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 Prophéties- histoire fantastique

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camille
Tornade
Tornade
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MessageSujet: Prophéties- histoire fantastique   Mer 9 Fév - 20:59

[EDTI]Pour ce qui est des corrections, commencez au chapitre 2 car le chapitre 1 est complétement réécrit, vous pouvez d'ailleurs le trouver dans "Prophéties V2" Voila Smile
CHAPITRE 1: David Portin


Est-ce que je t'ai dis à quel point je t'aimais?
Est-ce que je t'ai dis à quel point tu comptais pour moi?
Non, je suis une cruche, qui ne pense qu'à elle. Je croyais avoir trouvé ce qu'il me fallait mais je me suis trompée. Ce dont j'ai besoin, c'est de toi.



Salut ! Je m'appelle Mélinda et j'ai 16 ans. J'ai deux sœurs et un frère, Laurie, Jennifer et Vincent. Mes parents sont géniaux et je mène une vie de rêve. Du moins, j'en vivais une jusqu'à ce que David Portin arrive dans mon lycée.

David, c'est un garçon prétentieux et sans ambition. Il est pourtant le prototype du garçon dont toutes les filles rêvent. Oui, il est beau, il est populaire, il est riche.... Ah ça ! Riche, pour l'être, il l'est ! Il faut dire que ses parents lui offrent tout ce qu'il souhaite ! Il n'a qu'à claquer des doigt pour obtenir ce qu'il veut. Il ne s'occupe même pas de ce qu'il va devenir, de son avenir. Mas bon, tant que ses géniteurs seront là pour tout monnayer, il n'y aura aucun problème.
En effet, David fait tourner les têtes. Sauf la mienne. Et il se trouve que c'est à moi qu'il s'intéresse. Allez savoir pourquoi ! Est-ce le coté inaccessible qui l'attire ? Et d'ailleurs, est-ce pour me «conquérir» qu'il est arrivé le jour de la rentrée avec une décapotable rouge acheté par les soins de son père ? Tiens, en me remémorant cette fameuse rentrée...


Ce lundi 4 septembre, jour de la rentrée, jour de ma rentrée en première, je pestais contre ma meilleure amie.
« – Vanessa, tu aurais pu me prévenir ! lâchai-je. Je t'avais dis que je voulais savoir avant la rentrée !
– Non, tu ne m'as rien dis du tout ! nia-t-elle.
– Mais si ! Quand tu es venue chez moi la semaine dernière, lui rappelai-je.
– Bon, d'accord, j'admets que j'ai oublié. Tu ne vas pas faire un drame, tout ça parce que tu te retrouves dans la même classe que lui ! C'est pas la fin du monde, quand même !
– Mais mince ! m'emportai-je. David ! David Portin! Le seul avec qui je voulais éviter d'être !
– OK. Et si je t'avais dis que tu serais avec lui cette année, qu'est-ce que tu y aurais fait, hein ?
– Je me serais préparée mentalement, rétorquai-je séchement.»

Nous étions devant le lycée, sur la pelouse qui s'étalait le long du parking du parking. Vanessa était adossée à un arbre qui ombrageait la place et moi, agacée, je tournais en rond devant elle.

Mon amie était extravagante, insouciante et c'est ce que j'aimais chez elle.
On s'entendais à merveille! On s'était connues quand, en CP, j'avais fait tomber ma glace sur elle, à la cantine. Elle m'avait regardé d'un air sévère, puis, avec un grand sourire, m'avait demandé si elle pouvait manger ma boule en compensation.
Depuis, on était inséparables au point que je ne sais pas comment j'aurais fait sans elle! On connaissait tout l'une sur l'autre, elle adore mes sœurs (je sais pas comment elle fait ! ) et on s'arrange toujours pour avoir les mêmes cours.
Ses parents avaient divorcé et sa mère était morte dans un accident de voiture quand elle avait 7 ans.
Elle n'avait pratiquement jamais eu de présence maternelle. Elle avait donc énormément besoin de moi, comme moi j'avis énormément besoin d'elle.

« Non mais, quand même ! m'entêtai-je. Je sais pas moi ! Comment un mec aussi branché peut-il s'intéresser à une fille comme moi ?
– Bah... Il te regarde, il te trouve jolie, il essaye de te connaître, et il se rend compte qu'il est amoureux de toi.
– Merci, je sais comment on tombe amoureux ! Tu sais très bien que je ne parlais pas de ça. Je ne vois pas pourquoi il me suit comme ça !
– Je suis au courant. Mais tu sais aussi que je suis championne pour détourner les conversations quand je n'ai pas la réponse au problème!
– Oui, ben moi, je ne trouve pas ça drôle ! Je vais être obligée de me coltiner un mec qui voudra que je sorte avec lui pendant une année entière ! Déjà que l'année dernière, il m'attendait à la fin de tous les cours !
– Mais il est si canon! Toutes les filles le voudraient et c'est à toi qu'il s'intéresse. Tu devrais être aux anges et nager en plein bonheur !
– Et bien non ! Je ne veux pas d'un type qui me colle aux basques parce qu'il rêve de sortir avec moi !
– Je te signale qu'on est quand même assez branchés, enfin, je veux dire, c'est pas comme si on était impopulaires ou quoi, donc, tu es assez connue auprès des garçons, insista-t-elle, et tu les fais fuir juste à cause de ta mauvaise humeur et de ton entêtement à ne pas avoir de petit copain avant la vingtaine !
– Oui, ben, déjà que je me trouve un boulot, les sentiments on verra après !

Me trouvais-je des raisons pour ne pas vouloir de lui ? En avais-je réellement ? Après tout, son seul crime avait été de tomber malencontreusement amoureux de moi. Ce qui fut le comble de la malchance pour lui est que ce soit de moi qu'il se soit épris, et pas de quelqu'un d'autre. Reconnaissons-le, il ne m'avait rien fait. Mais il m'aimait, et c'était suffisant. Peut-être voulais-je me préserver ? Peut-être avais-je peur d'avoir trop mal ? Je ne sais, mais à ce moment-là, j'étais persuadée que c'était le mieux à faire.

– Moi je ne pourrais pas vivre sans Jonathan ! Et puis, il est si romantique ! Au fait, tu sais qu'il m'avait invitée au resto la semaine dernière ? Et bien figures-toi qu'on est pas allés au resto mais dans son jardin, annonça-t-elle, contente et fière.
– Son jardin ?! m'étonnai-je.
– Oui ! Ses parents étaient sortis et il a cuisiné et préparé un repas aux chandelles ! On a fini tous les deux au bord de la piscine, dans les bras, l'un de l'autre, à regarder les étoiles et à s'embrasser.
– Ouais, marmonnai-je, le film typique à l'eau de rose. »


Vanessa était une incorrigible romantique. J'avais parfois l'impression qu'elle aurait pu vous réciter par cœur tous les romans d'amour de la Terre, plus particulièrement Roméo et Juliette ou Twilight. Elle avait développé une sorte de passion obsessionnelle pour Bella et Edward.


Je laissais donc Vanessa pour me diriger d'un pas hésitant vers ma première salle de cours. Bien sur, à n'en pas douter, David m'attendrait devant la porte, comme à ses habitudes.
Arrivée, je constatai avec stupéfaction que David n'était pas là, du moins, pas à m'attendre. Sentiment de délivrance ! Quel bonheur ! Il discutait avec un garçon que je ne connaissais pas encore et ne me remarqua même pas quand je passai devant lui. Cette année allait-elle être meilleure que la précédente ? Je me trouvai une place à coté de Sabine, une élève des plus brillantes, pour, pensai-je, qu'elle ait bonne influence sur moi. Ou alors n'était-ce qu'un prétexte pour m'éloigner un maximum de David. Pourvu que le prof ne nous change pas de place !
Monsieur Fortonus, professeur principal, arriva dans la salle, tout essoufflé qu'il était d'avoir couru pour ne pas arriver en retard, chose ratée puisque tous les élèves étaient installés lorsqu'il entra. Avant même d'avoir posé son manteau hideux en tweed vert -de quel manque de goût, décidément, faisait preuve ce professeur. Enseigner à l'école publique vous donnait-il le droit de vous habiller aussi horriblement ? - que nous devions tous nous lever parce que, entre nous, il ne fallait pas rêver, nous allions tous changer de place. Ça aurait été trop beau ! Il prit alors un cahier sur son bureau, et commença à faire l'appel, tout en attribuant de nouvelles places à chacun. La tête baissée, j'essayais de me faire aussi petite que possible, espérant qu'il m'oublie momentanément. N'est pas prof de maths qui veut ! Qui avec une meilleure mémoire qu'une personne chargée de retenir je ne sais combien de formules toutes plus compliquées et plus inutiles les unes que les autres ? Et de les enseigner à de pauvres petits agneaux sans défenses qui n'ont jamais demandé qu'à s'amuser ? Lorsqu'il arriva à mon nom, je fis mine de ne pas entendre, trop absorbée par mes ongles parfaitement manucurés .

« Mademoiselle Quellan, je sais que vos mains sont d'une beauté et d'une perfection sans nom, mais je vous prie d'aller vous assoir à coté de monsieur Portin, au troisième rang.
Des gloussements se répandirent dans la salle. Les autres élèves, bien que certains ne me connaissent pas, savaient que je n'avais pas la langue dans la poche et attendaient impatiemment la suite de notre dialogue.
– Oui, mais monsieur, cet été, je suis resté trop longtemps au soleil, et mes yeux en ont pris un coup, de ce fait, il serait plus raisonnable de me laisser au premier rang.
– Oh et bien, je suis certes désolé d'apprendre cette triste nouvelle, vos magnifiques yeux devront forcer, le temps que vous alliez faire un tour chez l'ophtalmologue et que vous vous fassiez mettre des lunettes !
– Des lunettes ? Fis-je semblant de m'offusquer. Sur moi ? Sur mon si joli visage ? Voilà une idée bien saugrenue ! Je sais que ces verres vous vont à merveille, mais sachez que moi, je suis plutôt du genre à dégager mon visage. Comment séduire les garçons sinon ?
– Oh ne vous inquiétez pas pour ça, mademoiselle Quellan, je sais pertinemment que vous ne vous risquerez pas à batifoler. Maintenant, veuillez faire ce que je vous dis, et vous déplacer. »
Un rire collectif s'était entendu dans la classe, depuis le moment où j'avais répliqué pour la première fois, et désormais, le bruit était à son comble.

« Et je prierais à tous les abrutis qui se trouvent dans cette salle, de bien vouloir se taire ! hurla-t-il, aussi rouge qu'une tomate.»

Du coup, je pris mon sac et me dirigeai vers la table de David. Malédiction ! Pourtant, il n'avait pas trop l'air ravi d'être à coté de moi. Tant mieux. Il manquerait plus qu'il se mette à adorer sa place et à me gaver. Pour l'instant, tout ce passait plutôt bien. Vivement que je retrouve Vanessa derrière un bon sunday à la vanille et aux noisettes !
Bah non, le destin avait décidé que je ne m'en sortirais pas avec toute ma tête et mon sang-froid. Il avait décidé de me jouer un mauvais tour et de m'embêter un peu plus. Ah! Saleté de Destin!
Oui, David se tourna vers moi et me sourit:
«-Salut ! C'est cool qu'on soit dans la même classe, j'espère qu'on passera une bonne année !
-Oui, moi aussi !, répondis-je d'un ton sarcastique.»

Pffff... Pathétique! Comme si je pouvais passer une bonne année avec lui à côté de moi !
Les cours suivants avaient été mieux. Je ne m'étais pas retrouvée à côté de David et il ne m'avait pas parlé.
L'après-midi, en retrouvant Vanessa, j'étais plutôt contente de ma classe, malgré mon admirateur. Nous allâmes manger un sandwich au fast food à coté du lycée et trainer devant le lycée, assises sur l'herbe, à se raconter notre première journée. Vanessa était presque en larmes parce qu'elle n'était pas dans la même classe que Jonathan. Moi, la meilleure amie, on s'en fout, mais le petit copain, c'est la fin du monde! Mais bon...

À la fin de la journée, je rentrai chez moi et m'attendis presque à voir David se pointer devant ma porte pour me redemander de sortir. Si c'était le cas, je serais obligée de déployer force et courage pour lui rappeler que je ne voulais pas devenir sa petite amie et qu'il fallait qu'il arrête de me suivre à la trace.
Non, il n'y était pas. Pas besoin de vous redire à quel point j'étais contente.
J'allai prendre un bon bain chaud, manger et me mettre au lit.

Le lendemain, en histoire, on devait former des groupes de deux pour les exposés. Puisque habituellement, je me mettais avec Vanessa, j'étais un peu désorientée. J'attendis donc que tous les groupes soient formés pour me mettre avec celui ou celle qui resterait. Bizarrement, celui qui restait était... David !
Grrrrrrr. Je ne pourrais donc pas vivre une année normale et tranquille ? En plus, il fallait que deux fois par semaine, on aille un coup chez l'un, un coup chez l'autre. Déjà que ça aurait été une horreur pendant les cours, mais alors là ! Si les injures étaient permises dans les livres, ça ferait longtemps que vous en auriez vu plus d'une, tellement j'étais en colère et lassée de la malchance qui semblait me poursuivre.
Lorsque l'on se retrouva face à face pour décider de qui irait où et quand, on se regarda, un peu bêtes, tandis qu'un silence gênant s'installait progressivement. Il finit par prendre la parole, au moment où j'allais moi aussi le faire, ce qui nous fit rire nerveusement. Il fut finalement convenu que le lundi soir, il viendrait chez moi, et que j'irai chez lui le mercredi après-midi.

En technologie, rebelotte, groupe de deux : David! Je devais être maudite, c'était obligé. Heureusement que cette fois-ci, ce n'était que pendant les cours, je n'aurais donc pas besoin de le supporter plus longtemps après la classe.

De toutes façons, moi, je n'avais jamais eu de chance, alors...

Puisque la rentrée avait eu lieu un lundi, nous étions un mardi et donc, le lendemain, je devrai aller chez David pour commencer notre exposé sur la Révolution Française, de 1789 à la fin de Napoléon.

Le mercredi midi, je mangeai avec Vanessa sur la pelouse du lycée:
« Ah! Vaness, s'il te plait, tu peux pas simuler d'avoir super besoin de moi pour que j'échappe à cette après-midi ? Pitié ! Suppliai-je mon amie, désespérée de me retrouver seule avec David.
– Non, je suis avec Jonathan, cette après-midi, désolée. Répondit-elle du tac-au-tac, sans l'ombre d'un remord.
– Alors Jonathan passe avant ta meilleure amie ? demandai-je, effarée. Ah ben merci !
– Allez Mélin, ne te fâche pas !
– Si ! Je vais passer les trois pires heures de ma vie et toi tu ne penses qu'à ton copain !
– Bon, ça va, je vais t'aider.
– Non, c'est bon, terminai-je, dégoutée de l'attitude de mon amie, je vais me débrouiller toute seule. Laisse tomber.

Je me levai et m'en allai. Si c'est ça les amies ! Moi je l'aurais aidée ! Je me dirigeai vers le portail du lycée, quand une main m'attrapa par derrière.

«- Je t'ai dis de laisse tomber, Vanessa !», m'écriai-je en me retournant. Mais là, ce n'était pas ma meilleure amie que j'avais en face de moi, mais David.
C'est vrai qu'il était très beau. Surtout à ce moment, là, quand il me souriait.

«- On y va ?
-Et on va pas en cours avant ?
-Ben, il n'y a pas cours cet après-midi !
-Ah oui, c'est vrai. Bon, allons-y, dans ce cas.
Je me trouvais un peu bête de ne pas y avoir penser plus tôt.
-OK. En route !»

