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 La vie de la Mort [titre provisoire] (inspiré par Benji)

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camille
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MessageSujet: La vie de la Mort [titre provisoire] (inspiré par Benji)   Ven 28 Oct - 17:52

Commentaires détaillé, siouplé ^^


« Vous êtes invitée à prendre le train numéro 41 à 15h39 le lundi 18 novembre à la gare de Lyon. Ci-joint, nous vous procurons votre billet, déjà payé. La destination sera indiquée une fois le voyage entamé. Si vous ne vous présentez pas à la gare un quart d'heure avant au plus tard, un taxi vous sera envoyé. Vous n'avez pas le choix, ce voyage doit être fait et ce, par vous. Merci de votre compréhension et de votre coopération.
D-Service »


Kathlyn regarda la lettre qu'elle avait reçu d'un œil peu amène. Pour qui se prenaient-ils ? Et si elle n'avait pas envie de partir ? Laisser sa vie, son appartement, son travail, juste pour un voyage dont elle ne connaissait ni la destination ni la durée ? Et puis quoi encore !

A vingt-trois ans, elle n'allait pas tout quitter pour un voyage soit-disant offert. Si encore la lettre avait été plus précise, elle aurait pu envisager d'y aller. Mais là, non, impossible. Ça sentait le piège à plein nez.

En colère, la jeune femme prit son sac, ses clefs et sortit de son appartement pour trainer dehors. Elle ne savait ce qu'elle allait faire exactement, mais elle voulait prendre l'air, se calmer.

Elle marchait le long de sa rue lorsque la plateforme de l'escalier de secours se détacha de l'armature en fer et tomba, droit sur elle. Elle eut à peine le temps de lever la tête qu'elle se faisait écraser par l'énorme objet métallique.



Lorsque Kathlyn reprit connaissance, elle se trouvait dans un wagon et voyait à travers la fenêtre les paysages défiler à toute allure.

« Et merde ! Pensa-t-elle. »

Ils avaient réussi à la faire monter dans ce fichu train ! Où l'emmenait-il ? Et comment s'était-elle retrouvée là ? Le choc de l'accident aurait dû la tuer. Et en plus de ça, elle n'avait pas son sac à main. Son portable se trouvait néanmoins dans sa poche. Elle le tira de son jean, l'ouvrit et vu qu'il n'avait plus de batterie.

« Génial ! »

Elle se leva alors de la banquette sur laquelle elle était allongée et sortit du compartiment dans lequel elle se trouvait. En regardant dans le couloir, elle se rendit compte qu'il y avait une quinzaine de compartiments identiques au sien.

Elle ouvrit la porte de l'un deux et tomba sur un couple trempé de la tête aux pieds occupé à s'embrasser.

« Hé ! Vous ne pouvez pas frapper avant d'entrer ? »

Elle murmura un désolé et ressortit, refermant la porte derrière elle. Quelle scène étrange !

Kathlyn continua son cheminement et se précipita au bout du wagon lorsqu'elle sentit une bonne odeur de pains chauds.

« La wagon restaurant ! »

Elle arriva dans un espace composé entièrement de tables et de chaises très chics. Un serveur s'avança vers elle et lui proposa de s'assoir. Elle accepta et il lui apporta une carte. Pas de plats équilibrés au menu, juste des petits-déjeuners bien sucrés. Croissants, pains au chocolat, brioches, crêpes, gaufres... De quoi faire frétiller les papilles.

La jeune femme commanda une crêpe au sucre et un chocolat chaud. Elle avait froid et besoin de se réchauffer.

La voyant frissonner, le serveur lui apporta une couverture polaire bien chaude. Elle l'en remercia et se sentit beaucoup mieux. Elle inspecta un peu mieux le wagon et vit qu'il y avait d'autres personnes assises à des tables. Il y avait beaucoup de personnes âgées. Au premier abord, elle cru qu'il n'y avait pas de plus jeunes.

« Ah bah voilà, je me suis faite embrigadée dans un voyage pour vieux. Génial ! »

Mais en continuant son inspection, elle se rendit compte qu'il y avait des gens de tout âge. Mais des gens vraiment bizarres. Ils étaient ensanglantés, avaient l'air bouffi d'un noyé, il manquait une partie du corps à d'autres et certains avaient un couteau planté ici ou là, ou encore une corde autour du cou.

« Oh. Mon. Dieu. Je suis chez les fous. Oh non, il ne faut pas que je reste ici ! »

Elle se leva et décampa du wagon, à la recherche de ce qui pourrait être une porte pour sortir du train. Et tant pis s'il fallait qu'elle saute en marche !

Alors qu'elle pensait l'avoir trouvée et s'apprêtait à l'ouvrir, le train entra dans un tunnel, ce qui le plongea dans un noir total. Soudain, elle ressentit une vive douleur à la tête. C'était plus fort que ce qu'elle n'avait jamais enduré. Elle avait l'impression qu'on lui martelait le crâne de l'intérieur à coups de perceuses électriques. La douleur se faisait croissante, allant jusqu'à être totalement insupportable. Elle se mit à hurler et entendit autour d'elle d'autres cris déchirants. Ainsi, elle n'était pas seule à souffrir comme ça. Dans un concerto de cris plus perçants que jamais, le train sortit du tunnel et la douleur cessa, aussi soudainement qu'elle était apparue.

