied. Je défais le noeud qui retiens mon bonnet et retire mes gants. Je me rallonge ensuite à côté de Darcy et le reprends dans mes bras. Je lui murmure des mots doux et réconfortants comme s'il était encore là, avec moi. Lentement, petit à petit, je ne sens plus mes orteils, puis mes pieds, mes doigts, mes jambes et mes bras, puis mon ventre, puis ma tête, puis plus rien. Je ne peux même plus rouvrir les yeux. Je me laisse sombrer doucement. Je sais que je ne mourrais pas en paix. Pour cela, j'aurais dû accomplir mon but, or ce n'est pas le cas. Mais je n'ai malheureusement pas le choix. J'ai peur, infiniment peur. Je crois que vivre la fin du monde a toujours été ma plus grande peur. Voir le monde s'effondrer, se détruire, voir qu'il ne reste rien, toutes ses populations décimées, exterminées. Que ne se sont-elles pas éteintes plus tôt, avant que je ne puisse le vivre ? Pourquoi avoir survécu aux guerres mondiales et à toutes ces catastrophes naturelles si c'est pour finir ainsi ? J'ai tellement peur. La peur a envahi tout mon être, tellement que je ne suis plus moi-même. Je pourrais trembler, si je sentais encore quelque chose de mon corps. Je n'arrive même pas à pleurer. Je voudrais crier, hurler, frapper, exprimer toute ma colère et ma peur, mais je n'en ai ni la puissance, le corps, ni même le temps. Parce que juste au moment où ça me traverse l'esprit, je ne peux plus penser du tout. C'est alors que mon cerveau s'éteint et inconsciemment, je sais que c'est la fin.

~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~

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MessageSujet: Re: Textes en vracs, phrases inventées   Sam 3 Sep - 11:17

Duchesse Delandré
Palais Blanc
Domaine de Delandré

Monsieur le comte Beauvier
Appartement privé Est
Domaine de Beauvier

Le 18 octobre 1721 à Delandré

Mon cher Alexandre,

j'ai été ravie par la lettre et les fleurs que vous m'avez si gentimment envoyé. J'ai lu votre missive avec beaucoup de plaisir et délectation.

Malheureusement, j'ai de bien tristes nouvelles à vous annoncer. Et il est à moi qu'incombe la lourde tache de vous avertir de ce facheux évennement. Mon père, duc de Delandré, a décidé de me marrier au marquis Ernest d'Orange, cousin éloigné du roi de Hongrie. Cet homme immonde ! Il doit avoir au moins trente ans de plus que moi ! Pour qui je n'ai aucun sentiments. J'ai bien tenté d'argumenter comme vous me l'avez appris jadis, mais père a répliqué de laisse les négociatons et les décisions aux hommes et de ne pas m'en faire : les sentiments n'étaient pas nécessaires dans un si bon mariage.

Comme j'aimerai que vous veniez m'enlever sur votre destrier blanc, comme dans les contes d'enfants. Hélas, j'ai promis à père de faire comme il désirait, de ne pas m'opposer à ce mariage et d'être un bonne épouse. Je commence déjà à faire mon trousseau et à apprendre la vie du marquis et de ses ancêtres. Oh, comme je suis malheureuse ! Mais je me dois de tenir mon rôle et de me conduire comme toute jeunne fille de mon rang.

Aussi suis-je désolée de vous annoncer que voici ma dernière lettre. Je rompts désormais touite correspondance entre vous et moi. Il est mieux ainsi, faites-moi confiance. Il vous est d'ailleurs inutile de répondre à cette missive.

La date du mariage sera officiellement fixée et annoncée d'ici la fin du mois. Mon père tient à vous inviter et vous savez que refuser serait un affront impardonnable. Tâchez juste de vous tenir éloigné aussi de moi que possible. Nous pourrons ainsi cacher notre relation, que mon père, comme le marquis, ignorent, vous vous en doutez.

Je suis profondément bléssée de vous annoncer si mauvaises nouvelles. Puissiez-vous trouver le bonheur avec une femme unique et vous étant detinée. Sachez que vous avez été et serez toujours mon plus fidèle ami et confident.