En arrivant chez lui, je constatai qu'il n'avait pas une maison gigantesque, comme je me l'avait imaginé.
Quand j'entrai, je vis qu'il n'y avait personne et que la maison était vide.
«- Où sont tes parents et ta sœur (oui, il avait une sœur)?
-Heu...hésita-t-il. Ils sont sortis manger dehors.
-Ah d'accord!»

Je décelai une lueur de tristesse dans son regard. A ce moment, il me faisait pitié. Je me demandais ce qui pouvait bien le rendre si triste. Je me dis qu'il regrettait surement de ne pas être avec eux. Tout à coup, il retrouva sa bonne humeur et proposa de poser mes affaires et de monter dans sa chambre pour commencer les recherches. J'acceptai en inspirant un grand coup pour me donner le courage de surmonter les heures à venir.
On commença par rechercher les dates importantes sur une encyclopédie puis nous cherchâmes d'autres informations sur son ordinateur.
Et bizarrement, là, à côté de lui, collée à son bras pour mieux y voir, je me sentais bien. En m'en rendant compte, je m'éloignai en me disant que je devais être folle.
A quatre heures, on descendit dans la cuisine pour goûter. Il m'offrit un sorbet à la fraise que j'acceptai avec plaisir. Il faisait tellement chaud! Après avoir mangé, on ouvrit les fenêtre pour faire de l'air. Au lieu de retourner travailler directement, David mit de la musique et on s'installa dans le canapé pour se reposer et profiter de la fenêtre ouverte juste derrière nous. Quand la musique s'emballa et que le poste crachota, on ne put s'empêcher de se mettre à rire. Là, je me dis que ce n'était pas si nul, finalement de passer du temps avec lui. Quand il n'était pas le petit chien près à se jeter sous une voiture pour vous prouver son amour, il était sympa comme mec. Je commencer à l'apprécier de plus en plus et à me dire que j'étais de plus en plus folle. J'avais surement disjoncté sur le fait de m'être disputé avec Vanessa. Mais bon, du moment que j'étais heureuse. Autant profiter de l'instant. Je me levai et me mis à danser. David me suivi. Je crois qu'on dansa comme des fous pendant une bonne demi-heure. A la fin, on se mit à tourner sur nous même et, en s'arrêtant, nous avions tellement le tournis, qu'on tomba l'un sur l'autre, par terre. Je me relevai vite et me rassis. Je me sentais quand même mal à l'aise. Et puis, on était pas vraiment amis et on s'amusait comme si on était les meilleurs amis du monde. Je ne voulais pas aller trop loin et lui donner de faux espoirs.
Finalement, on se remis au travail. A sept heures, on avait super bien avancé mais les parents de David n'étaient toujours pas rentré.

« - Pourquoi tes parents ne sont toujours pas là?
-Ben... Heu... Ils vont surement dormir à l'hôtel.
-Mais tu t'inquiètes pas de ne pas avoir de nouvelles d'eux?m'étonnai-je.
-Non, ils font ça souvent.
-Ah, et tu vas être tout seul cette nuit?
Oui, comme tout le temps.
-Tu veux venir dormir chez moi?lui proposai-je. (mais à quoi je pensais?)
-Non merci, ça va aller
-OK. A demain, alors.
-Oui, à plus.»

La lueur de tristesse était réapparue pendant notre échange. Je m'en allais.
Sur le chemin du retour, mon téléphone sonna. C'était Vanessa. Étant toujours en colère contre elle et n'ayant pas envie de lui parler, je ne répondis pas.
Elle rappela trois fois et la quatrième, je répondis.

«- Je n'ai pas envie de te parler.
-Allez, s'il te plait, arrête de faire le tête!
-Non, mon après-midi aurai pu être la pire au monde et tu t'en fout complètement.
-Mais non, j'ai voulu t'aider mais tu est parti.
-Si vraiment tu l'avais voulu, tu m'aurais rattrapé.
-Attends... Tu as bien dis «aurai pu être la pire au monde»?
-Oui, pourquoi?
-Elle ne s'est pas mal passée!
-Non, elle ne s'est pas mal passé et elle s'est même très bien passé.
-Bon alors pourquoi tu me fais encore le tête?
-Parce qu'elle aurai pu être pire!
-Qu'est-ce que je dois faire pour que tu arrêtes d'être fâché?
-Hum... Que tu viennes dormir chez moi ce soir et que tu apportes des muffins en même temps!
-Ha ha ha! OK. On fait comme ça. Je vais pouvoir voir Laurie et Jennifer!
-Je vois vraiment pas comment tu fais pour les adorer comme ça! Moi, elles me gavent vraiment.
-C'est normal, tu les as au quotidien. Moi je te rappelle que je suis fille unique. Il faut bien que j'exerce mon instinct maternel sur quelqu'un!
-Oui bon, arrêtes de parler et ramènes ta fraise! N'oublie pas les muffins!
-OK. A tout à l'heure!»


Je rentrai chez moi, allai à la cuisine et dis à tout le monde que Vanessa dormait à la maison. Les petites (c'est comme ça que j'appelle mes sœurs) sautèrent de joie et maman acquiesça.
Je montais ensuite dans ma chambre pour préparer le lit de Vanessa.

Une demi-heure plus tard, elle arriva chez moi avec des muffins fumants. Je les lui pris pour les poser sur la table et entre temps, mes sœurs arrivèrent et lui sautèrent dans les bras. Inutile de préciser que ma copine était aux anges.
A huit heures, maman nous appela à table et après manger, Vanessa et moi montâmes dans ma chambre. On s'installa dans nos lits respectifs.

«- Alors, raconte moi tout! Comment ça c'est passé?
-Bah on a d'abord travaillé jusqu'à quatre heures puis, on a gouter, après...
-Quoi après?!
-Après, il a mit de la musique, et comme le CD était rayé, il marchait pas bien et on a éclater de rire.
-Oui, et...
-Après on a danser comme des fous...
-Houlala!!
-Oh, ça va! Donc, je disais, on a dansé et après on est allé finir de travailler et après je suis partie.
-C'est tout?
-Heu... Oui.
-Menteuse, je sais qu'il y a autre chose! Dis le moi! Tout de suite!
-Bon, d'accord, arrête de crier tu vas réveiller les autres! Bon, j'ai appris que ses parents et sa sœur dormait dans un hôtel et le laissait tout seul chez lui cette nuit alors je lui ai demander s'il voulait dormir chez moi...
-Et il a dit quoi?
-T'as l'impression qu'il est là?
-Ah, il a dit non. Dommage.
-Non, tant mieux comme ça.
-Bah, t'aurais pu tomber amoureuse de lui cette aprèm', quand même!
-Non mais t'es pas un peu folle? Il est prétentieux, et même si on a passé une super après-midi, mon opinion à propos de lui ne change pas! (gros mensonge!)
-Tu es dure quand même!»

Elle trouvait toujours que j'étais dure, sans cœur et insensible. Au fond, elle avait peut être raison. Je peux facilement dire que je suis égoïste, insouciante du mal que je fais autour de moi, du moment que moi, je vais pour le mieux. En bref, je suis un vrai monstre! Le truc, c'est que ça ne me fait ni chaud ni froid. Vanessa, elle, pleurerait toutes les larmes de son corps si elle découvrait qu'elle était un monstre. C'est un vrai cœur d'artichaut.
Moi, je ne suis jamais tombé amoureuse. Pourtant, ce n'était pas les garçons qui manquaient, et qui plus est, étaient, eux, tous fous amoureux de moi. Mais ça non plus, ça ne m'a jamais touché. Je n'étais pas plus contente de plaire aux garçons que de leur rester indifférente.
J'ai toujours été très terre à terre, pas irréaliste pour un sous. Tout le contraire de Vanessa. Je ne comprend pas vraiment ce sentiment qu'est l'amour. Pour moi, il est trop idéaliste pour être vrai. L'amour est représenté comme un sentiment de bien-être, d'envie d'être tout le temps avec quelqu'un, sa moitié, de parfaite harmonie avec l'Autre. Mais la perfection n'existe pas. C'est surement pour ça que je n'arrive pas à aimer? Pourtant, j'aimerais bien essayer, faire fondre mon cœur de glace. Mais il n'y a rien à faire. Je suis condamné à passer le reste de mes jours seule, sans compagnon, ce qui ne me dérange pas plus que ça.

Le lendemain, je me levai en premier, allai me préparer et faire le petit déjeuner pour les autres. Puis, j'allai réveiller ma meilleure amie et restai à la cuisine pendant qu'elle se préparait à son tour. Quand elle eu finit, je disposai le petit déjeuner pour les parents et les petits sur la table et, on partit au lycée.
Quand j'arrivai en science, matière principale, je constatai que David n'était pas là. Je haussai les épaules: tant mieux, je n'aurais pas à me le farcir. Il s'était surement monté des films à propos d'hier, je n'avait pas besoin de supporter son enthousiasme maintenant. Si je pouvais avoir quelques heures de répit, je ne m'en priverai pas.
En histoire, pas de David non plus. Il allait surement être absent pour la journée. Le professeur, Madame Copernic demanda qui pourrait prendre ses devoirs pour lui apporter, personne ne se désigna. Il faut dire que c'était le début de l'année, on n'avait pas eu le temps de faire des affinités.

David fut absent toute la semaine, et revint le jeudi suivant. Lorsque notre professeur principal lui demanda la cause de son absence, il répondit tout simplement: maladie, ce qui sembla le satisfaire.
La semaine passa lentement, mais banalement. Le lundi, il vint chez moi travailler l'exposé, et le mercredi, j'allai chez David. Ma mère parut d'ailleurs ravie de le rencontrer. Je soupçonnais qu'elle croit qu'il était un éventuel petit ami. Rien que cette pensée me donnait envie de vomir.
Le vendredi, ses parents et sa sœur n'étaient toujours pas là. Je ne m'en fis cure.

Un mois passa comme cela, installant une routine, et David et moi ne nous étions toujours pas rapprochés, à mon grand soulagement, et lui ne cherchait pas à m'ennuyer avec ses histoires. Il se contentait de faire son travail et de rester à sa place. S'il était encore amoureux de moi, il n'en laissa rien paraitre, et je lui en fus infiniment reconnaissante.

Un jour, David fut à nouveau absent. Je ne m'en inquiétai pas, malgré qu'il ne l'avait plus était plus une seule fois depuis le début de l'année.
Sans doute était-il à encore malade. Après tout, nous étions en hiver, et certaines personnes avait une santé plus fragile que d'autres.
Seulement, cette fois-ci, deux semaine, puis trois passèrent, et il ne revenait toujours pas.
Étant inquiète, je trouvai le prétexte de lui ramener ses devoirs pour aller le voir et m'assurer de son état.




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J'ai pas résisté


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MessageSujet: Re: Prophéties- histoire fantastique   Mer 9 Fév - 21:01

CHAPITRE 2: L'appel

Je sais tout de toi. Mais toi, que sais-tu de moi?
Rien, tu ne sais rien.
Je me croyais égoïste, finalement, je ne suis peut-être pas la seule.




A la fin des cours, j'allai chez David. Arrivée devant sa porte, je toquai. Personne ne répondit. Je retoquai. Encore personne. Je tournai la poignée. La porte était ouverte. J'entrai.
Je l'appelai. Rien. Je montai voir dans sa chambre. Toujours rien.
Il avait disparu! Plus de David. Il était peut-être parti avec ses parents faire des courses ou autres. Non, d'après ce que j'avais compris, il ne faisait jamais rien avec le reste de sa famille. Et puis, quelle genre de personne laisserai sa porte ouverte alors qu'elle n'est pas dans la maison? Pas, le genre de David. Enfin, qu'en savais-je? Je n'étais pas de sa famille et je ne le connaissais qu'à peine. La seule chose que l'on avait en commun étaient nos exposés de cours. Et puis, pas de quoi en faire un drame.
Je pris un papier et un stylo dans mon sac, écrivit un mot à l'intention de David lui disant d'être plus vigilant et de fermer sa porte à clef. Je mis ses cours et devoirs à coté et m'en alla en refermant bien la porte.

Une fois chez moi, j'essayai quand même de l'appeler pour le prévenir (il m'avait donné son numéro de téléphone quand j'étais allé chez lui) mais il ne décrocha pas. Bah... Il ne devait plus avoir de batterie.

Tout à coup, mon téléphone sonna. Je pensai d'abord que c'était David qui me recontactait mais sur l'écran s'affichait «inconnu». Je décrochai mais personne ne me parla au bout du fil. Peu après, mon portable vibra et le clignotant des messages s'alluma. J'ouvris ma boite de réception et quelle ne fut pas ma surprise quand je lus: «demain, 11h00, rendez-vous devant le supermarché de ta rue».
Ce n'était pas signé. Je décidai donc de ne pas y aller. Vanessa aurai courut là bas, croyant à un admirateur secret, mais je ne suis pas elle, vous le savez déjà.

Le lendemain, le jour d'après et les jours qui suivirent, David resta absent.
Et moi, je commençais sérieusement à m'inquiéter.
J'en aurais bien parlé à ma meilleure amie pour savoir ce qu'elle en pensait, mais ce serai trop honteux. Moi, la fille au plus grand cœur de glace, m'inquiéter pour un garçon, personne ne penserai ça de moi... Et moi non plus d'ailleurs. Je ne savais vraiment pas ce que j'avais. Quoique, maintenant, sachant ce qui allait ce passer, je crois que je comprend...

Au bout d'une semaine et demi, je réésseyais de l'appeler, d'aller chez lui, mais il l'y avait personne. Je me rendis quand même compte que la porte était à nouveau fermé à clef.
Il fallait que j'en parle à un adulte. Enfin, non, même les professeurs connaissaient ma réputation de fille insensible. Je crois que c'est ça qui me rendais populaire: une fille canon, qui à tout les mecs à ses pieds, et qui ne s'intéresse à aucun. Quand je dis que je suis un monstre, que je me faisais passer avant les autres, c'est vrai. Si j'avais laissé ma réputation et ma dignité de coté, il ne serai pas arrivé ce qui est arrivé...

Un jour je reçu un nouvel appel «inconnu». Cette fois, la personne me parla.
«- Allo, fit-il d'une voix qui faisait penser à une voix étouffé par un chiffon.
-Allo, qui êtes-vous?
-Tu es bien Mélinda Quellan?
-Ou-oui, qui êtes-vous?
-Je suis quelqu'un qui peut attirer de très gros ennuis à ton copain David si tu ne fais pas ce que je te dis.
-Qu'est-ce que vous voulez de moi?,je commençais à avoir très peur.
-Je veux que tu te rendes au supermarché de ta rue. Ça ne te dis rien?
-Vous êtes celui qui m'a donné rendez-vous le mois dernier?
-Oui et si tu étais venue, ton copain serai toujours en liberté, à partager ta classe et ton exposé.
-Mais pourquoi vous vous en prenez à lui? Et puis ce n'est pas mon copain!
-Fais ce que je te dis si tu ne veux pas avoir sa mort sur la conscience.
-Non Mélinda, ne viens pas! C'était David qui criait loin du téléphone.
-Tais-toi toi! Et, pour toi Mélinda, tu ferais bien de faire ce que je te dis et de ne pas écouter ton camarade. S'il ne tient pas à la vie, je paris que tu tiens à la sienne. Rendez-vous demain à 22h30 devant le supermarché de ta rue. Tu crois pouvoir le faire?
-Oui, j'y serais. Mais passez-moi David que je m'assure qu'il vas bien.
-Oh, il ne va pas pour le mieux, et ça ne s'arrangera pas si tu ne viens pas demain. Clic....

