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 [Nouvelle]Ressemblance étrange

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camille
Tornade
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MessageSujet: [Nouvelle]Ressemblance étrange   Dim 28 Aoû - 18:54

Ressemblance étrange

I

C'était un matin d'automne, la jeune fille arrivait dans son nouveau collège. Son père avait insisté pour qu'ils viennent s'installer ici. Elle ne savait pas pourquoi. Il n'avait rien voulu dire.
«-on ira habiter là-bas, c'est tout.» voilà la seule chose qu'il lui avait dit.
Gwenddolynn passa le grillage de l'établissement et alla voir le panneau qui indiquait les classes. Elle était en troisième E. Ce jour-là, il n'y avait que les classes de troisième qui faisaient leur rentrée. Les autres les avaient déjà faites ou allaient les faire. Elle se dirigea vers l'emplacement de son rang dans la cours et attendit que son professeur principal vienne chercher sa classe.
C'était en fait une professeur, à condition que ça se dise. Elle s'appelait Madame Dartin.
Elle était gentille, et tout à fait aimable. Après avoir présenté le programme de l'année et avoir lu tout le règlement du carnet de correspondance, elle désigna un élève pour faire visiter le collège à Gwenddolyn. Il s'appelait Sam. Sam l'emmena voir l'infirmerie, l'immense CDI, ou Monsieur Bernard l'accueillit chaleureusement. Au moment où ils passaient devant la salle des professeurs, il lui demanda:
«-Tu ne trouves pas que Madame Dartin te ressemble ?»
Non, elle n'avait pas remarqué, elle regarderait mieux la prochaine fois. D'ailleurs, c'était quand la prochaine fois ? Elle sorti son agenda et regarda quand est-ce qu'elle aurait histoire pour la prochaine fois. Le lendemain. Bien, elle vérifierait le lendemain.

Comme c'était la rentrée, ils n'avaient qu'une demi-journée de cours. Ils étaient libre l'après-midi. Gwenddolynn n'ayant pas le droit de trainer dehors, elle rentra directement chez elle.
La jeune fille n'habitait qu'à cinq minutes du collège. Trois exactement. Oui, le matin même, pour se destresser, elle avait compté les minutes sur le tableau de bord.

Quand elle entra chez elle, elle alla immédiatement dans sa nouvelle chambre. Les cartons s'empilaient encore contre les murs. Pourtant, ils étaient arrivés une semaine auparavant.
Elle posa son sac par terre, et commença à déballer ses cartons. Les meubles, son lit, son armoire, et son bureau était déjà monté. En fait, elle avait une mezzanine, et en dessous sont bureau. Ainsi, elle gagnait de la place, et pouvait mettre, là où elle aurait mis son lit s'il avait été bas, un petit canapé.
Le carton qu'elle avait pris était celui des choses fragiles. Tout était emballé dans du plastique à bulles. Elle adorait éclater ces petites bulles. Elle défit le premier objet. Un ange. Elle les collectionnait. Celui-là était l'archange Gabriel. Suivait Michel. Selon les légendes, c'étaient les deux anges qui étaient partis du Paradis volontairement pour apporter la lumière quand les autres s'étaient fait bannir pour avoir suivit Lucifer. Tous les autres anges suivaient. Ainsi que des elfes. Elle aimait les elfes. D'ailleurs, elle croyait aux fées. Personne n'avait jamais prouvé que ça n'existait pas, alors, pourquoi pas ? Qui lui reprocherait de vouloir mettre un peu de magie dans sa vie sans parents ? Bien sur, elle avait son père, mais il était toujours au travail, ou en réunion. Combien de spectacles, d'expositions ou de rendez-vous avait-il manqué parce qu'il était «au travail» ? Elle ne comptait plus. Elle ne prenait même plus la peine de l'informer quand il y avait quoi que se soit la concernant. C'est à peine si elle lui faisait signer la correspondance avec les professeurs...
Et sa mère, elle, elle était morte quand elle avait un an et demi. Elle ne se souvenait pas d'elle. Elle n'avait jamais eu de présence maternelle. Et puis, elle ne savait pas non plus à quoi elle ressemblait. Jamais elle n'avait vu une seule photo d'elle. Elle ne pouvait que l'imaginer. Elle finit de déballer ce carton puis décida que, puisque son père se fichait complètement de ce qui lui arrivait, elle sortirait, malgré son interdiction. S'il voulait qu'elle respecte ses ordres, il n'avait qu'à être plus présent. Qui pouvait se passer de parents ? Elle, apparemment. Même petite, il ne s'occupait pas d'elle. Étant à la tête d'une grande société, il était riche, et avait donc toujours engagé une nourrice ou précepteur pour s'occuper d'elle.
Elle sorti et pris soin de fermer la porte à clef derrière elle.
Elle passa le portail de son gigantesque jardin et se dirigea vers le centre ville. En chemin, elle croisa un sentier. Il était bordé de fleurs, même en cette saison. Gwenddolynn décida de l'emprunter. Elle s'engagea sur le chemin et respira l'air frais promenant une douce odeur venant des pins qui l'entouraient. Là, elle se sentait en paix avec elle même. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas connu ce bien-être. Au bout du sentier se trouvait un espace sablé, au milieu duquel se tenait un banc en fer forgé noir. Elle s'y assit et regarda autour d'elle. Elle n'avait pas remarqué qu'elle s'était enfoncé dans les bois. La jeune fille ferma les yeux et pensa à ce qu'aurait pu être sa vie si sa mère n'était pas morte et si son père s'était occupé plus d'elle. Ainsi, elle s'endormit.