Je vous aime, même si je ne devrait le dire. Ce sera un cadeau d'au revoir.

Adieu,

Rosaline.

~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~

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MessageSujet: Re: Textes en vracs, phrases inventées   Mar 26 Nov - 9:59

Apparemment je ne l'avais jamais posté, alors voila :

Prend le plaisir,
C’est si bon de souffrir.


Il se délecte dans sa mélomanie. Passion qui le ronge, poison qui le démange. Un cercle infernal dans lequel il se complet. Il hait tout autours. Douce haine, exquise peine. Mozart est son dieu, Beethoven un prophète. Il joue, sans arrêt. Frénétique. Dans ses nuits se jouent des concertos. Une musique à l'agonie. Une mélodie envoûtante. La folie le prend. Le désir l'enlise. Il en perd la raison. Un sentiment dérangeant mais si fascinant. La prison de son esprit entonne des grands airs. Les notes, dans sa tête, se mélangent et forme le fruit de son mal. Son génie résulte de cette mutilation. Il exulte de sa constante frustration.

Taciturne, il ne sort que très peu. Seulement par nécessité. La lumière du jour l'aveugle, le brûle. Il mange à peine, seulement lorsqu'il sent son corps défaillir, au bord du gouffre. Ses nuits sont courtes. Il a le teint pâle du malade. Un corps maigre, grand, les os saillants. Son fin visage, son regard cerné, ses cheveux noirs de jais, tombants sur ses yeux. Il vous regarde avec deux orbes bruns, profonds. Vous vous sentez transpercé, transparent. Il vous charme malgré la gène.

Il est asocial. Sitôt son dessein accompli, il rentre chez lui. Il ne parle à personne, ne regarde personne. Lorsqu'on joue ses compositions, il ferme les yeux, écoute et marmonne ce qui ne va pas. Il ne se présente jamais, préfère rester dans son coin. Et sans cesse, il pense à ses partitions, aux notes qui s'y agglutinent. Coupé de la société, coupé du monde. Ne fait partie de sa vie que sa muse, sa déesse, la musique. La seule qu'il aime, c'est elle. Il est séduit par l'enchevêtrement des notes qui habillent les pages de manière si sensuelle. Son art est sa raison de vivre.

Voit-il les gens qui l'entourent ? Non. Il ne voit rien. Il s'aveugle pour se rendre moins sourd. Il libère son esprit en torturant sa mémoire, à l’affût de mélodies qui remplieraient son être.

Les vrais délices
Passent par le supplice.


Les plaies de sa folie gangrènent. Il se complaît dans sa maladie, délicieuse blessure qui l'inspire. Il succombe au charme de sa douleur. Poison exquis. Le serpent de sa passion s'insinue dans ses rêves, l'opéra de sa folie renaît de ses cauchemars. Le mal qui le ronge l'illumine ; frappe. Un coup. Un autre. Il se relève. Pas assez. Encore. Il tombe. Son corps se fait lourd. Il sombre. L'éclaircie de son idée viole l'entrée de sa pensée. Un coup. Un autre. Il tombe. La douleur atteint son paroxysme. Son talent aussi. Il en désire plus. Son âme se retourne en lui, les partitions dansent devant ses yeux. Fermés, il les voit encore. Sa tête heurte son bureau ; son esprit heurte le génie. La raison l'abandonne. Souffrir est sa drogue, son plaisir délicieusement perturbant. Le spectre de la mort le hante. Il joue avec lui, le nargue. La limite est proche ; le chef-d'œuvre approche. Passion. Passion. Prison. Poison. Achèvement de sa vie. Un dernier tour, un dernier délire. Le fantôme de son génie vient le chercher. Fini. Fini. Le désir l'achève. Son talent, sur un bout de papier. Passion. Passion. Poison.

Le désir devient ma prison,
À en perdre la raison.


Voilaaa, qu'en pensez-vous ?