…..»

Il avait raccroché. Je n'avais pas le choix. Bizarrement, je sentais que j'étais obligé d'y aller, comme si lui m'avait déjà sauvé et que je devais lui rendre l'appareil. Comme si je le connaissais depuis plus longtemps que ce n'était le cas. Enfin, que je croyais que c'était le cas...

C'est bizarre, en même temps que je me disais que j'avais l'impression de le connaître depuis très longtemps, j'eus en flash. Oui, un flash comme les flash back dans les films où les personnages revoient des scènes du passé.
Je vis une grande foret et, dans cette foret, il y avait David et moi. Il était entouré d'une grande lumière et flottait dans les airs. Au dessus de lui, des rayons de lumière formaient des lettre et ces lettres formaient la phrase «L'Elue nous sauvera du Mortalitchi en sacrifiant sa vie.»
David était habillé en homme d'affaire, non, plutôt en homme du 19 siècle, vous savez, ces costumes avec veste en queue de pie...
Moi, je portais une grande robe longue. Pas comme les dames de l'époque, la robe n'était pas bouffante mais évasée. Comme les costume de fée ou les robes des légendes d'Irlande. Ma tête était couronnée d'un cercle de fleurs blanches, bleues et roses.
Mon regard exprimait la terreur, j'avais peur et je ne savais pas quoi faire. Je savais que David était en danger et qu'il fallait que je fasse quelque chose mais je ne savais pas quoi.
Exactement comme maintenant.


Pour commencer, je savais qu'il fallait que j'aille à ce rendez-vous. La vie de David en dépendait, je le sentais.

Mais je savais aussi que si j'y allais, je me retrouverais dans une spirale d'événements où la survie n'est pas certaine.

Je sentais aussi qu'il fallait que je trouve cette fameuse Élue, même si je ne savais pas pourquoi, je devais la trouver, l'aider à vaincre ce Mortalitchi. Je sentais que ce flash n'était pas là par hasard, un peu comme si c'était David qui m'avait envoyé un signe. Absurde! Moi, la fille la plus réaliste et la moins farfelue qu'il y ai sur cette terre, je pensais à des choses telles que la télékinésie où des êtres mythiques qui devaient ce combattre...
Et puis, imaginons un instant que cela puisse être vrai, comment je devais la trouver moi, cette Élue?
Je commencerais par aller au rendez-vous, et arrivera ce qui arrivera. J'avais lu bien trop de livres avec de l'imaginaire et du fantastique pour me donner un peu d'imagination (ce qui n'a pas marché) pour ne pas savoir ce qui m'attendait. Je ne manquerais pas de toucher la mort des doigts, voir de la vivre.
Survivrai-je à cette aventure? Je n'avais pas le choix, il fallait que je le fasse. Pour David.
Je vous entend rire d'ici. «Ha ha ha! Elle dit qu'elle s'en fout de lui, que c'est un calvaire de le voir tout les jours en cours, et après elle part à sa rescousse et est prête à mourir pour lui.»
Et bien, oui je l'appréciais. Oui, peut-être que je ressentais quelque chose pour lui... Heu, non, c'était impossible, je ne pourrais jamais ressentir quelque chose de plus que de la petite amitié pour lui. Mais vraiment petite. Bah, de toute façon, ce kidnappeur voulait me voir moi et pas un autre. Je n'allais pas laisser un pauvre mec crever tout ça parce que je ne l'appréciais pas plus que ça!


Je commençais à préparer un petit sac de survie, sachant quand même que je n'aurai pas besoin de tout ça dans l'aventure que j'allai vivre. J'aurai plus besoin d'un grand courage et d'une grande détermination. Je mis un couteau, une bombe insecticide (on sait jamais, ça peut servir) et du poivre de Cayenne. Une corde, deux lampes torches, mon portable chargé au maximum, sa batterie (je doutais trouver des prises là où je me rendais mais bon...), deux talkie-walkies, un vrai kit de survie pour expert en excursion. J'emportai également un guide de la région (je ne sais pas pourquoi) et une gousse d'ail, un crucifix, et un pieu de bois (ne me demandez pas où je les avais trouvé).
Non, mais n'importe quoi! Je devais vraiment être tomber sur la tête ces derniers jours. Tout l'attirail pour vaincre un vampire. J'hésitais à les reposer, mais mon instinct me disait de ne pas le faire. Et je me fie toujours à mon instinct. Je savais que je devrais faire face à une sorte de vampire, allez savoir pourquoi...

Je me demandais s'il fallait que j'appelle Vanessa pour la mettre au courant. Je décidai que oui et me dirigeai vers le téléphone fixe, sur le mur de la cuisine. Au moment où je commençais à taper le numéro de ma meilleure amie, j'eus encore un flash. Cette fois, c'était moi qui criait à Vanessa de courir et de s'enfuir. Une chose noire et indistincte nous poursuivait.
Encore une fois, mon instinct me dis de ne pas l'appeler, que la vision était une sorte de prémonition de se qui arriverait si jamais je lui parlais.

J'attendis que tout le monde dorme pour sortir en douce et me diriger vers le supermarché. Il y avait une ruelle juste à coté qui menait à l'arrière du magasin. Il était exactement 22h30, l'heure prévue. Comme il n'y avait personne, je m'engouffrai dans la ruelle. Elle était sombre et il m'était impossible de savoir où je mettais les pieds. Un moment, je sentis que je marchais sur un truc gluant. De quoi vous dégouter à vie des ruelle sinistre comme celle-là. De toute façon, il n'y avait que moi pour m'y rendre sans invitation et pour, tout simplement être venue au rendez-vous. N'importe qui de sensé aurait prévenue la police qui serai venue avec une armé de chiens et d'armes. Mais je savais aussi que n'importe qui de sensé qui se serai engouffré là dedans avec des pistolets en veux-tu, en voilà, ne serai jamais ressorti de là. Je ne saurai vous dire pourquoi, mais je savais que moi, malgré le danger, j'étais la seule à pouvoir retrouver l'Élue qui sauverai David. Mon Dieu, j'étais atteinte, c'est obligé!

Je débouchais sur une porte entrouverte. Dessus, se trouvait une feuille de papier sur laquelle était écrit: «entre et vas jusqu'à la petite porte violette. Là, il y aura une autre feuille. Suis les instructions de cette feuille.». J'entrai donc et fis ce qui m'avait été demandé de faire.
Une fois devant la porte, je lis le mot. Celui-ci disait: «Maintenant, vas jusqu'à la porte de métal et entre. Quand tu sera entré, assis toi sur la banquette et pose ton sac par terre. Ha ha ha, oui je sais que tu as pris un sac. D'ailleurs, les gousse d'ail, le crucifix et le pieux étaient complètement ridicules! Non, je ne suis pas un vampire! Ha ha ha! Bon, maintenant, fais ce que je te dis.»
Il n'en fallut pas plus, j'avais compris. Il pouvait lire dans les pensés. Il fallait à tout prix que je cache mes pensées. Mais maintenant, il savait que j'avais un sac, comment faire?
J'optai pour la solution de mettre le maximum dans mes poches. Heureusement que j'avais mis mon pantalon baggie plein de poches et ma doudoune multi-poches. Je fourrais les lampes, les talkies-walkies, la corde et le couteau. Sans oublier mon portable que je mis dans l'unique poche de mon sweat-shirt.
A présent je récitai les lettres de l'alphabet et quand j'eus fini, je comptai tout en me dirigeant vers la fameuse porte en métal.
Arrivée, j'entrais en me demandant ce qu'il y avait dans cette pièce. Je fus surprise de me retrouver dans une banale salle d'attente. Bon, on ne peut pas dire qu'elle était banale, tout les sièges et banquettes étaient de velours rouge. Le bois du bureau qui était au centre de la pièce était en chêne massif noir et dessus trônait un ordinateur portable gris. Personne n'était assis au bureau, à mon grand soulagement. Les murs étaient eux aussi rouges mais avec des fresques. Celles-ci représentaient des guerriers en armures avec leur épées et leur boucliers qui semblaient luter contre quelqu'un. Non, ils ne luttaient pas contre quelqu'un, ils massacraient un village. A leur tête, un homme, plus grand et costaud que les autres, les menait et avait, lui, une armure rouge, pas grise comme les autres. Je ne saurais dire pourquoi, mais je sus immédiatement que c'était le «Mortalitchi». Non! Il fallait vite que je cache mes pensées sinon il allait découvrir que je savais. Mais qu'est-ce que je racontais?! Qui me disait d'abord que cette affaire et le mortalitchi, ainsi que l'Elue avait un lien? Et puis, j'étais sure que je m'étais tout inventé, à part l'enlèvement de David. Ça, on ne pouvait pas le nier, c'était bel et bien vrai, malheureusement. Quoique, ça pouvait tout à fait être un cauchemard et j'allais surement me réveiller et me retrouver à la rentrer, où je découvrirais, que par bonheur, je n'étais pas dans la même classe que le guignol qui m'a embarqué dans cette histoire!
Allez, réveilles-toi! Je me pinçais pour me réveiller, en vain.

Soudain, j'entendis un bruit. Ou plutôt un rire. Cette personne était décidément prise d'un grand fou-rire. Apparemment, ce n'était pas un lieu si sinistre que ça.

«-Mais voyons! Ce n'est pas du tout un endroit sinistre!»

Je me retournais pour voir qui m'avait parlé, mais il n'y avait personne.

«- Oh tu peux chercher, tu ne trouveras personne!
-Mais qui êtes vous? Et où êtes vous?
-Réfléchis!
-Vous êtes celui qui a enlevé David?
-Bravo! Tu es très perspicace! C'est une grande qualité!
-Je me fous complètement d'être perspicace, qu'est-ce que vous me voulais et pourquoi vous m'avez appelé moi et pas les parents de David si vous vouliez une rançon où je ne sais quoi. Moi je n'ai rien à vous donner contre sa vie.
-Oh mais tu ignore peut-être que David n'a pas de parents....
Là, j'eus un choc. Comment ça David n'a pas de parents?
-Tout le monde a des parents.
-Oui, il en avait..... Mais il n'en a plus.
-Mais, mais non.... Il ne m'a jamais dit ça, au contraire, il m'a bien fait comprendre qu'il en avait encore!
Je me souvenais encore de la fois où j'étais allé chez lui.
-Et bien, l'élu de ton cœur n'a pas été honnête avec toi, je suis vraiment navré.
-Ce n'est pas l'élu de mon cœur!
-A oui! J'avais oublié que tu ne savais pas ce que voulait dire «aimer», mais ne t'inquiète pas, tu le sauras assez vite. Oui, je lis aussi l'avenir, comme la vie est belle!
-Avec tout ça, vous n'avez toujours pas répondu à ma question! Où êtes-vous?
-Tu veux vraiment le savoir?
-Mais bien sur, puisque je vous le demande!
Là, je commençais à être très en colère!
-Bien! Je suis là où tu ne me trouveras pas, sinon dans ton esprit où il faudra fouiller dans les profondeurs de ton cœur.
-Quoi!? C'est quoi ce charabia? Ça ne veut rien dire!
-Ah mais si! A toi de trouver la réponse si tu veux revoir ton jeune ami.
-Ce n'est pas mon ami!
-Oui, oui...»

C'est pas vrai! Il était vraiment terriblement dérangé! C'était quoi cette énigme trop bizarre et qui ne voulait rien dire?
Si au moins j'avais un indice... Alors, là où je ne le trouverai pas. C'était peut-être un endroit invisible. Mais rien n'est invisible. Bon, je passais à la suivante, sinon dans mon esprit où il faudra fouiller dans les profondeur mon cœur... Peut-être que c'était un organe. Ou alors un neurone. Mais c'était invisible. Ou alors tout simplement, il fallait que je trouve quelque chose dans ma tête et dans mon cœur qui ouvrerait quelque chose d'invisible...

«-Oui! C'est ça!, fit une voix que je reconnaitrais entre mille.
-David, c'est toi?
-Oui, qui veux-tu que ce soit?
-Le taré qui t'a enlevé peut-être... Toi aussi tu peux lire dans les pensées?
-Heu... Oui, mais bon, ce n'est pas le plus importa... , je ne le laissai pas finir sa phrase.
-Où es-tu? Pourquoi l'autre a dit que tu n'avais pas de parents, et pourquoi il t'a enlevé et aussi pourquoi c'est moi qu'il a fait venir?
-Il a raison, je n'ai pas de parents, je ne peux pas te dire pourquoi il m'a enlevé ni pourquoi c'est toi qu'il a appelé et encore moins où je suis. Et oublie ce que je t'ai dis à propos de l'énigme.
-Que j'avais raison?
-Oui.
-Mais non! Tu n'a pas le droit de me dire ça, maintenant, je suis tout aussi concernée que toi, alors j'ai le droit de savoir!!!
-Tu as raison, tu as le droit de savoir... Mais la seule chose que je peux faire, c'est t'aider dans l'énigme. En fait, tu as raison, il faut que tu trouve quelque chose dans ton cœur et dans ton esprit pour ouvrir une porte invisible.
-Mais qu'est-ce qu'il faut que je trouve?
-Et bien, ça, c'est a toi de le découvrir, tout ce que je peux dire, c'est que tu dois trouver quelque chose dans ton cœur que ta tête, d'où ton esprit, refuse d'admettre.
-Tu le sais toi?
-Non, je peux lire dans la tête, pas dans le cœur. Je sais ce que ma tête à moi ne voulais pas admettre, mais je ne sais pas pour toi. Nous sommes tous différents et nous avons tous une part de nous que l'on veux à tout prix ignorer sans s'en rendre compte. Je veux que si jamais tu ouvre la porte invisible, dites «Portamus Invisibilus» ou «Portavisi» pour faire plus cours, tu ne la passes surtout pas. Et je ne veux pas que tu essayes de me chercher ni de prévenir quelqu'un de se que tu sais. Retournes chez toi et si jamais tu vois quelqu'un qui rode autours de chez toi, fuis et réfugies-toi chez moi. La maison est protégée et il ne t'arriveras rien si tu y est et rester chez toi mettrait en danger ta famille.
-Mais pourquoi? Je ne vais quand même pas te laisser ici tout seul!
-S'il te plaie, je t'en supplie, pars. Je... je ne supporterai pas d'avoir ta mort sur la conscience.
-…
-Je ne suis pas un meurtrier, alors pars.»

Je n'avais plus rien à dire. Je me levai donc du fauteuil sur lequel je m'étais assise pendant la conversation et me dirigeai vers la porte. Juste avant de la refermer derrière moi, je me retournai vivement et je pensai très fort:
«- Je m'en vais pour l'instant, mais ne crois pas que je vais te laisser tout seul. Maintenant, je fais aussi partie de l'histoire. Et on ne peut pas effacer les pages déjà écrites, on ne peut qu'écrire les pages blanches, et ça, je m'en chargerai.»