Un bruit de feuille la réveilla. Elle regarda sa montre : il se faisait tard, il faillait qu'elle rentre. Mais elle n'en avait pas envie.
Elle repris le chemin qu'elle avait emprunté dans le sens inverse. Elle arriva en centre-ville. Contrairement à plus tôt dans l'après-midi, l'effervescence était à son comble. Tout le monde revenait du travail, allait cherchait le pain pour le repas du soir, achetait à manger...
Bien qu'il fut encore tôt dans la saison, les magasins étaient déjà décorés pour Noël. Les guirlandes ornaient les vitrines, les sapins décorés de boules et de guirlandes se dressaient fièrement devant les caisses, les papas Noël en plastique étaient collés aux portes et les couronnes de gui souhaitaient la bienvenue aux clients.
Il y avait du vent, si bien que les feuilles volaient de partout et semblaient danser sur un rythme endiablé. Les arbres bougeaient et se disputaient la place, ainsi que la couleur que prendraient leurs feuilles. Certaines étaient jaunes, d'autre rouges, d'autres marron, et quelques une résistaient au temps et restaient faiblement vertes.
Gwenddolynn aimait cette ambiance. On sentait l'approche de Noël et tout le monde attendait impatiemment les festivités d'hivers.
La jeune fille passa devant un café, nommé «La Grande Norvège» et elle regarda les clients qui prenaient un café ou un mangeaient un croissant en grelottant de froid. Elle se dit qu'ils étaient vraiment bêtes de ne pas rentrer dans le café et de rester dehors.
Qu'elle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle vu son père, assis au milieu de ses gens désespérés d'être rejeté par leur femme, par leurs parents, ou simplement en train de se dire que ce n'était pas si grave s'ils n'avaient pas eu le temps de prendre le portable avant de devoir courir pour acheter les cadeaux de Noël avant l'heure, histoire d'avoir une marge d'erreur !
Et puis, si seulement il avait été seul. Non ! Accompagné ! Depuis quand voyait-il des femmes celui-là ? Bien sur, il avait le droit d'avoir une vie privé, de plus qu'il ne s'était jamais remis en couple depuis que sa femme était morte, mais lui servir le coup du boulot pour aller se compter fleurette !
Gwenddolynn ne vit pas bien la femme. Elle avait des cheveux épais et bouclés, un peu comme les siens. Elle était fine de visage, et très mince. Elle portait un pull, en cachemire, pensa-t-elle, noir brodé et un pantalon droit beige. Elle était chaussé d'escarpins magnifiques, à talons haut d'une dizaine de centimètres, noirs, à sangles.
Ils se tenaient la main et riaient. Puis, son père redevint grave et parla. Gwenddolynn n'entendit pas ce qu'il dit, elle était trop loin, mais d'un coup, la femme se mis en colère et commença à faire de grands gestes, puis gifla le père. Celui-ci se leva, et la jeune fille se dépêcha de rentrer chez elle avant que son paternel ne la voit.