~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~

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MessageSujet: Re: Textes en vracs, phrases inventées   Sam 21 Déc - 18:40

Ceci est une chanson :

Regarde-moi
Dans les yeux, rien qu'une fois
Regarde et vois
Tout ce que je ne suis pas.

J'envie les autres
Celles qui sont plus fortes
Celles qu'on ne juge pas
Tout ce que je ne suis pas.

J'aurai tout donné
Pour qu'on entende ma voix
Pour pouvoir changer
Ne plus être moi

Ne plus avoir peur
Du regard des gens
Être simplement
Autrement.


Regarde-moi
Plus attentivement
Est-ce que tu vois
Combien j'ai peur maintenant ?

D'être moi
Repoussée pour ça
Pour tout ce que je suis
Et ce que je ne suis pas.

J'aurai tout donné
Pour qu'on entende ma voix
Pour pouvoir changer
Ne plus être moi

Ne plus avoir peur
Du regard des gens
Être simplement
Autrement.


Regarde-moi
Dis-moi ce que tu vois
Je crois que j'ai compris
Je dois vivre la vie

En étant moi
Sans vouloir être mieux
Puisque changer n'aide pas
A être heureux.

J'aurai tout donné
Pour qu'on entende ma voix
Pour pouvoir changer
Ne plus être moi

Ne plus avoir peur
Du regard des gens
Être simplement
Autrement.

J'aurai tout donné
Pour qu'on entende ma voix
Mais je ne vais pas changer
Je vais rester moi

Je n'aurai plus peur
Du regard des gens
Je serai simplement
Autrement.

~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~

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MessageSujet: Re: Textes en vracs, phrases inventées   Lun 7 Juil - 20:23

J'ai un cœur pour aimer
Un cœur à briser
Si grand mais si fragile
Le casser est si facile
Tu le remplis de ta présence
Puis le vide, le vide par ton absence
Si je rêve de toi, de nous,
C'est que l'espoir, au fond, c'est tout
C'est tout ce que j'ai pour avancer
Ne pas sombrer, découragée.
J'ai un cœur pour aimer
Un cœur à briser
Un cœur qui t'aimait
Et que tu as cassé.

Mièvrerie bonjour ! Je sais, il n'y pas le même nombre de syllabes à chaque vers.

~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~

J'ai pas résisté
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MessageSujet: Re: Textes en vracs, phrases inventées   Jeu 11 Déc - 9:12

Hello ! Voila mon texte pour le concours Hackoeur, en espérant que vous donnerez quelques corrections de dernière minute avant que je l'envoie Wink

« Bon sang, qu'est-ce qui m'a pris ? », « Pourquoi est-ce que j'ai fait ça ? », « Aidez-moi ! », « Je ne m'en sors pas... », « Pitié... ». Écoute... écoute le malheur des gens. Écoute-les crier à l'aide. Écoute-les se débattre. Tu sens combien ils sont désespérés ? Nous avons le pouvoir de changer ça. Nous avons le pouvoir de leur rendre le bonheur, le sourire, l'espoir. N'est-ce pas ce que tu veux ? Que la paix règne sur Terre et dans les cœurs ? Nous pouvons leur faire oublier leurs douleurs.

Tu sais, ce n'est pas compliqué. Un petit programme, et c'est terminé. Personne ne le remarquera. Tout le monde sera heureux. Un tout petit programme de rien du tout. Tu peux le faire. Tous ces gens ont besoin de toi, tu ne peux les abandonner. Crois en toi, crois en nous. Nous serons là pour te soutenir, pour t'aider. Il le faut. Si nous ne le faisons, les hommes seront malheureux jusqu'à la fin. C'est ce que tu veux ? Tu as le pouvoir de changer ça. Un tout petit programme.

Tu vois, tu es convaincu. Au fond de toi, tu le sais, tu vas le faire, ce programme. Tu sens que le monde en a besoin. Tu n'es pas assez égoïste pour refuser. Tu te mets devant la machine, et tu commences à taper. Les caractères s'enchaînent, les mots apparaissent, les balises se ferment, les sentiments disparaissent. Tu sais que c'est définitif, tu as peur, mais tu sais que c'est pour le bien de tous. Tu ne pensais pas que ça soit possible, pourtant ça l'est.