Pas de réponse. Je claquai la porte violemment et m'en allai. Je pris la direction de chez moi et puis finalement j'allai chez David. Il fallait que j'éclaircisse certains points sur lui. Je sentais qu'il me cachait quelque chose. Mais quoi?
En entrant chez lui, je vis que les meubles étaient recouverts de grandes bâches blanches et qu'il y avait des cartons remplis d'objets de partout. Donc, monsieur avait décidé de déménager. Mais, une chose me tracassait, comment pouvait-il vivre dans une grande maison comme ça, tout seul, sans parents, et sans travailler? Il allait vraiment falloir que je lui pose des questions quand je le reverrais, et cette fois-ci, il ne pourrait pas les esquiver.
Je montai dans sa chambre et ouvrit son ordinateur portable. Il était protégé par un mot de passe. J'essayai «Élue», puis «Mortalitchi»: rien. Alors, mon intuition m'indiqua d'essayer mon prénom: Mélinda. Et miracle!, ça fonctionna!
Je cliquai sur son fichier «dossier». Un grand nombre d'articles étaient consacré à l'Élue et au Mortalichi. Je me promis de les lire pour en apprendre un peu plus. Un article m'était dédié. Je me mis immédiatement à ça lecture.
Il contenait une fiche détaillé de ma physionomie et une sur mon caractère. Ensuite, plus complexe, il y avait fiche sur des évènements qui ne m'étaient jamais arrivés mais que j'avais pourtant l'impression d'avoir déjà vécus. On parlait d'un cratère au milieu d'une foret en Irlande, d'une pluie d'étincelles à Paris, d'une découverte mystérieuse de mine de diamant et d'autre pierres précieuses dans une clairière (dernier endroit pour trouver une mine) qu'on aurait dit enchanté tellement elle était belle et fleurie (il y avait des photos)... Que des endroits qui faisaient rêver. Tous ces événements avaient eu lieu à des dates importantes dans ma vie, mais à des époque différente. Le cratère s'était formé un lundi 5 octobre 1993, jour de ma naissance, la pluie d'étincelles le jour de mon stage chez une voyante en 3ème qui m'avait menée dans une découverte de moi-même stupéfiante, un 23 février, mais en l'année 1893, alors que je n'étais pas née, et la découverte de la mine le jour de ma rentrée en première, un lundi 4 septembre, mais en l'an 1793. Mille ans de décalage à chaque fois. Et sur chaque lieu de ces évènements étranges, il y avait écris un message.
Sur celui de 1793, il était marqué «Le mortalitchi est revenu. Il faut trouvé l'Élue. Un intermédiaire sera envoyé et leur destin seront liés.», sur celui de 1893: «Le mortalitchi s'est caché pour concevoir son plan. L'Élue devra le trouvé mais pour cela, il lui faudra résoudre l'énigme: cherche là où tu ne le trouvera pas, sinon dans ton esprit où il faudra fouiller dans les profondeurs de ton cœur.», la même énigme que le fou qui a enlevé David, et celui de 1993: «L'Élue est née. Elle sauvera notre peuple pendant l'année de ses 16 ans. Elle nous sauvera du Mortalitchi en sacrifiant sa vie. Elle est notre seule planche de salue.» Cette fois, la seconde partie du message reprenait les mots du flash que j'avais eu après le coup de fil du taré (c'était désormais son surnom attitré, du moins jusqu'à ce que je sache qui c'était!).

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J'ai pas résisté
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MessageSujet: Re: Prophéties- histoire fantastique   Mer 9 Fév - 21:03

CHAPITRE 3, partie 1

CHAPITRE 3: Recherches

J'ai beau chercher, je ne trouve pas. J'ai beau regarder, je ne vois pas.
Qu'essaies-tu de me dire, de me faire comprendre? Si quelque part se trouve une réponse, alors, c'est au fond de ton cœur.


Je décidai de ne pas rentrer chez moi pour la nuit et de dormir chez David. J'étais exténuée et je tombais de fatigue. Je m'étendis sur son lit et je n'eus que le temps de sentir l'exquise odeur qui émanait de son oreiller malgré son absence avant de m'endormir.
Je me réveillai en sursaut au beau milieu de la nuit. Le réveil indiquait 4H25, pas une heure pour se lever. Mais je ne pouvais me rendormir. J'avais fais un rêve très étrange, qui me trottait indéfiniment dans la tête. Je me trouvais dans un endroit paradisiaque où tout n'était que beauté. C'était un jardin fleuri de toute part. Des oiseaux volaient de partout. Une statue de pierre trônait au centre et toute la végétation semblait se tourner vers elle. Vous me demanderez ce qu'il y a d'étrange là-dedans, mais ce qui était bizarre, c'était l'atmosphère qui se dégageait de cette statue qui représentait un ange. Cet ange avait à la fois un visage sévère mais empreint de tendresse, comme un père qui gronde son enfant et qui est attendrit devant la mine désolée de celui-ci et à la fois séduisant, d'une façon dangereuse, et démoniaque. C'était le jour et la nuit, le noir et le blanc, l'ange et le démon. Effrayant et rassurant en même temps. Amour et Haine. Interdit et tentant à la fois. Et, aussi impressionnant que cela puisse l'être, cet ange me faisait penser à David: mystérieux et ouvert , joyeux et triste.

Puisque je ne trouvais plus le sommeil, je décidai de me lever. Fallait-il que je rentre à la maison? Il était bien trop tôt. Mais je voulais prendre une douche. Je n'avais qu'à me laver chez David. Oui, mais je n'avais pas d'affaire. Je cherchai donc dans son placard, espérant trouver quelque chose passable de m'aller. Tous ses vêtement étaient de grandes marques. Je continuai à fouiller quand je tombai sur une serrure, contre le mur au fond de l'armoire. Qu'est-ce que cela pouvait bien être? Je sortis de l'armoire et me mis à la recherche d'un clef susceptible d'ouvrir la serrure. Je ne trouvais rien au premier étage, alors je descendis au ré-de-chaussé. Je profitai de passer dans la cuisine pour me réchauffer un café et manger un pain au lait. Je poursuivis mes recherche dans le salon, où à nouveau je ne détectais la présence d'aucune clefs. Je remarquai une porte entrouverte dans un recoin du salon, et je découvris une grande bibliothèque. Tous les murs étaient tapissés de velours bleu marine et les bibliothèques contenaient des milliers de milliers de livres, tous plus anciens les uns que les autres. Au fond de la pièce se trouvait un piano à queue et un bureau sur lequel étaient posés divers instruments: flute, accordéon, violon... Étant fascinée par les violons et ayant toujours voulu en jouer, je m'en emparais et l'examinai sous toutes les coutures. Quand je le retournais pour observer la gravure «A David. Mélinda», quelque chose tomba de l'intérieur du violon et tinta au sol. C'était une clef qui semblait correspondre à la serrure de la penderie. Je me promis de revenir voir ce violon avec cette étrange inscription et couru enfoncer la clef dans la serrure. Elle y entrait parfaitement et je tournai donc la clef. Une porte, indétectable avec la peinture, s'ouvrit et je pénétrai dans la pièce sur laquelle débouchait la porte.

C'était une drôle de pièce. On aurait pu croire à un sanctuaire. Sur les murs étaient disposés plusieurs appliques contenant des bougies. Il n'y avait rien dans la pièce à part une estrade ronde au centre avec une sorte d'autel posé dessus. Aux cotés de cet autel se dressaient deux étranges formes recouvertes d'un drap blanc. Je m'approchai et regardai sur l'autel. Il y avait, posés dessus, une couronne de fleurs bleues, blanches et roses et une paire de chaussures à talons pas très hauts, mi rose, mi violette. Je soulevai le drap d'une des forme et tombai sur la robe que je portais dans mon tout premier flash. Celui où David volait. Et maintenant que je me rappelais de cette scène, je me souvenais que la couronne était également sur ma tête dans mon flash. Je soulevai le second drap, et je vis, comme je me l'imaginais, le costume à queue de pie de David. La robe et les chaussures étaient exactement à ma taille. J'allais ainsi pouvoir me laver.
Je remontai les affaires dans la salle de bain et passai sous la douche. En sortant, je m'habillai et attachai mes cheveux en une tresse. Ils me tombaient jusqu'au bas des reins. Je me regardai dans la glace. Mes cheveux bruns étaient parfaitement coiffés. Mon visage, toujours aussi parfait, exprimait l'anxiété, l'excitation et la sérénité. Ma robe, évasée à partir de sous la poitrine, était rose vers le haut et dégradait en violet vers le bas. Elle m'allait jusqu'aux pieds. Si quelqu'un m'avait croisé dans la rue, on m'aurait pris pour une reine tout droit sorti d'Irlande. Et cette personne n'aurait pas pu décrocher son regard de mon corps ni de mon visage. Les filles enviant ma beauté naturel, les garçon, rêvant en bavant de devenir mon petit ami. Chose qui leur étaient bien évidement impossible. Parce que, oui, il m'arrivait des choses plutôt étrange qui devait me faire revoir ma théorie sur laquelle le fantastique n'existe pas, mais tous ces gents qui m'enviaient ne me touchaient pas plus qu'avant.
Il était désormais 8H30, heure à laquelle j'avais intérêt de rentrer si je ne voulais pas que mes parents apprennent que j'avais découché. Même si je n'étais pas avec un garçon, il n'empêche que je n'avais pas encore la permission de dormir ailleurs que chez moi sans avoir prévenu préalablement.

Alors, je sortis de la maison de David, non sans avoir avant pris une photo du violon avec mon portable (il allait falloir qu'il s'explique, lui!), et me mis en route pour la maison. Sur le chemin, bien entendu, toutes les personnes qui me croisaient se retournaient sur mon passage. Il y avait même un garçon qui s'était pris un poteau dans la tête en me regardant trop longtemps!
Je rentrai chez moi, et laissai juste un mot pour dire que je devais sortir et que ne rentrerais certainement que dans l'après-midi, avant de repartir. J'avais décidé de retourner là où le «taré» m'avait donné rendez-vous la dernière fois.

J'arrivai à la ruelle où je m'étais retrouvé un jour plus tôt. Je m'y enfonçai jusqu'à l'emplacement de la porte. Et là, que ne vis-je pas? La porte avait disparu! Il ne restait plus qu'un mur! Je me demandais si quelqu'un avait bouché l'entrée ou si la pièce s'était volatilisé. Je penchais pour la première solution. Ou alors, peut-être tout simplement que cette porte et pièce n'avait jamais existé et que je m'étais tout inventé. Mais non, c'était impossible, comment expliquer la robe dans ce cas?
Ou alors, je revenais à ma toute première solution: J'étais folle. C'était d'ailleurs la solution la plus plausible! Peut-être devrai-je me soumettre à un test psychologique. Il y avait justement une clinique psychologique pas loin de chez moi: L'envol. Chaque jour, des gents pas très nets en sortent pour la journée accompagné d'une infirmière. Cet clinique était si riche avec tous les patients qu'elle prenait en charge, que chaque patients avait son infirmière personnelle.
Quoi qu'il en soit, il n'y avait plus de porte. Tout à coup, quelqu'un sortit du fond de la ruelle, un révolver à la main. Il m'interpella. Bien sur, je m'enfuis à toutes jambes. Ma robe et mes cheveux flottaient dans le vent derrière moi et celui-ci me fouettait le visage. Je peut vous dire que toutes les personnes que je croisaient se retournaient avec étonnement et l'étaient d'autant plus qu'ils me voyaient poursuivie. Je m'imaginais bien ce qu'il devait penser: «Comment quelqu'un peut-il courir après une aussi jolie jeune fille s'en être déstabilisé par sa beauté? Oui, mais qu'est-ce qu'on s'en fichait de ma beauté! Là, tout ce dont j'avais besoin, c'était de l'aide! A quoi bon être belle, sublime ou se que vous voulez si personne ne vient à votre secours quand vous en avez le plus besoin? Où était passé l'habituel chevalier servant qui sauvait les princesse en détresse?

Je me dirigeai vers le parc municipal puisqu'avec la verdure qu'il y avait là-bas, je savais que c'était l'endroit où je pourrais le mieux me cacher. Je courrai jusque derrière un énorme buisson et le cachai. J'entendis mon poursuivant passer tout près et continuer son chemin.
«- Yes! Je l'ai semé!
-Non, je crois pas!»
Et mince, il m'avait retrouvé et était à présent juste devant moi. Il leva son revolver en l'air, face à moi, le chargea. Souvent, on entend que les gents qui sont sur le point de mourir voient défiler leur vie devant leur yeux. Moi non, au contraire, je m'encrais au présent en essayant de trouver une solution. Certainement que mon cerveau n'avait jamais autant travailler et qu'il était en surchauffe.
Trop tard! Il tira.
Ce qui suivit, je ne l'ai pas compris tout de suite. Je crois même que je n'avais pas conscience de se qui se passait. Au moment où la balle qu'il avait tiré faillit me trouer la peau, je m'écriai «NON» et protégeai ma tête à l'aide de mes bras. La balle ne m'atteint jamais. En mettant mes bras devant mon crane, une sorte de bouclier se déclencha et empêcha la balle de passer, et la renvoya même sur mon agresseur. Celui-ci eu tout juste le temps de se baisser pour l'éviter. Le bouclier que j'avais activé était toujours en place. Il avait la forme d'une sphère autours de moi.
Mon agresseur n'avait pas le moins du monde l'air effrayé par le retours inattendu de sa balle ni par le bouclier qui m'entourait. Il avait l'air... résigné. Comme s'il s'attendait à ce qu'il venait de voir.
Au lieu de se décourager, il siffla, et deux hommes arrivèrent. Chacun tapèrent dans leurs mains et des minis sphères électriques apparurent. Ils les lancèrent dans ma direction.
Dans les phénomènes étranges, ce jour-là j'étais servie! Vous ne me croirez jamais (quoique, si vous m'avez cru jusque là, il n'y a pas de raison pour que ce ne soit plus le cas!), mais deux.. anges?, apparurent. Il y avait une fille et un garçon. La fille avait de long cheveux blonds qui lui descendaient jusqu'au dessous des fesses. Sa peau était si claire que l'on aurait dit de la porcelaine. Elle était grande et fine et était vêtue d'une robe courte blanche et simple qui lui arrivait un mi-cuisse. Apparemment, j'avais (enfin) trouvé une personne plus belle que moi! L'homme, lui avait des cheveux de la couleur de l'ébène qui étaient coupés court mais mal coiffés. Il avait les cheveux en bataille, mais bien fait. Comment vous expliquer? C'est comme s'il avait fait exprès de se décoiffer. C'était fait artistiquement. Il était grand et le t-shirt blanc qu'il portait laissait entrevoir sa musculature. Des vraies tablettes! Et son visage.. Ha! Son visage! Jamais je n'aurais cru dire ça un jour, mais il était sublime. MAGNIFIQUE! Il avait les yeux bleus lapis-lazuli. Son regard reflétait la tendresse et l'amour, mais aussi la passion et l'espièglerie. Il me regarda, et mon cœur s'affola.

En claquant des doigts, l'homme fit disparaître les boules électriques. La fille, elle, s'envola (bien qu'elle n'ait pas d'ailes) et tourna en rond au dessus des têtes de mes agresseurs. Une sorte de poussière d'étoile s'échappait de ses pieds et, en retombant sur les trois hommes, les fit éternuer et les aveugla. C'est alors que l'ange masculin récita des mots dans une langue morte étrangère et les trois disparurent.