Quand elle arriva dans la maison, elle courut dans sa chambre et s'enferma à clef. Puis, elle se mit à déballer tous ses cartons et à tout ranger. Quand elle était en colère, ranger la calmer. Autant elle détestait ça quand on le lui demandait, autant ça lui faisait du bien quand elle était sur les nerfs.
Elle entendit la porte d'entrée claquer, signe que son père était rentré. Il ne vint pas la voir, il se débarrassa de son manteau et de sa sacoche puis s'assit sur le canapé, devant la télé. Ne trouvant aucun programme qui lui plaisait, il éteint la télévision et appela: « Gwen ! Viens ici ! »
Gwenddolynn sorti de sa chambre et rejoignit son père. Il lui fit signe de s'assoir à coté de lui, mais comme elle refusait, il lui dit:
« Gwen, j'ai à te parler. »

II

La jeune fille, retournée précipitamment dans sa chambre, folle de rage, de doutes, de douleur, s'affairait à rassembler quelques affaires dans un sac en toile. Sous le poids de ses émotions, tout son corps tremblait et ses gestes se faisaient frénétiques. Elle en avait d'autant plus de mal à exécuter ses mouvements. Elle prit l'argent, une belle somme, qu'elle avait économisé au fil des argents de poche inutilisés et traversa rapidement le long couloir qui séparait sa chambre de la porte d'entrée. Dans un fracas impossible, elle l'ouvrit et sorti hâtivement. Elle n'en pouvait plus. Déjà, son père lui criait de revenir. Il lui courrait après. Mais elle, jeune et sportive, contre lui, vieux et tout imbu de lui-même dans son costard cravate, elle le distançait de beaucoup et malgré l'essoufflement qui commençait à se faire ressentir, elle ne pouvait se résoudre à s'arrêter. Elle savait où aller pour le semer. Gwen bifurqua à l'intersection qui menait sur le petit chemin de terre et entendit son géniteur continuer sa route sans voir que sa fille ne le précédait plus.

Elle avança hâtivement jusqu'au banc qu'elle avait quitté il n'y a pas si longtemps que ça, quelques heures tout au plus. Elle s'y assit. Puis se releva. Se rassit et se releva à nouveau. Elle était perdue, ne savait plus quoi faire. En proie au doute le plus total, elle avait l'impression de baigner dans le noir. Combien de temps avait-elle vécu dans le silence, dans le mensonge ? Quatorze ans qu'elle croyait que la vie lui avait enlevé un bien inestimable, qu'elle croyait être un monstre coupable d'un meurtre inconscient. Quatorze ans qu'elle croyait avoir tué sa mère à l'accouchement. À renfermer au plus profond d'elle même cette peine et culpabilité qui la rongeait silencieusement. Elle avait toujours eu l'impression qu'elle ne méritait pas de vivre d'avoir prit la vie de celle qui la lui avait donné. Elle se sentait déchirée. Comment avait-il osé lui mentir ainsi ? Comment avait-il osé lui laisser croire cela ? Elle se sentait trahie. Par son père qui lui avait caché l'existence de sa mère. Par sa mère qui l'avait abandonné à la naissance. Voilà, maintenant, elle savait. Sa propre mère n'avait pas voulu d'elle. À 18 ans, élever un enfant n'était pas concevable pour elle qui voulait faire de longues études pour devenir professeur. Gwenddolynn espéra que le fait d'enseigner à des enfants chaque jour lui rappeler l'acte traître qu'elle avait commis et le lui faisait regretter. Comment une personne voulant travailler avec des gamins pouvait abandonner le sien ?

Finalement, la jeune fille décida d'errer dans la ville. Pendant qu'elle marchait dans les rues, elle pouvait réfléchir à son aise. Son père lui avait dit que sa mère s'appelait Irène et qu'elle habitait dans cette ville. C'est pourquoi ils s'étaient installés ici. Il lui avait également avoué qu'elle lui ressemblait incroyablement.

C'est alors que se passa ce qui changea le destin de la jeune femme. Elle n'avait pas été destinée à rencontrer sa mère. Son père l'avait interdit à Irène. Si tout s'était passé comme il était prévu, Gwen n'aurait jamais su qui était sa génitrice. Mais, alors qu'elle traversait un passage piéton, une voix l'interpella à grands cris. Une voix féminine. Elle regarda devant elle et aperçu Mme Dartin lui faisant signe. Elle allait imiter le geste lorsqu'elle eu un déclic. Il est vrai que, comme l'avait fait remarquer Sam, le professeur lui ressemblait beaucoup. Elle connaissait également son prénom, puisqu'elle l'avait vu sur son emploie du temps. Alors, une série de données et d'informations parcoururent sa tête et s'assemblèrent pour former l'histoire telle qu'elle était réellement, sans mensonge ni doute. Juste une colère et une stupéfaction hors norme. Elle se figea alors sur place et ne vit pas arriver la voiture qui foncer sur elle malgré les fars éblouissants pas plus qu'elle vit sa mère devant elle lui hurler de faire attention. Elle se fit percuter.