Tu sais, aujourd'hui, tout le monde est connecté. Tout le monde surfe sur Internet, tout le monde regarde la télévision. Pas une seule personne n'échappe au lien avec les moyens de communication. Que ce soit la télévision, l'ordinateur ou la radio, tout le monde sera touché. N'aie pas peur. Ce n'est pas une maladie, c'est remède. Un médicament bienfaiteur. Si tu doutes, écoute à nouveau. Écoute à nouveau la souffrance du monde. Écoute-le à nouveau appeler à l'aide. Ton aide. 

Tu vois, tes doigts sont convaincus de faire le bon choix. Ils s'affolent sur le clavier et ne veulent plus s'arrêter. Ils veulent aller au bout. Ils savent que c'est pour le bien de tous. Alors suis leur avis, ils ont raison. Nous avons raison. Nous avons trop souffert. Il est temps de laisser se reposer nos cœurs. Il est temps de goûter à la vie sous un autre jour. Sous un jour heureux, un jour où aucune Ève n'est venue nous interdire d'accéder au bonheur.

Tu sais que c'est le bon choix. Ton programme va s'infiltrer dans chaque ordinateur, chaque tablette, chaque télévision, chaque onde radio. Ton programme est magique. Il va entrer dans le cœur des gens, et il va effacer la souffrance. Il va effacer toutes leurs peurs, tous leurs pleurs, toute leur douleur, toutes les absences, tous les deuils, tout. Il ne laisser place qu'à la plénitude de l'âme, de l'être. Qu'à l'essence même de chacun.

Tu vois, il n'y a pas de soucis à se faire, c'est le bon choix. Le 14 février, ce jour maudit, ton programme entrera en action. Il sauvera le monde. Le 14 février, ce jour de douleur absolue, ce jour de souffrance intense, ce jour où toutes les personnes seules se demandent ce qui ne va pas chez elles, ce jour où chacun doute, ton programme les sauvera d'eux-mêmes. C'est le meilleur choix. C'est le seul choix.

Tu sais, le 14 février, on ne sait pas à quoi il sert. À faire souffrir les célibataires ? À leur montrer le bonheur des autres, heureux d'être en couple ? Pourquoi a-t-on créé une fête spécialement pour les amoureux ? Y a-t-il une fête pour les célibataires ? Non. D'ailleurs, même les amoureux ne sont pas heureux, ce jour-là. Ils doutent. « Est-ce qu'il m'aime encore ? », « Est-ce qu'elle a un amant ? ».

Tu vois, personne n'est heureux, le 14 février. C'est pour ça que c'est la date idéale. Le taux de désespoir dans le monde sera si élevé que ton programme les touchera en plein cœur. Ils seront apaisés. N'aie pas peur. Ils n'auront pas mal, tu y veilleras. Ils n'auront plus mal. Grâce à toi. Grâce à toi, ils seront sauvés. Sauvés de leurs peines, de leurs tourments, de leur mal-être. Il n'y a pas de raison de souffrir ainsi si nous pouvons être guéris.

Tu sais, personne n'aime souffrir. Même ceux qui disent le contraire, c'est pour cacher leur peur que ça ne soit pas vrai. Leur peur de se rendre compte qu'ils n'arrivent pas à s'en sortir. L'amour est le pire des fléaux. Il empêche de voir clair, il empêche de respirer à plein poumons, il enserre les poitrines, il donne mal au ventre, à la tête. Il donne le tournis, il donne des illusions, il fait tomber de haut.

Tu vois, c'est pour ça que la Saint-Valentin est nocive. Oui, nocive. Et puis d'abord, qui était ce Saint-Valentin ? Pour quelle raison s'est-il donné le droit de célébrer la souffrance ? Une fête est censée être heureuse, n'est-ce pas ? Mais ce n'est pas le cas. Les seuls heureux sont les commerçants. On leur achète des fleurs, on leur achète des chocolats, des voyages, des places de concert... Et pendant ce temps-là, on souffre à l'intérieur de ne pas savoir pourquoi on le fait.