«- Mais qu'est-ce que tu as fais pauvre idiot?! S'écria la fille, rouge de colère.
-Bah quoi? Je les ai fais disparaître. Ils ne pourrons plus rien lui faire!
-Mais, t'es vraiment débile! Tu crois réellement qu'ils l'ont attaqué de leur propre initiative? Tu vois pas qu'ils avaient vraiment pas assez de pouvoir ni d'expérience!?
-Et qu'est-ce que tu voulais que je fasse?
-Ça t'as pas traversé l'esprit qu'on aurai pu les interroger pour savoir ce qu'il voulaient à l'Elue, et qui les avait engagés???
-Heu?? Vous parlez de moi, là? Enfin, c'est moi qui me suis fais attaqué, mais vous avez du vous tromper en disant l'élue.
-Mais bien sur que non! Me répondit l'homme.
-Mais bien sur que si!
-Pourquoi dis-tu ça? Demanda la fille.
-Parce que je ne suis pas l'élue!
-Ah bon? Mais c'est impossible!
-Pourquoi dites-vous ça?
-Et bien, parce que nous n'apparaissons que lorsque l'Elue est en danger.
-Hein? Et bien, c'est peut-être parce que je suis certaine que je dois retrouver l'Elue, et qui si j'étais morte, l'Elue n'aurais pas été retrouvé?
-Mouais...
-En attendant, tu semble attirer le danger. Sais-tu ce qu'ils te voulaient?me questionna l'homme.
-Non, enfin, je suis liée à une histoire, qui je suis sure, à un rapport avec l'Elue, mais sinon... Et qui étaient ces homme?
-Ça, on aurait pu le savoir si cet abruti ne les avait pas tout simplement fait disparaître!
-Et on ne peut pas les faire réapparaitre?
-Malheureusement non.
-Ha.....
J'étais un peu perdu.
-Bon, et bien puisque tu n'es pas l'Elue, nous allons nous en aller.
-Mais surtout, s'empressa d'ajouter l'homme, si tu as le moindre soucis, n'hésites pas à nous appeler!
-Heu.. Alors je peux avoir votre numéro de portable?
-Un portable? Nous? Ha ha! Elle est bien bonne celle-là! C'est la première fois qu'on me la sort! Non, pour nous joindre, il suffit de crier notre nom.
-Et, comment vous vous appelez?
-Moi, c'est Gabriel. Non, pas le célèbre ange Gabriel. Quoique j'aimerais bien! Et elle, c'est Gwenddolyn.
-Ha, heu.. D'accord. A plus alors.
Gwenddolyn disparu. Gabriel s'approcha de moi, me caressa la joue, et me chuchota:
-Prends-soin de toi. Et appelle-moi si jamais tu as vraiment le plus petit des problèmes. Un coup de blues, une recherche à faire, ou tout simplement envie de parler!
-C'est bon, Cupidon, bouges-toi! Résonna une voix.
Il leva les yeux aux ciel:
-Ha, cette Gwen...»
Il me fit un clin d'œil, et disparu à son tour.

~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~

J'ai pas résisté
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MessageSujet: Re: Prophéties- histoire fantastique   Mer 9 Fév - 21:05

CHAPITRE 3, partie 2:

Je rentrai directement chez moi et appelai Vanessa.
«-Allo?
-Allo? Vanessa? C'est Mélinda.
-Ouais, j'avais reconnu, qu'est-ce qu'il y a?me demanda-t-elle d'une voix froide.
-Bah?! Tu me fais la tête? Qu'est-ce que j'ai fais?
-Ben.. Tu as légèrement séché les cours, n'as pas répondu à mes coups de fil, et m'as littéralement ignoré et oublié de m'appeler pour me dire pourquoi t'étais pas venue. A part ça.. Ben rien!
-Oh. Je suis vraiment désolé. Mais mon portable n'a plus de batterie et si je te dis pourquoi je suis pas venue, tu ne me croiras jamais!.
-Tu sais, tu es tellement terre-à-terre que c'est pas difficile de te croire!
-Justement!
-Bon, qu'est-ce qui a de si important?
-J'ai rencontré un garçon, dis-je toute excitée.
-Quoi?! Alors, là, oui, tu as raison, je te crois pas!
-Je te l'avais bien dis!
-Bon alors, raconte-moi tout. Comment vous vous êtes rencontré, comment il est, qu'est-ce qu'il s'est passé??
-Et ben.. (pouvais-je lui dire comment je l'avais rencontré), quand j'ai traversé le parc pour venir en cours, il y a un chien qui s'est mis à ma poursuite, alors, il a débarqué, et il m'a aidé.
-Ah, et il est comment.
-Trop beau.
Je lui fis la description de Gabriel.
-Wouah! Faudra vraiment que tu me le présente!
Ohlala! Dans qu'elle pétrin je venais de me mettre!?
-Oui.
-Bon, et alors, qu'est-ce qui s'est passé?
-Bah, on a parlé, et avant de partir, il m'a... caressé la joue et m'a dit de l'appeler au moindre soucis.
-Oh oh!! Et ben, ma vieille! Je suis contente pour toi! Heureusement que tu n'as pas suivi mon conseil et que tu n'es pas tombée amoureuse de David!
David? Mince, avec tout ça, je l'avais complètement oublié.
-Oui...Bon, il faut que j'y aille. A plus!
-Ouais, à plus!»

Mais quelle idée j'avais eu que de l'appeler? Et pourquoi j'avais voulu l'appeler, d'abord?
A la la....

Je décidai de résider quelques temps chez David, au moins le temps de résoudre toute cette affaire. J'envisageai de n'y aller que le soir, pour pouvoir préparer mes affaires et tout ce qu'il fallait pour le séjour.

Je ne savais pas quoi faire. J'avais préparé mes affaires, avais annoncé à mes parents que je ne serais pas là pendant quelques jours, fais tout le nécessaire, et maintenant je tournais en rond.
Je m'allongeai sur mon lit et laissai mes pensée vagabonder.

Je m'imaginais ce que j'allais devoir faire. Il fallait que je trouve un moyens de contacter David. Et puis, il fallait aussi que j'apprenne qui m'avait poursuivit dans le parc et pourquoi.
J'essayais de trouver ce que je ne voulais pas admettre. Qu'est-ce que cela pouvait bien être? Le fait que peut-être je n'étais pas aussi jolie que je le pensais? C'était peut-être ça. Alors, je me relevai, pris mon ordinateur portable sur mes genoux et postai une photo de moi accompagnée de la légende: «Me trouvez-vous jolie?» sur mon blog et sur Facebook.
En moins de cinq minutes, j'obtins 24 oui, et pas un seul non. Au bout d'une demi-heure, j'avais en tout 3947 oui et 1 non. Comme quoi, ce n'était pas ça.

Je décidai que c'était l'heure de partir. Je pris ma valise (et bien oui, moi, pour quelques jours, il me fallait une valise entière!), la mis dans le coffre de ma voiture et appelai ma mère pour qu'elle m'y accompagne. J'avais passé le permis, mais n'ayant que 16 ans, je n'avais encore le droit qu'à la conduite accompagné. Bien entendu, je ne dis pas à ma mère la vraie raison de mon voyage, si on pouvais appeler ça un voyage, et lui dis qu'il habitait ici une de mes amies chez qui je devais passer quelques jours et nuits pour travailler. Elle goba tout.

J'entrai dans la maison, toujours ouverte, comme d'habitude, et posai ma valise sur le palier. J'allai ensuite me préparer un cappuccino, et m'assis sur le canapé. Je pris mes écouteurs dans ma poche et mis en route l'album de Titanic. A peine la première chanson démarrée que je pleurais déjà. Je bus ma boisson en vitesse et montai dans la chambre de David m'allonger sur le lit. Je respirai à plein poumons pour m'enivrer de cette odeur qui émanait de l'oreiller. Ah! J'avais tant voulu la ressentir cette fragrance Sans m'en rendre compte, je m'étais languis le moment où je reposerais ma tête sur le coussin et où tous mes sens se remettraient à fonctionner plus vite.

Tout à coup, je me mis à pleurer. Je ne savais pas pourquoi, mais j'étais infiniment triste. Je voulais retrouver David, qu'il rentre et qu'il recommence à m'énerver en me suivant partout. Je voulais qu'il me cherche à nouveau du regard en se demandant si je pensais à lui.
Oh, j'entends d'ici ce que vous allez dire: «Elle est amoureuse». Bien sur que non! Je ne pouvais tout simplement pas tomber amoureuse de David. C'était impossible. Pourquoi? Parce que j'étais «la fille qui ne tombe pas amoureuse»... Mais, il me manquait. J'aimais ses manières et ses manies. J'aimais cette drôle de façon de me tourner autour, en restant mystérieux et ouvert en même temps. Et plus que tout, je voulais savoir ce qui le rendait si triste quand on parlait de sa famille. Parce que j'aimais ses yeux toujours enjoués et étincelant de bonheur. Alors je n'aimais les voir tristes, ces yeux bleus si beaux. Non, je n'étais pas amoureuse, je l'appréciais, réellement. Mais en temps qu'ami.
Je me souvins de ce qu'avait dit le kidnappeur de David. Il avait dit que David n'avait pas de parents. Et à chaque fois que je lui avais parlé d'eux, il avait eu l'air triste. Il avait certainement perdu ses parents étant petit. Mais le ton sur lequel le taré l'avait dis semblait vouloir en dire plus...
D'ailleurs, en parlant de se qu'avait dit le taré. Il avait dit que je ne savais pas ce qu'était aimer. Ça, c'était vrai. Mais il avait aussi dit que j'allais bientôt le découvrir. Pourquoi m'avait-il révélé ça? Et puis, si ça se trouve, il avait simplement voulu me faire douter. Vraiment bizarre. Toutes ses paroles semblaient être à double sens. Il avait dit que David était mon «l'élu de mon cœur». Où était-il allé chercher ça? Vraiment, il allait falloir le faire interner une fois arrêté. Enfin, si je l'arrêtais.

Le fait de penser à David et à tout ce que j'allais devoir faire pour le retrouver et le délivrer du taré, je me remis à pleurer. Plus fort, plus intensément. Mes larmes énormes trempaient le coussin sur lequel était posé ma tête Je pleurais, encore et encore, n'arrivant plus à m'arrêter J'avais l'impression d'avoir le cœur brisé. Mais pourquoi aurais-je eu le cœur brisé? Aucune raison valable. Bon, alors, je n'avais pas le cœur brisé. Je décidai que tout allait bien, me relevai, séchai mes larmes et allai à l'ordinateur qui se trouvait dans le bureau à coté de la chambre. Si je devais être liée à L'élue, au mortalitchi, et à tout cet univers surnaturel et paranormal, je devais au moins être au courant de certaines choses.

Je tapai les mots-clefs Élue, Mortalitchi et même Irlande, mais je ne trouvait rien d'intéressant Rien que des jeux vidéos, des informations géométriques ou autres renseignement.
Alors, je recherchai une librairie ou une bibliothèque qui serait spécialisé dans les légendes, plus particulièrement les légendes d'Irlande. Je tombai sur une: Irlande's legendes librery. Parfait.

J'allais y aller le lendemain. En attendant, je me préparai un repas pour le diner. Je me fis juste des pâtes, il faut dire qu'il y avait que ça. Je me servi une bière avec. Oui, je n'avais que 16 ans et je n'avais donc pas l'age légale pour boire de l'alcool seule, mais bon, ça m'aidait à noyer mon chagrin (pourquoi avais-je du chagrin au juste?) et mes problèmes. La bière n'était pas ce que je préférais, mais je n'avais trouvé rein d'autre dans le frigo, et c'était toujours mieux que rien.
De plus, je trouvais cette légalité de boire à un certain age complètement bête, puisque comparé à d'autre, je me sentais beaucoup plus adulte que mon age ne pouvait le laissait croire. J'étais une fille raisonnable sur qui on pouvait compter. Je n'avais jamais fumé, je n'avais jamais été saoule, je rentrais toujours avant le couvre-feu, si bien qu'il était de plus en plus tardif, et je gérais moi-même mes dépenses personnelle, à part la scolarité et le logement. J'avais un certain argent de poche tous les mois, et je travaillais pendant les vacances. J'avais ouvert un compte en banque où j'y plaçais chaque mois une somme fixe pour préparer mon entrée à la fac. J'étais populaire car très belle (ça, vous le savez déjà) mais ça ne me montais pas à la tête (je paris que vous vous demandez si j'ai raison sur ce coup). J'étais bonne élève, même si je n'étais pas première. Oui, j'avais une vie de rêve Bien sur, mes sœurs et mon frère m'exaspéraient parfois, mais ce n'était rien. Non, vraiment, rien ne venait gâcher mon existence Enfin, rien jusqu'à ce que David se fasse enlever. Là, tout avait basculé. Je ressentais des choses que je n'avais jamais ressenti, je découvrais des choses dont je n'aurais jamais soupçonner l'existence, et je faisait la connaissance de gents plus bizarre les uns que les autres...

Et puis, il y avait Gabriel. Pour tout vous dire, j'avais une envie intersidérale de le revoir. C'était bien ma veine de dire ça, juste moi.... C'était, comment dire.. nouveaux. Et bizarre, enfin pour moi, qui n'avais jamais ressenti le besoin de voir une personne, à part peut-être Vanessa, mais certainement pas un garçon. Il m'avait dit de l'appeler et de ne pas hésiter à crier son nom si j'avais besoin de lui, mais allais-je réellement l'appeler, juste pour lui dire que j'étais intensément attirée par lui? Non, je n'allais pas pousser le folie jusque là. Trop de choses avaient déjà changé depuis le début de cette histoire, je n'avais pas besoin, en plus de cela de me lançais dans quelque chose dans lequel j'étais plus que novice.
Oui, mais, arriverai-je à ne plus le voir. Je n'allais quand même pas me mettre moi-mémé dans une embrouille, juste pour avoir une raison de lui demander de l'aide.
Je finis par aller m'installer dans le lit de David. Il allait vraiment falloir que je vérifie s'il n'y avait pas une chambre d'ami, parce que je ne savais pas si j'allais arriver à rester toutes les nuits à sentir son odeur. Surtout si je devais me mettre à pleurer à chaque fois....
Je m'endormis en pensant à lui, à Gabriel, et, pour la première fois, à tous ces garçons qui me tournaient sans arrêt autour. Et ma dernière pensées fus pour cette question: les garçons n'étaient-ils attirés que par la beauté, le physique? Parce que, d'après ce que j'en savais, ils n'étaient pas particulièrement attiré par le coté sainte nitouche (mémé si je savais très bien m'amuser, qu'étant populaire, j'avais accès à toutes les soirées que je voulais, et que je choisissais toujours les plus connues dans le tas), qui ne bois pas beaucoup, ne fait pas de bêtises, ect... Ou alors, c'était juste pour ma «célébrité». Quoi qu'il en soit, peut m'importait. A ce moment là, je ne m'étais pas rendu compte que si je me posais la questions, c'est que justement ça m'importait, plus précisément pour deux d'entre eux.

Le lendemain, je me levai de bonne heure, et me préparai. D'abord, je pris mon petit déjeuner. Ensuite, je passai à la salle de bain faire ma toilette, et enfin, je passai devant le miroir. Ma tenue vestimentaire avait toujours été un élément crucial pour moi, mais désormais, je savais m'habiller parfaitement, sans la moindre tache en regardant à peine ce que je m'étais. Et pourtant, je savais, que n'importe quelle tenue que je mettais lançait inévitablement une nouvelle mode au lycée. J'étais branchée alors, c'était normal.
Je mis un jean Calvin Klein, un débardeur jaune canaris, et une veste en jean sans manche par dessus. Je chaussais mes traditionnelles sandales à talons de quinze centimètres noires à sangles cloutées. Où que j'aille, elles me suivaient partout. Je pouvais les porter avec n'importe quelle tenue, grand avantage. Ayant toujours été fascinée par les talons haut, je m'étais entrainé, petite, avec les chaussures de ma mère à marcher de haut. Du coup, j'étais capable de marcher parfaitement -d'une démarche, gracieuse, mais déterminé, qui montrait mon coté renfermé, que je n'étais pas une fille qui riait aux éclats n'importe quand, mais qui était plutôt du genre réservée- et des heures sans avoir une seule ampoule aux pieds. C'est vrai, j'ai toujours eu plusieurs facettes, comme si plusieurs personnes occupaient mon corps. Il y avait la fille branchée, à la pointe de la mode, qui s'entretenait, qui savais mener les garçons par le bout du monde, qui était celle que tout le monde regardait sur la piste de danse dans les boites de nuit, et il y avait la fille terre-à-terre, renfermé, qui ne savait pas ce qu'était de rêver. Et qui commençait à voir ses certitudes s'ébranler. Plusieurs moi.