On l'emmena à l'hopital de toute urgence où elle passa en priorité. Elle souffrait d'hémorragie interne et externe. Les médecins parvinrent à la soigner et à guérir ses blessures mais elle resta dans le coma dans lequel l'avait plongé le choc. Pendant une semaine et demi, elle ne se réveilla pas. Pourtant, dans son esprit, elle était bien consciente. Mais à vrai dire, elle n'avait pas très envie de se réveiller. Là, elle était sous morphine, se sentait rien et personne ne l'embêtait. Après tout, elle n'entendait rien du monde extérieur, si ce n'est que le bip régulier du cardiologue qu'elle entendait au lien comme une vague musique de fond. Aussi, lorsqu'elle entendit la machine dérailler et sentit son coeur accélérer dangereusement, elle sut instinctivement qu'elle n'allait pas survivre. Elle se dit qu'au moins, sa mère mourrait avec la même culpabilité que la sienne. Celle d'avoir tué un être cher. Juste avant de s'éteindre complètement, elle sentit la main de son père serrer la sienne et des larmes tomber sur son bras. Alors, avec toute la force qu'elle contenait encore, avec la volonté qu'elle n'avait jamais eu et avec tout l'amour qu'un être pouvait contenir, elle réussit à murmurer un « Papa, je t'aime. ». Puis, elle mourut et la machine émit long bip continue.


III

C'était une fin d'après-midi. La femme face à lui était splendide. Et elle l'était encore plus lorsqu'elle riait, comme maintenant. Il lui tenait la main comme il ne l'avait pas fait depuis longtemps. Cela faisait tellement de temps qu'il ne l'avait pas vu. Comme elle lui avait manqué ! Mais il avait eu du mal à lui pardonner. Quand elle lui avait téléphoné pour lui dire qu'elle voulait les voir, il s'était dit que tout allait s'arranger. Que tout redeviendrait comme cela aurait dû être dès le début. Mais là, à la voir comme ça, il se rendit compte qu'elle n'avait pas vraiment changé. Elle était toujours la jeune femme insouciante qu'il y avait quatorze ans. Il avait menti pour elle, il avait fait ce qu'elle lui avait demandé. Et jamais, jamais, elle n'avait appelé. Il lui en avait voulu de n'avoir rien laisser derrière elle. De l'avoir laissé annoncer à ce petit être un mensonge, le plus gros de sa vie. De l'avoir laissé supporté la douleur de voir sa propre fille si malheureuse. Et puis, en la voyant comme ça, prête à reprendre contact avec elle sans même s'être annoncé avant, en lui ayant fait croire ne plus exister, il sut ce qu'il avait à faire. Jamais, jamais, il ne pourrait laisser cette femme faire à nouveau souffrir le petit être avec ses espoirs vains qu'il savait très bien qu'ils ne seraient jamais que des paroles en l'air. Lui, il serait toujours là pour elle, malgré l'absence dû à son travail, jamais il ne la ferait souffrir comme elle l'avait fait.

« Pour ce que tu m'as demandé au téléphone, je suis désolé, mais je refuse. Je ne veux pas que tu la vois ou que tu ais le moindre contact avec elle. Je ne veux pas qu'elle souffre plus que nécessaire. Je vais lui dire que tu n'es pas morte, que tu n'as pas voulu d'elle à sa naissance, lui dire toute la vérité, mais je t'interdis de lui dire qui tu es réellement. Contente-toi de ton rôle de professeur et ne dépasse jamais ça. »

À ce moment-là, elle s'était levé, avait crié qu'il ne pouvait pas l'empêcher de voir sa propre fille et qu'elle avait le droit de lui parler de leur lien de parenté. Puis elle l'avait giflé. Il s'était levé à son tour et avait répondu qu'au contraire, il en avait tous les droits puisqu'il en avait la garde exclusive. Ensuite, il s'en alla et eu le temps d'apercevoir sa fille tourner au coin de la rue en courant. Il comprit qu'il l'avait vu. Et qu'il n'était désormais plus question de mentir.



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J'ai pas résisté
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