Tu sais, je ne dis pas ça par plaisir. Ce n'est pas ce que je préfère faire. Je préférerai voir le monde danser, danser avec lui, aimer, voir seulement ce qui est beau. Mais ce n'est pas possible. Parce que ce monde est pourri jusqu'à la moelle, et que c'est la faute à l'amour. On nous fait croire que c'est le plus beau sentiment du monde, qu'il donne des ailes, fait voir la vie en rose. Mais ce n'est pas vrai. On nous ment. L'amour est le pire des fléaux.

Tu vois, je te comprends. Tu as peur de leur enlever quelque chose d'important, de merveilleux, d'essentiel. Ce n'est pas vrai. Ce qui est essentiel, c'est la paix, la sérénité. L'amour n'apporte pas de sérénité. L'amour nous tue. L'amour brûle, l'amour consume. L'amour est une maladie incurable. C'est pour ça que nous devons accomplir notre tâche. Lâcher cette bombe curateur qui sauvera les hommes.

Tu sais, la Saint-Valentin est le pire moment pour les hommes. Et pour les femmes. Et pour les enfants. Ils font semblant que tout va bien, qu'on a le temps d'apprendre à se connaître si on invite une personne pour la première fois, que les faux-semblants ne nous rattraperont pas, que c'est un magnifique moment à passer ensemble. Mais c'est faux. Terriblement faux. Que crois-tu ? Que le 14 février est un remède aux douleurs de l'amour ? Eh bien non.

Tu vois, c'est pour ça que la Saint-Valentin est dangereuse. L'amour nous tue, mais pendant un jour, on fait semblant que ce n'est pas le cas. On fait semblant que notre couple va bien, que chacun aime l'autre aussi fort que la première fois, alors que non. Et on se rend compte qu'on ne fait un effort que pour le temps d'une soirée. Qu'aussi tôt la fête terminée, on retourne à nos vie morne, à notre couple qui bat de l'aile.

Tu sais, ça fait encore plus mal de se rendre compte de ça de cette manière, plutôt que d'accepter qu'on est pas fait l'un pour l'autre. Se rendre compte qu'on joue la comédie, que notre histoire est factice, il n'y a rien de pire. Rien de pire que de se lever un matin, et de se demander pourquoi on passe toutes nos nuits à côté de quelqu'un qu'on ne regarde plus, qu'on n'écoute plus. Et tout ça pour quoi ? Pour se rassurer. Pour la sécurité du quotidien.

Tu vois, c'est pour ça que tu es le sauveur de l'humanité. Ton programme va la sauver de l'amour. Effacer les émotions et lui permettre de se concentrer sur l'essentiel. Allez, vas-y ! Sauve-les ! Sauve-les ! SAUVE-MOI ! Bon Dieu, vas-y ! Efface ces fichus sentiments qui alourdissent mon âme, qui tue mon cœur. Efface mon cœur. Efface tout. Prend mes souvenirs, prends mes peines, prends mes joies, prends tout ce qui fait de moi ce que je suis. Efface-moi.

Je sais, tu penses finalement que c'est mal. Ça ne l'est pas. Je t'assure, souffrir ainsi n'a pas de sens. Aide-moi. L'amour me tue, alors tue mon amour. Je ne veux pas de cette foutue Saint-Valentin qui va me rappeler combien j'ai mal. Je veux oublier. Ne me dis pas que ne rien ressentir est mal. C'est tout ce que je souhaite, ne plus rien ressentir. Ce qui est mal, c'est la douleur qui me tenaille et m'empêche de dormir. Alors je t'en prie, clique sur ce fichu bouton, et efface-la.

« Votre programme a bien été créé. Votre programme a bien été activé. Effacement des données de type sentiments dans 10,
9,
8,
7,
6,
5,
4,
3,
2,
1,
Sentiments effacés. »

~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~

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