Je sortis de la maison et partis en direction de la librairie. Au bout de vingts minutes de marche (et toujours aucune ampoules aux pieds ni la moindre petite douleur), j'arrivai enfin. J'entrai et fis tinter la clochette accrochée à la porte au passage.
Un vieil homme vint tout de suite à ma rencontre. Il me demanda si je cherchais quelque chose en particulier, et je lui répondis en lui demandant à mon tour si il n'avait pas un livre ou des documents concernant des légendes irlandaises qui parleraient d'une certaine Élue ou d'événements survenue il y a longtemps avec des messages concernant L'Élue. Et, miracle! Il avait justement ce que je cherchais. Il n'emmena dans le fond de la boutique et me fit passer dans la réserve. Il y avait un nombre incroyable de livres tous plus poussiéreux les uns que les autres. Des colonnes et des piles d'ouvrages s'élevaient de tous les cotés de la pièce. Le vendeur farfouilla sur un bureau en bois et attrapa un livre encore plus couvert de poussière que les autres. Depuis quand n'avait-il pas été touché? Un certain moment, mais un moment long. Il me tendis l'ouvrage. Je soufflai dessus pour pouvoir voir la couverture. Celle-ci était toute dorée. Des branches d'or semblaient l'enlacer . Dessus, une seule inscription: L'Élue. C'est sur, c'était Le livre qu'il me fallait. Aucun doute.
Je remerciai et payai le vendeur puis sortis. Je n'avais pas envie de rentrer, j'allais presque penser «à la maison», je m'appropriais déjà la maison de David.

Je me dirigeai vers le parc municipal, quand je me souvins de ce qui c'était passé. Je fis donc demi-tour et décidai d'aller à la bibliothèque.
Une fois arrivée, je parcourais les rayons espérant trouver quelque chose qui me tape à l'œil. J'avais été tentée de chercher un livre qui pourrait m'avancer dans ma quête, mais je n'avais pas envie de penser à ça. Je voulais me changer les idées. Pourquoi étais-je venue à la bibliothèque? Je ne savais pas. J'étais perdue. Habituellement, pour me changer les idées, j'allais plutôt à des soirées, et quand on était la journée, au cinéma, à des fêtes au bord de la mer ou de la piscine. Pas à la bibliothèque. Lire ne m'avait jamais plu, et jamais rien apporté. N'étant pas une rêveuse de nature, je ne trouvais pas mon compte dans les livres, et n'avait pas besoin d'histoires fantastiques ou idéales pour m'évader de ce monde. Moi, c'était plus les évènements branchés mon éléments. Même si je me fichais d'être aimée, ou populaire, toute cette clique branchée était tout ce que je connaissait. C'était un peu comme ma famille. Alors qu'est-ce que je faisais là? Tout simplement, je crois que j'avais la réponse au fond de moi: le contact avec David m'avait changé. C'était aussi indéniable que ça. Je ne pouvais pas le nier. Je n'étais plus la même. Plus cette fille insensible à tout. Mais était-ce vraiment bien pour moi? Si je n'avais plus mon mur de pierre, étais-je vraiment toujours apte à me défendre? Parce qu'il se trouvait qu'avoir du marbre à la place du cœur s'avérait très utile quand vous étiez dans des situation où les sentiments entraient en compte. Si vous ne ressentez pas de sentiments, ces situations-là n'ont rien de difficile à gérer, seul le devoir de ce qu'il faut accomplir compte dans ce cas-là.
Quoi qu'il en soit, je voulais du calme. Mais même dans ce lieu pourtant réputé pour son silence, je n'étais pas en paix. Les souvenirs de David revenaient en force sans avoir l'air de vouloir s'en aller. Comme s'ils avaient élu domicile en mon esprit et que quoi que je pense ou fasse, ils ne se délogeraient sous aucun prétexte.
Je sentais les larmes montaient en moi, et le besoin de conserver ma fierté me propulsa sur mes pieds et je couru jusque chez David. Sans même un regard pour mes affaires, pour la maison, le décors ou quoi que ce soit, je montais dans la chambre et je jetais sur le lit en m'effondrant en larmes. Je ressassais des idées noires, et je savais qu'il fallait que j'arrête, mais c'était plus fort que moi. Je ne pouvais m'empêcher de penser que c'était à cause de moi s'il était détenu prisonnier par ce psychopathe qui disait n'importe quoi, que si j'étais allé au rendez-vous la première fois, il serait toujours ici, chez lui, dans ce lit, av.... Non, Mélinda, reprend-toi! Mon Dieu, ce que j'allais penser!

Je pleurai de plus belle quand je me rendis compte de ce que j'étais devenue à cause de lui. Et dire que je n'étais même pas amoureuse de lui! Je ressentais une peine indescriptible, je me sentais seule, comme au milieu d'un gouffre dans lequel les parois étaient si lisses que je ne pouvais m'y accrocher pour en sortir. Et dans ce gouffre, seul la tristesse, le malheur et le chagrins étaient autorisés. Le bonheur n'avait pas sa place.

Soudain, alors que la douleur se faisait plus forte que jamais, une lumière blanche et aveuglante illumina la pièce. Une forme floue et blanche en sorti, et je sentis une main forte et chaude se poser sur mon dos. La forme s'allongea à mes cotés et se serra contre moi, jusqu'à me réchauffer entièrement. Une douceur et un amour insoutenable s'empara de moi et tout-à-coup, je me sentis incroyablement bien.
«-Là, ça va aller, chut... Ne pleure plus, je n'aime pas te voir comme ça. Ta tristesse me blesse au plus profond, et il n'y a que quand tu es heureuse que je vais bien.
Je me retournai contre la personne qui me procurait un tel bonheur et découvris un visage d'une beauté à couper le souffle. Mais je n'eus pas peur, parce que je savais qui c'était. Je connaissais cet être même si je ne lui avais parlé que quelques minutes. Il m'avait promis d'être toujours là pour moi, que je n'avais qu'à l'appeler pour qu'il apparaisse. Tout mon être aspirait à le voir, à le toucher. C'était... étrange. Je n'avais jamais ressenti ça pour personne. Je n'avais qu'une envie: me rapprocher un maximum de lui, me fondre en lui.
«-Gabriel...
-Oui?
-Reste avec moi.
-Je ne pars pas.
-Merci.
-Chut.»
Il me caressa les cheveux, les baisa. Je sentais son souffle et j'étais comme sur un nuage. Je me blottis dans ses bras ouverts comme une invitation et une promesse de bonheur éternel. Car c'est ce qu'il était, ce qu'il incarnait. L'éternité. Qui de mieux placé qu'un ange pour évoquer l'éternité?
Il commença à m'embrasser les épaules puis descendit le long de mon bras droit qu'il tenait dans sa main, et remonta jusque dans mon cou. Il fit ensuite glisser ses lèvres le long de mon menton, et fit des allé-retours entre mon menton et mon oreille. Il dégageait une telle tendresse que s'en était bouleversant.
Inconsciemment, mes lèvres cherchèrent les siennes. Malheureusement, lorsqu'elles furent sur le point de les toucher, Gabriel se recula brusquement. J'en fus choquée.
«-Qu'est-ce qui ne va pas?
-Je ne peux pas.
-Pourquoi?
-D'abord parce que tu n'es pas amoureuse de moi, et moi, même si je ressens de l'amour pour toi, ce n'es pas naturel, parce que j'en ressens pour tout le monde, et pour toi plus particulièrement parce que je dois te protéger, et parce que je suis un ange.
-Et alors? Et puis, qu'en sais-tu si je t'aime ou pas?
-Je peux lire ton cœur, Mélinda. Et le fait que je sois un ange implique que je ne peux pas avoir de contact physique avec toi, ni avec personne d'ailleurs.
-Pourtant, tu me touches là.
-Oui, mais ce n'est pas la même chose. Même toi, tu es d'accord avec ça. Tu es bien consciente que ce toucher là (il caressa ma joue), et celui-ci (il effleura mes lèvres) ne sont pas les même.
-Mmmm...
-Tu devrais dormir.
-Non.
-Comment ça non?
-Je ne comprend pas comment vous pouvez nous demander de dormir quand vous nous distrayez comme ça. C'est exactement la même chose dans les films et dans les livres.
-Et comment sais-tu que c'est comme ça dans les livres? Je croyais que tu n'étais pas du genre à lire, que tu trouvais plus ton compte dans les fêtes et tout le toutim.
Je rougis.
-Tu n'es pas ce que tu veux faire croire, Mélinda. Mais le plus triste, c'est que même toi tu ne t'en rends pas compte. Tu es beaucoup plus profonde que ce que la plupart des gens croient, et tu es plus complexe. Pourtant, tu raisonnes sur un mode très simple, comme si tu refoulais ta vraie nature, comme si tu ne voulais pas y avoir affaire. Mais tu ne peux pas changer ce que tu es. Tu crois que tu as changé au contact de David, mais tu as toujours été comme ça. C'est juste qu'il t'as fait découvrir une nouvelle partie de ta personnalité que tu ne connaissais pas. Il faut que tu t'acceptes comme tu es, Mélinda!
Je me retournai dos à lui.
-Tu dis n'importe quoi.
-Tu sais que j'ai raison, sinon, tu ne prendrais pas la mouche comme ça.
-Non, je te dis que tu dis n'importe quoi. Il ne m'a rien fait découvrir du tout. Et puis, de toutes façons, je n'ai rien à voir avec lui!
-Dis-moi, pourquoi tu t'énerves juste pour ça alors que je t'ai fais des remarques sur d'autres choses? C'est la seule chose qui t'a fait tilter. Tu ne m'as rien reproché pour le reste. Et puis, tu dis que tu n'as rien à voir avec lui, mais tu penses quand même que c'est à cause de toi s'il est emprisonné.
-Parce que c'est la vérité!
-Non, ce n'est pas vrai. Si il a été emprisonné, c'est qu'il s'est jeté lui même dans la gueule du loup. Il y est allé de lui même pour que tu sois protégé.
-Donc, au final, c'est quand même ma faute!
Il secoua la tête, et s'affala sur le lit.
-Tu es infernale. Tu es bornée à un point! Je suppose que je n'arriverais pas à te faire entendre raison? Même si tu pleures tous les soirs à cause de lui...
-Arrête... Gémis-je.
-Même si tu adore sentir son odeur sur l'oreiller... continua-t-il.
-Arrête!
Je sentais les larmes monter. Il fallait qu'il cesse ça!
-Même si tu cherches un moyens de le délivrer, même si tu es venue t'installer chez lui, même si la moindre évocation de lui de fait monter les larmes aux yeux!
-Stop...
Je pleurais. Les larmes avaient jaillit malgré moi. Je pleurais maintenant à flot. Ça faisait si mal. Je savais bien qu'il avait raison. Je ne pouvais m'empêcher de vouloir le sauver, de pleurer pour lui, mais ça ne voulait rien dire! Je ne l'aimais pas! Bien sur que je me sentais concerné. C'était pour moi qu'il était allé se donner en pâture, pour m'empêcher d'avoir des ennuis. Malgré ça, j'étais quand allé à ce stupide rendez-vous, et j'avais été emmenée dans cette histoire.
Oui, j'avais été emmenée dans cette histoire, et j'avais décidé d'y rester, de ne pas en sortir, même lorsque j'en avais eu l'occasion. Alors, que faisais-je, là, à me morfondre? Je n'avais jamais été comme ça. En effet, David ne m'avait rien fait constater du tout. Parce que je n'avais pas changé. J'allais me relever, comme à chaque fois qu'un obstacle se dressait devant moi. Qui étaient ces hommes pour me mettre dans cet état et me dire quoi faire? Depuis quand n'obéissais-je plus à mes propres règles?

Je me relevai, sortis du lit et pénétrai dans la salle de bain. Je me mis face au miroir. Des traces de larmes s'étalaient sur mes joues. Mes cheveux étaient en bataille. Des cernes commençaient à pointer le bout de leur nez. Je venais d'être victime d'une prise de conscience. Mais comment avais-je pu me laisser aller comme ça? Ce que je voyais dans la glace, ce n'était pas moi! Ce que j'avais fait plus tôt dans la nuit -j'en avais honte rien que d'y penser-, ce n'était pas moi non plus. Moi, j'étais la battante qui ne se laisse pas marcher dessus et qui ne montre pas ses sentiments.
Jamais je ne m'étais conduite comme ça. J'étais tombé au plus bas, mais c'était fini.

Je me passai de l'eau sur le visage, me brossai les cheveux et les attachai en queue de cheval haute.
Ensuite, j'entrai à nouveau dans la chambre où Gabriel m'attendait toujours sur le lit. Sans un regard pour lui, je pris mes vêtements dans le sac qui était posé sur le fauteuil au coin de la pièce. J'ôtai mon bas de pyjama et enfilai mon collant noir puis ma mini jupe en jean, et enlevai ensuite mon haut pour mettre mon soutient gorge, mon caraco noir et mon haut bleu roi à décolleté plongeant. Je chaussai ensuite mes éternelles sandales à talons. J'avais fait tout ça le dos tourné au lit. Après avoir mit mon pyjama dans un sac en plastique destiné au linge sale, je pris mon sac à main et sorti de la chambre. Au moment, où je passais la porte, Gabriel m'appela.

«-Je peux savoir où tu comptes aller?me demanda-t-il
-Hum, fis-je semblant de réfléchir, non.
-Et pourquoi s'il te plait?
-Il ne me plait pas.
-Très drôle. Décidément, tu es vraiment obstinée!
-Merci du compliment répliquai-je.
-Bon, tu me le dis ou il va falloir que je te suive?
-Très bien môssieur. Je vais dehors me changer les idées. Ça te va?
-Mais il est à peine quatre heures du matin!s'ahurit-il.
-Et alors?
-Tu vas tomber malade!
-Tu arrêtes, oui!? J'ai l'impression d'entendre mon père quand j'avais 8 ans!
-Quand tu avais 8 ans, tu ne sortais pas à quatre heures du matin!
-Mais maintenant, j'en ai 16! Et puis, je croyais que «tu n'est heureux que quand je le suis». On peut pas dire que ça te réussisse! Tu me mets plus en colère qu'autre chose! Bon sang de bon soir! Vous allez tous arrêter de me dire ce que je dois faire! J'en ai plus qu'assez! Je suis assez grande pour savoir ce que je dois faire, aux dernières nouvelles!
-Les dernières nouvelles ne devaient pas être très fiables, marmonna-t-il.
-Quoi?
-Je disais juste que j'allais t'accompagner.
-Espèce de menteur, fis-je, résignée. Je suppose que tu ne changeras pas d'avis, hein?
-Non.
-Bon, bouge-toi alors, l'air est étouffant ici.»

Il se leva, arriva devant moi, et je m'effaçai pour le laisser passer. Nous descendîmes au rez-de-chaussé et sortîmes. L'air dehors était déjà chaud puisque nous étions toujours en été. Le soleil commençait à se lever et la lune hésitait entre rester et laisser la place au jour. J'offris mon visage à la légère brise qui secouait les arbres. Un bol d'air frais avait toujours été ce qui me faisait le plus de bien. J'avais l'impression d'être incroyablement légère, de m'envoler. Un sentiment de liberté s'installait progressivement dans tout mon être.