Quand elle voulut ouvrir la porte du train, elle ne ressentit plus le besoin de s'enfuir. Elle était apaisée, presque bien. Elle n'avait plus qu'une envie : s'assoir sur une banquette de son compartiment et s'endormir paisiblement en attendant que le trajet soit terminé. Elle ne savait toujours pas où elle allait, mais ça ne la préoccupait pas plus que cela. Après tout, elle était déjà dans le train, autant aller jusqu'au bout. Ce n'est pas comme si elle s'avançait vers une mort certaine tout de même ! Il fallait relativiser.

Kathlyn reprit place sur son siège et s'endormit.



« Mademoiselle ! Réveillez-vous ! Il faut descendre vite ! »

Mais que lui voulaient-ils encore ? Ne pouvaient-il pas la laisser dormir ? Kathlyn ouvrit péniblement les yeux et remarqua que le train était à l'arrêt. Il lui fallut un temps pour comprendre. Elle était arrivée. Elle allait enfin pouvoir savoir où on l'avait emmenée.

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MessageSujet: Re: La vie de la Mort [titre provisoire] (inspiré par Benji)   Mar 6 Déc - 18:09

« Mademoiselle ! Réveillez-vous ! Il faut descendre vite ! »

Mais que lui voulaient-ils encore ? Ne pouvaient-ils pas la laisser dormir ? Kathlyn ouvrit péniblement les yeux et remarqua que le train était à l'arrêt. Il lui fallut un temps pour comprendre. Elle était arrivée. Elle allait enfin pouvoir savoir où on l'avait emmenée.


Lorsqu'elle descendit du wagon, elle découvrit un paysage étrange. A la fois banale et magique. Une arche de pierre d'environ deux mètres de hauteur offrait un passage sur un petit chemin de terre qui sillonnait de grandes colline. Il y avait de l'herbe à perte de vue. Mais le vert de celle-ci n'était que très peu visible, caché par les innombrables fleurs s'épanouissant sur le sol. Le soleil brillait mais ne brulait pas. L'absence d'arbre ne permettait pas de trouver un coin d'ombre. La chaleur de l'endroit n'était pas étouffante. Il faisait juste bon. Le paysage évoquait à Kathlyn une journée d'été.

Kathlyn, après avoir observé son environnement, devint plus attentive à l'agitation qui régnait autour d'elle. Tout le monde semblait savoir exactement ce qu'il avait à faire. Elle même se sentait poussée vers cette prairie qui semblait lui faire mille et une promesse de bonheur. Elle regarda les gens qui passaient sous l'arche. Et ce qu'elle vit l'étonna grandement. Les personnes, défigurées, sanguinolentes, ayant subi différends coups, se retrouvaient tout à coups comme neufs. Leur passage sous l'arche semblait les régénérer entièrement. Leur peau se refermait, leur habits étaient à nouveau propres, leurs blessures soignées. En temps normal, Kathlyn aurait eu peur. Mais elle avait l'impression de ne plus pouvoir ressentir ce sentiment. Comme si son passage dans le train l'avait rendu plus forte. Avant de passer à son tour dans l'ouverture, elle se dit qu'elle aurait aimé se voir dans un miroir. Pour savoir à quoi elle ressemblait. Elle se doutait bien qu'elle ne devait pas être très jolie à voir. Kathlyn n'était pas ce qu'on pouvait appeler un modèle de beauté. Mais elle n'était pourtant pas laide. Ses yeux vert brillaient souvent de cette perspicacité qui la caractérisait. Ses cheveux, bruns, coupé aux épaules n'étaient ni ternes ni brillants. Ses lèvres n'étaient ni pulpeuses ni trop fines. Et elle n'était ni trop maigre, ni trop enveloppée. Son désir de tout contrôler l'empêcher de se laisser aller à sa gourmandise mais elle ne se sentait pas le courage de parcourir les salles de sport afin de muscler et parfaire sa silhouette. Kathlyn portait des lunettes et n'avait jamais envisagé de les échanger contre des lentilles. Elle était ce qu'on pourrait qualifier de banale. Pas le genre de femme à se faire retourner les hommes. A vrai dire, elle n'avait eu que très peu d'aventures dans sa vie. Sa plus longue avait duré un an et demi et la rupture l'avait fait tellement souffrir qu'elle ne s'autorisait plus que les histoires d'un soir. Lorsqu'elle le souhaitait, elle savait se faire désirable pour les hommes. Le soir, quand elle se maquillait, enfilait une robe de soirée, des escarpins et allait en boîte, elle se sentait reine, femme. Kathlyn savait s'amuser. Mais quand le jour revenait, elle redevenait la petite Kath qui se fait oublier et rentre dans son trou telle une souris souhaitant échapper à un chat.

La jeune femme traversa le passage et monta au sommet de la première colline, suivant les personnes devant elle. Elle s'attendait à trouver encore d'autre prairie verdoyantes mais sa vue surplomba un tout autre paysage. A la place des fleurs qu'elle attendait, elle voyait une ville. Même plusieurs villes. Ou alors une métropole. Pas le genre de grande ville comme NewYork où les nouveaux grattes ciel rivalisent avec les luxueuses anciennes maisons. Non, plutôt un village, très étendu, si bien qu'on n'en voyait pas la fin. Le bâtiment le plus haut était certainement l'église, avec son clocher. Mais de là où elle était, ce qu'elle pouvait apercevoir de mieux, c'était la pancarte en bois à l'entrée de la ville annonçant un « Bienvenus à A.L.M. ». La mention « A.L.M. » était barrée et à la place, en dessous, était écrit en lettres capitales « L'Après ».

Se doutant à peine de se qui lui arrivait, Kathlyn soupira un grand coup et reprit sa marche en direction du village.

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