«Alors, on va où?questionna Gabriel.
-Tait-toi!persiflai-je.
-Pourquoi?
-Parce que j'essaie de me détendre, idiot!
-Ah...
-Tu n'as qu'à me suivre, conclu-je.»

Je me baladais le long du trottoir qui bordait la maison et la rue. Je me sentais en paix avec moi-même, comme si le vent balayait mes soucis et mes doutes.

Après quelques minute à savourer ma nouvelle sérénité, une question s'imposa à moi: Et maintenant? Que devais-je faire? Oui, c'était bien beau de dire vouloir changer les choses, mais d'où devais-je partir? Le livre que j'avais trouvé à la librairie pourrait peut-être m'éclairer. Mais je n'étais vraiment pas d'humeur à lire. Non mais, quel ennuie! Franchement, je ne voyais pas ce qu'il y avait de reposant, fascinant à se plonger dans un livre... Je secouai la tête. Il fallait vraiment que j'arrête de penser des chose comme ça, qui ne me faisaient pas du tout avancer dans ma quête.

«Heu... se risqua une fois encore l'ange.
-Quoi?! M'emportai-je?
-Et bien, hum, comment dire... commença-t-il.
-Vas-y, crache le morceau!
-Ça va! Ne m'agresse pas! Je pensais que peut-être voudrais-tu en savoir un peu plus sur l'Élue... hésita-t-il.
Là, il m'intéressait. Mais pas question de montrer trop d'intérêt. Il ne manquerait plus qu'à lui faire croire que je dépendais de lui!
«Dis toujours, on ne sait jamais.
-Je ne peux pas te dire...
-Mais alors pourquoi tu parles?tempêtai-je.
-Et si tu me laissais finir? Non, mais ce n'est pas croyable! Je croyais que tu voulais sauver ton David! Tu vas arrêter de ne penser qu'à toi, oui? Donc, je disais, je ne peux pas te dire, mais je peux te montrer.
-Tu n'avais qu'à le dire tout de suite, aussi!répliquai-je, ne voulant pas admettre ma faute, de mauvaise humeur à présent.
-Mouaif....médita-t-il. Bon, donc, il existe une pièce, appelée «Pièce de vérité» à laquelle nous, les anges, avons accès. Là bas, il te suffis de penser à l'événement que tu veux, pour voir apparaître tout son passé, les choses le concernant et qui se sont passées avant. Une sorte de retour dans le passé, de frise chronologique.
-Donc, il suffit que tu m'emmène là-bas, et j'aurais la réponse à mes questions, c'est ça?demandai-je.
-Non, ce n'est pas aussi simple. Il faut d'abord se débarrasser de toutes pensées négatives, pour ne pas bloquer le système,et pour pouvoir pénétrer dans la salle.
-Quoi? Mais comment veux-tu que je ne pense plus à rien de désagréable dans cette situation, avec tout ce qui m'arrive?m'exclamai-je, abasourdie.
-Et bien, me répondit-il, un sourire s'étirant sur son visage, je peux t'aider à faire le vide... Mais, je ne pense pas que tu sois vraiment d'accord, par rapport à la manière dont il faut s'y prendre...
-Dis toujours, le poussai-je méfiante.
-Hum, je ne crois pas vraiment pouvoir te le décrire, comme ça... Je devrais peut-être te le faire, immédiatement...
Il commença à s'approcher de moi.
-Houla!reculai-je. Tu ne crois quand même pas que je vais te laisser m'approcher comme ça! Non mais!»
Il m'ignora et me pris les mains, délicatement, doucement, ferma les yeux, m'intima de faire pareil et récita quelques mots dans une langue étrangère.

«Tempus volat, ut me Acces magnifici, salvum me socium tibi secreta.»

Je cru reconnaître du latin, ayant étudié cette langue au collège.
Tout à coup, je me senti légère, voler... Puis, j'eus l'impression de tourbillonner, et plus rien.
Je restai les yeux fermés, n'osa les ouvrir.
J'entendis un rire étouffé.

«Tu peux ouvrir les yeux, ria-t-il.»

Je regardais tout autour de moi, n'en croyant pas mes yeux. La pièce n'avait pourtant rien d'exceptionnel, mais elle inspirait le respect, et nul n'oserait profaner un lieu pareil.
Tout était blanc, tout. Les murs, le plafond, et la porte était d'une pâleur excessive. Il n'y avait rien d'autre. La pièce n'était pas bien grande, mais sa couleur la rendait plus spacieuse.

«-Ça y est, on y est?demandai-je, déçue, m'attendant à mieux.
-Oh non, là, on est juste arrivé à la porte d'entrée. Tu vois la porte là-bas? C'est derrière cette porte que se trouvent tes réponses.
-Alors, allons-y.
Je commençais à avancer en direction de la porte.
-Non, non, me retient-il. Il faut d'abord te purifier l'esprit! Allez, viens.»

Il m'emmena juste devant la porte, sur un rond de lumière qui venait du sol. Alors, il se plaça derrière moi et m'enlaça de ses bras, me serrant contre lui.

«Que... commençai-je.
-Chut, me coupa-t-il.»

C'est alors que, comme plus tôt dans la nuit, je ressenti un immense bonheur, une paix intense s'emparer de moi. Je ne pensais à plus rien, si ce n'est qu'à être dans ses bras.
Quand j'eus l'impression de ne plus pouvoir me sentir mieux, je senti une grande chaleur, venant du bas, certainement du rond de lumière sur lequel nous étions positionner, m'envahir, puis, à nouveaux, je me senti légère, et entendis la porte s'ouvrir dans un claquement sec.

Lorsque je senti mes pieds se reposer sur la terre ferme, j'ouvris instantanément les yeux.

Je me suis arreter là pour l'instant

~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~

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MessageSujet: Re: Prophéties- histoire fantastique   Ven 25 Fév - 19:56

Voila la fin du chapitre 3.

Je ne su dire si ce qui se trouvait devant moi était oui ou non à la hauteur de mes attentes. En fait, je ne savais pas vraiment ce que j'avais espéré. Je me trouvais dans une pièce grande, spacieuse, où des fauteuils de cuirs blanc écrus formaient un cercle fermé. Au centre, un grand écran plat flottait dans l'air. Chaque fauteuil était équipé de petits écrans. La pièce était dans les tons de violet pâle. Le sol était tel que l'on eu cru marché sur un champs de violettes. A part cela, la pièce était vide. Décidément, bien que je ne sache pas où je me trouvais, ils avaient ici un goût prononcé pour le vide.
Gabriel m'invita à prendre place sur l'un des sièges. Une fois tous deux installés, il m'expliqua le fonctionnement de la salle. Il me dit de ne pas oublier que je ne pouvais que voir le passé de certain événements. Non pas comprendre pourquoi ils étaient arrivés, mais le comment, et pas le futur. Il me recommanda de bien choisir l'événement auquel je voulais penser, parce que l'on avait droit qu'à une seule chance, uns seule tentative.
Lorsqu'il se fut tût, je fermai les yeux, et me concentrai pour faire le vide. Je choisi de voir le passé de comment David s'était retrouvé derrière cette « Portavisi ». Je portai alors toute mon attention sur le soir où j'étais allé retrouver David derrière le magasin, comment je lui avais parlé, et comment il m'avais révéler ne pas avoir de parents.
Un éclair traversa la pièce, ce qui eu pour réaction de me faire ouvrir les yeux. L'écran central, ainsi que tous les petits accrochés aux fauteuils se mirent à faire un bruit bizarre pour ensuite s'allumer dans un grand « Tchonc ».
C'est alors que sur l'écran apparu David, et qu'on l'entendit penser, comme si l'on était dans sa tête.

« C'est pas vrai. Bon sang, il doit bien y avoir un moyen ! Non. Décidément, je ne peux pas laisser le Mortalitchi s'en prendre à elle. Il faut qu'elle découvre qui elle est. »
David tourne et retourne dans la pièce sombre. Elle ressemble à sa chambre. C'est sa chambre. Il se dirige vers la penderie, l'ouvre, et pénètre dans la pièce où son costume et celui de l'Élue reposent sur leur mannequin. Il prend la couronne de fleurs entre ses mains et la hume. Son parfum y est encore imprégné. Ça sent si bon ! Son odeur lui manque tellement ! Combien étaient bien les années précédentes, quand il pouvait l'entourer de ses bras, lui donner des baisers dans le cou, l'embrasser, s'endormir contre elle. Combien il regrettait que cette saleté de Mortalitchi l'ait tuée avant qu'elle n'ait su ! Éternelle, voilà ce qu'elle est. Mais lui, qui l'est aussi, supportera-t-il encore longtemps de devoir tout recommencer à chaque fois, de la voir mourir à chaque nouvelle vie ? Pourquoi était-ce lui qui avait été choisi ? Tout serait tellement plus simple s'il n'avait pas à lui courir après. Devoir lui reprouver son amour tout le temps est déjà si difficile. D'ailleurs, dans cette vie, elle a l'air bien plus coriace, et n'a pas l'air disposée à l'écouter. Et si leur amour était terminé, à cause de ces si nombreuses vies perdues, et recommencées sans arrêt ? Si le lien qui les liait avait été brisé à force d'être étiré et autant malmené ? Comment pourrait-il encore vivre ainsi longtemps ? Ah ! C'est si facile pour eux, là-haut, de dire que c'est mon devoir de veiller sur elle, de lui montrer la voie. Mais si elle ne l'écoute pas, comment est-il sensé lui montrer quoi que ce soit ? Et puis, il n'en peut plus de la perdre. Il veut juste vivre avec elle, comme deux êtres normaux. Il est là le hic. Ils ne sont pas normaux. Elle encore moins que lui. Elle a un destin si beau et grand. Et pourtant si dangereux ! Oui, son rôle est de la soutenir dans sa quête. Et il est prêt à tout pour l'aider. C'est son devoir après tout.
Mais voilà, il est tombé amoureux de Mélinda. La quitter est si difficile. La voir rigoler avec tant d'autres personnes et pas lui, lui brise le cœur plus de fois qu'il ne le pensait possible. Pourtant, il faut qu'il se rende à l'évidence. Elle ne veut pas de lui. Il a fait tant d'effort pour changer ça. Rien à faire, elle est insensible à lui. Il aimerait tant qu'elle ouvre les yeux. Bien sur qu'elle sait qu'il est fou d'elle. Comme s'il avait été possible de ne pas le voir après l'année passée ! Il a tout essayé, mais elle n'est pas intéressée, c'est tout. Oui, mais pourquoi ? Bon, il faut avouer, il n'est pas un ange. Il ne s'appelle pas Gabriel, lui ! Ah que cet ange aux yeux bleus lui tape sur les nerfs avec ses airs d'innocence incarnée ! Ce n'est qu'un coureur de jupon oui ! OK, il ne vaut peut-être pas mieux que lui de ce coté-là. Mais lui, il faut bien qu'il joue son rôle. S'il veut plaire à Mélinda, que peut-il faire de mieux qu'être canon, branché, populaire ? Surtout qu'elle est la fille la plus adulée du lycée. Dire que cela ne fait que la deuxième année qu'elle est au lycée ! Même les terminales bavent sur elle ! Mais quoi qu'il fasse, elle ne l'aime toujours pas. Et elle ne l'aimera jamais, c'est devenu un évidence, simple, mais si difficile à accepter.
Quoi qu'il en soit, qu'elle veuille de lui ou pas, il ne peut pas la laisser aller retrouver le Mortalitchi. Elle n'est pas prête. Il n'y a qu'une seule chose à faire. Il doit y aller avant elle. Il a déjà un temps d'avance, vu qu'elle a refusé le premier rendez-vous. Oui, il l'a espionné. Il était perché sur un arbre face à sa fenêtre chaque nuit, à veiller sur elle.
David repose la couronne qu'il tenait toujours dans les mains. Il sort ensuite de l'antichambre, et s'assoit sur son lit. Il sait qu'il n'a besoin de rien là où il va. De toute façon, il n'y a que deux issus: soit il réussit à empêcher le Mortalitchi de trop avancé et il rentre, soit il meure là-bas. Mais dans ce cas, il ne pourrait plus jamais revoir Mélinda. Et l'Élue a besoin de lui pour trouver sa route. Donc, il ne doit pas faillir à sa mission. Il n'a pas le choix.
Il ferme les yeux, inspire un bon coup, et annonce, assez fort pour que sa voix se répande dans la pièce:
« Mélinda ne m'aime pas, et malgré tout mes efforts, elle ne m'aimera pas. Alors, Portavisi, viens à moi, que je puisse la sauver, pour qu'elle continue sa vie comme si je n'avais jamais été que le crétin qu'elle hait tant ! »



Les écrans s'éteignirent d'un seul coup, aussi brutalement qu'ils s'étaient allumés. Je n'osai pas bouger. Les larmes coulaient lentement sur mes joues. Alors, il avait bien fait tout ça pour moi. Mais aussi pour l'Élue. Quels liens entretenait-il avec elle ? Il était parti mourir pour elles ! Pourquoi avait-il fait ça ? Enfin, je le savais, ça, le pourquoi. Mais tout ça paraissait si insensé. Était-il vraiment aussi amoureux de moi, pour en arriver à aller droit vers le danger ? Je ne comprenais pas, bien qu'il n'y ait rien à comprendre. Mon esprit était embrouillé, et je ressentais une colère tellement grande que j'avais peur que tout mon être se fissure de parts et d'autres.
Je me levai de mon siège, tremblante, et Gabriel, hésitant, avança prudemment vers moi. Tout doucement, il tenta de m'enlacer de ses bras, mais je me débattis, et essayai de m'en aller en courant. Je voulais vite aller retrouver David. Lui dire combien il était idiot d'avoir fait ça. Combien je le détestais de m'infliger une si grande peine, et d'avoir été aussi bête !
L'ange me força à me calmer en me maintenant contre son torse, malgré mes agitations, et à bout de force, je me laissais aller. Je vis petit à petit le vide se faire en moi, et le noirs s'installer devant mes yeux. Et, épuisée, je me laissais tomber dans l'inconscience qui me tendait les bras et qui m'attirait, profitant de ma faiblesse.

~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~o~

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MessageSujet: Re: Prophéties- histoire fantastique   Sam 28 Mai - 12:08

CHAPITRE 4 : Une présence inattendue

Sois forte. Toujours. Ne baisse jamais les bras. Quoi qu'il arrive, quoi qu'il se passe, malgré le chagrin, la douleur et le désespoir, surtout, garde courage et continue ton chemin. Toi seule peux nous sauver et te sauver. Notre destin repose sur tes épaules. Et même sans ça, relève toi à chaque étape, pour moi.

Lorsque je me réveillai, je me trouvais dans le lit de David, confortablement installé au creux de l'épaule de Gabriel. L'épaule de Gabriel ?! Je me redressai vivement et regarda l'ange. Il était endormi avec un visage paisible et un sourire aux lèvres. Il était vraiment magnifique. Je secouai la tête et me levai. Je décidai de prendre un bain, ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Je fis couler l'eau bien chaude et me glissai à l'intérieur de la baignoire. Le liquide brulant agissait comme un somnifère sur mes membres endoloris. La chaleur m'enveloppa et je pût enfin me détendre entièrement. Depuis quand n'avais-je pas été complètement en paix avec mon corps ? Cela faisait un bon moment que je ne l'avais plus chouchouter et l'avais laissé à la dérive. Peut-être trouverez-vous ça bizarre de parler ainsi de son physique, mais le corporel est très important. C'est ce qui nous porte tout au long de notre vie. Ce qui nous fait surmonter les épreuves, les maladies. Alors, l'entretenir est nécessaire.
Je ne pouvais trouver la paix en mon esprit. Tout ce qui se passait m'en empêchait. J'attendais que cette aventure soit finie pour enfin me reposer mentalement. Du moins je l'espérais. L'impression que mon cerveau était en surchauffe était constante. Je ressentais en permanence un mal de crane impossible. Il se peut que se soit aussi le fait d'avoir trop pleuré.

Au bout de ce qui me parut une éternité, je sorti de mon cocon liquide et m'enroulai d'une serviette. Mon mal de tête reprenant de plus belle, je m'assis par terre, les genoux repliés contre ma poitrine et les mains sur mes jambes. C'est ce moment que choisi Gabriel pour entrer à pas de loup, sans se faire entendre et pour se glisser derrière moi et m'entourer de ses bras, posant son menton sur mon épaule dénudée. Pourquoi ne le repoussai-je pas ? Je n'en sais rien. Je sais juste que mon être aspirait à se tenir au chaud contre lui. Une chaleur intense et bouleversante m'envahit. Je ne sus ce que c'était mais je me doutai que l'homme en était la cause. Je me laissai fondre dans son étreinte et me rendis compte que j'avais soudainement chaud au cœur. C'était étrange, son seul contact me rendais heureuse. Je fermai les yeux, savourant le moment. Pourtant, des images défilèrent dans ma tête. David enchainé, les messages prophétiques au fil des années, les écrans dans cette salle blanche, David partant se sacrifier pour moi, les hommes et leurs boules de feu au parc, le livre de la librairie. Le livre ! Je me dégageai de l'ange pour me précipiter en bas dans le salon où j'avais laissé mon sac. En farfouillant à l'intérieur, je trouvai l'ouvrage. Je m'installai sur le canapé en cuir pour entamer ma lecture. L'écriture était à peine lisible, les lettres étant presque effacés et les lignes serrées, se dépassant les unes sur les autres. Les pages jaunies par le temps sentaient le renfermé. Je commençai à lire pour me rendre compte que je ne comprenais pas les mots inscrit sur le papier. C'était une autre langue. Il me sembla reconnaître du latin à nouveau, mais je ne parvins pas à déchiffrer le texte, même en me servant des quelques bases apprises il y avait bien longtemps. Alors que je me demandais comment j'allais bien pouvoir faire, le jeune homme, resté à l'étage, apparu en bas des escaliers et vint s'assoir à mes cotés. Il ne semblait pas fâché de mon comportement. Il devait certainement avoir compris mon caractère et s'être résigné. Ou alors, sa bonté naturelle dû à son origine sainte l'empêchait de m'en vouloir.
Il me prit le livre des mains et lut silencieusement. Lorsqu'il eut fini, il me redonna l'objet et se leva pour aller devant la porte fenêtre qui donnait sur le jardin, puis annonça d'une voix égale :

« Ça dit que l'histoire de l'Elue est une légende irlandaise dont on entendit parler en premier par une femme que l'on traitait de sorcière car elle disait avoir eu des visions, il y a des siècles de ça, vers l'an 793. Elle prétendait avoir vu la fin du monde, un être horrible et laid détruire toutes vies sur terre et une personne, une jeune-fille aux pouvoirs immenses sauver les hommes de ce monstre. Personne ne voulut la croire, mais elle continua à répandre ses idées et petit à petit, la légende de l'Élue s'ancra dans la mémoire des irlandais. On raconte que la femme avait démontré ses dires avec la venue d'anges annonçant eux aussi la catastrophe à venir. Ils auraient soit-disant ordonné aux villageois de chercher l'Élue et de l'obliger à combattre cet homme, appelé Mortalitchi. C'est vraiment n'importe quoi !
-Pourquoi ça ? demandai-je.
-Parce que j'y étais. Et que ça ne c'est absolument pas passé comme ça.
-Ah bon ? Mais tu as quel age ?
-Plusieurs centaines d'années... Mais là n'est pas la question.
-Et où est-elle alors ?
-Tout simplement qu'on n'a jamais demandé à ces hommes de retrouver l'Élue et de la forcer à tuer ce Mortalitchi ! S'emporta-t-il. Au contraire. On a bien précisé qu'il ne fallait surtout pour la chercher, qu'elle devait découvrir d'elle-même qui elle est et qu'elle devait comprendre toute seule son destin.
-Mais enfin ! Elle ne peut pas faire ça seule !
-Ne t'inquiètes pas, elle est entourée. Bien plus que ce qu'elle ne le croit.
-Tu sais qui c'est ?
-Hum... ? Non...

Pendant notre échange, il s'était retourné vers moi et maintenant, il avait le regard perdu dans le vague. J'eus l'impression qu'il omettais quelque chose délibérément.

-Bon et donc, elle doit sauver le monde, c'est ça ? Continuai-je de questionner.
-Non, répondit-il d'un ton catégorique.
-Mais alors elle est sensé faire quoi à la fin ? M'énervai-je
-C'est compliqué... hésita-t-il.
-Je suis pas débile, je peux comprendre, l'encourageai-je.
-C'est toute une histoire. Et c'est une très longue histoire.
-Tu sais, j'ai tout mon temps.
-Très bien...
Il y a bien longtemps, le monde avait connaissance de la magie. Oui, la magie existait, et certains élus avaient le pouvoir de l'utiliser. Seulement, les règles qui régissaient cette partie de l'existence ne convenaient pas à tout le monde. Alors, un homme, Ramsès, décida de créer sa propre armée et de mener le monde de la magie à la destruction pour qu'il puisse régner en toute liberté. Il rameuta toutes sortes de sorciers plus dangereux les uns que les autres et il monta l'armée noire. À force de se renfermer dans le noir, dans la destruction, il finit par transformer sa propre âme qui devint sombre, sans une seule part d'humanité. Et il devint le Mortalitchi, le sorcier le plus puissant que le monde magique n'ait jamais connu. Tous le craignaient et c'est pour cela que la magie disparut peu à peu des mémoires. Les sorciers ne l'utilisaient plus, espérant ainsi se faire oublier du Mortalitchi. Mais, depuis toujours, une prophétie prédisait déjà cet événement. Bien que tous essayèrent de l'empêcher de s'accomplir, lorsqu'ils virent leur échec, malgré la peur que leur inspirait Ramsès, ils savaient qu'un jour ou l'autre, une sorcière puissante, plus puissante que lui, l'Élue, réussiraient à le vaincre. C'est ainsi que les anges de la Prophétie furent créés pour la protéger lorsqu'elle apparaîtrait. Et un autre puissant sorcier fut choisi pour l'accompagner dans la découverte de qui elle est. À partir de là, le mythe se répandit notamment en Irlande, où la magie continuait d'exister un peu, puisque le célèbre Merlin venait de Grande Bretagne. Cette femme, qui prédit l'arrivée de l'Élue exista vraiment, elle vu également la fin du monde, mais ne savait pas qu'il ne s'agissait que du monde sorcier. Aussi, si jamais l'Élue n'entre pas vite dans l'histoire, il en sera finit de toutes les créatures magiques peuplant ce monde. Il n'y aura plus de sorciers, plus d'anges, plus rien. Même moi je disparaîtrait. Il ne reste plus énormément de temps, deux, trois ans tout au plus. Parce que le Mortalitchi détruit peu à peu les pouvoirs du monde, pour se les approprier. Mais un sorcier séparé de sa magie, qui est aussi sa seule force vitale, son souffle de vie, meurt dans les deux heures qui suivent. Et tu sais Mélinda, si tu es persuadée que c'est à toi de la trouver, il va falloir te dépêcher, parce que là, tu fais du surplace. Si l'Élue ne se rend pas compte elle-même de son importance, tu vas devoir l'amener à le savoir, et le faire vite. Nous ne pouvons plus attendre. Tu ne dois plus t'arrêter à tes émotions. Tes sentiments seront une de tes plus grandes force, mais seulement lorsque tu l'aura trouvé.

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MessageSujet: Re: Prophéties- histoire fantastique   Mer 8 Juin - 19:42

– C'est facile de dire ça ! Mais je ne sais même pas par où commencer ! M'affolai-je.
– Tu crois que je suis là pourquoi ? Et puis, il y a Gwen, tu peux aussi l'appeler. Et tu rencontreras d'autres personnes qui t'aiderons. Mais il faut se dépêcher, sans forcer les choses.
– Tu es bon toi ! Ce n'est pas à toi que l'on demande ça !
– Si tu savais.... Tu crois que ce n'est pas une responsabilité de m'occuper de toi, alors que d'autres auraient tellement plus besoin de mon aide ! Mais tu ne penses qu'à toi, se résigna-t-il.
– Ce n'est pas vrai, me vexai-je. Je ne veux pas que tu disparaisses et je veux sauver David.
– Et si il ne s'agissait pas de gens que tu connais mais de parfait inconnus ? Serais-tu prêtes à aller au bout de toi-même, à te surpasser pour tous les sauver ? Me provoqua-t-il.
– Mais ce n'est pas à moi de faire ça ! C'est à l'Élue.
– Oui mais si tu penses être la seule à pouvoir la retrouver, alors, si tu échoues, ce sera comme si c'était elle qui échouait », conclu-t-il avant de s'en aller dans la cuisine.

Mon portable sonna et lorsque je décrochai, ma mère me demanda de rentrer, que quelqu'un était là pour nous voir.
Entre temps, Gabriel était remonté dans la chambre. J'y allai à mon tour pour prendre mes affaires et me rendis compte que l'ange n'était plus là. Il avait dû retourner dans son pays, son paradis, ou je ne sais quoi. En fait, je ne lui avais jamais vraiment demandé où il allait quand il n'était pas avec moi. Je ne m'en inquiétai pas et pris la route pour me rendre chez moi.

J'arrivai dans l'allée de ma maison et reconnu la voiture qui y était garée. Je me précipitai alors à l'intérieur pour découvrir celle que je n'avais plus vu depuis des années. Ses long cheveux blonds ondulés, pareil à tous ceux de ma famille – sauf les miens – et ses yeux bleus profond m'avaient terriblement manqué. Sa silhouette sans défaut, son port de tête, sa coutumière élégance avaient toujours étés mon modèle. Ma sœur de sang, ma sœur de cœur. Celle qui avait bercé mon enfance, qui m'avait aidé à faire celle que j'étais à présent. Qui m'avait entraîné à être parfaite jusqu'au bout des ongles. Elle était la seule pour qui j'aurais fait n'importe quoi. La seule pour qui j'AVAIS fait n'importe quoi. La seule pour qui je m'étais faite punir. La seule à qui j'avais accepté d'obéir. Vous commencez à me connaître, n'en ayant rien à faire des problèmes des autres ne me touchant pas particulièrement, froide comme tu marbres, sage, jamais à me mouiller pour quoi que ce soit. Et bien Elle avait réussit à me décoincer, à me faire sortir de mes gongs quand j'étais impassible, à me faire mourir de rire quand j'étais renfermée sur moi-même, à me faire punir quand je ne voulais pas de problèmes. Et pour ça, il n'y avait qu'elle. Un lien particulier nous unissait, et j'avais l'impression que jamais rien ne pourrait le détruire.

« Enaelle ! M'écriai-je en sautant dans les bras de ma sœur. Je n'aurais jamais pensé te voir ici ! Quelle surprise ! Mais que fais-tu là ?
– Je suis venue rendre visite à ma petite sœur. J'ai appris qu'elle était étrange ces temps-ci, me répondit-elle, une trace d'amertume dans la voix, ce qui me surprit.
– Ah bon ? Mais qui a bien pu te dire chose pareil ?
– Qui d'autre que les parents enfin ?
Je ne me serais jamais imaginé qu'ils se seraient douté de quoi que soit. Pour moi, ils étaient aveugles, gobaient tous mes mensonges.
– Et tu vas rester longtemps ?
– Non, juste le temps de quelques semaines, pour régler les dernières affaires qui me retiennent ici.
– Donc tu ne compte pas revenir après ?
– Bien sur que si, mais juste pour voir la famille, soupira-t-elle.
– Ah, et bien, c'est parfait ! Bon, je monte ranger mes affaires dans ma chambre.
– Je vais monter les miennes aussi.

Nous montâmes ensemble les escaliers qui nous séparaient du premier étage et nous arrêtâmes devant la même porte.
– Ah, c'est vrai. Je me suis installé dans ton ancienne chambre. Il faut que tu mettes dans la mienne à l'époque.
– Bon, puisque je n'ai pas le choix...»

Elle semblait contrarié, chose que je n'avais jamais vu chez elle. Elle semblait amère, comme si elle m'en voulait profondément pour quelque chose.
Je haussai les épaules et entrai dans ma chambre. Je posai mes sacs sur mon bureau et m'affalai sur mon lit. Il était tellement moelleux que je rebondis dessus. C'est une des choses qui m'avaient décidé à prendre cette chambre après le départ de ma sœur. Il y avait aussi la grande porte fenêtre vitrée, qui faisait entrer un maximum de lumière, effet que j'adorais. Je pouvais voir les étoiles la nuit, puisque mon lit était face à la fenêtre et que je ne fermais jamais les volets, plus par flemme vu les choses innombrables qui se trouvaient devant, que par autre chose. Allongée, je pouvais voir mon plafond écru fissuré par plusieurs endroits. Toute ma jeunesse, j'étais venue me réfugier dans ce lit et j'avais regardé ces lignes inégales, m'amusant à imaginer diverses formes inexistantes. Jamais Enaelle ne m'avait repoussé. Elle m'avait toujours accepté dans son lit, pour me rassurer, m'endormir, me chuchoter des histoires à l'oreille.
Quoi qu'il en soit, cette nuit-là, je ne parvins pas à m'endormir. Je n'eus de cesse de penser à ce que m'avais raconter Gabriel. Gabriel... Un ange, tant physiquement que moralement, sentimentalement et sur tous les autres points possibles d'y avoir. Je me sentais défaillir dès que je l'imaginai, lui et tous les tendres moments passés ensemble. Je sentais inconsciemment mon mur de glace fondre peu à peu. Et je ne le voulais pas. En plus de cela, je ne devais pas l'approcher de trop près et on ne pouvait pas dire qu'il me facilitait les choses avec son comportement. Cette manie de toujours me prendre dans ses bras m'insupportait autant qu'elle me plaisait. Et il le savait.
Vers les trois heures du matin, je sombrai dans un sommeil léger. Je rêvai et bizarrement, j'en étais consciente. Ce qui en était d'autant plus flippant. Surtout que j'étais dans un endroit sombre, tellement que je n'y voyais que très peu, mais pour une raison que j'ignore, je devinai le moindre objet et la moindre présence dans l'habitacle. Je devinai la couleur des murs, qui n'en avaient pas vraiment d'ailleurs, puisqu'ils étaient de pierre. Je sentais également les odeurs environnantes avec une intensité surprenante. Je pouvais aussi entendre des bruits qui pourtant n'auraient jamais dû me parvenir. Et j'étais effrayée mais déterminée. Forte et apeurée. Je connaissais mes capacités mais n'avais pas une totale confiance en elles. Mais alors qu'un son attira mon attention dans la direction opposé que celle dans laquelle j'étais et que je vis David, enchaîné par terre, l'échine baissée, les épaules affaissées et la respiration saccadée, je brillai soudainement d'un courage indomptable. Et, sans même y penser, je faisais apparaître une boule qui semblait de feu et d'électricité dans une main, puis dans l'autre et joignis les deux pour n'en former qu'une seule plus grosse, plus puissante. Je me retournai ensuite et lançai ce flux intense de pouvoir sur la personne qui avait essayé de m'attaquai de derrière. Celle-ci fut automatiquement jetée à terre et sa poitrine se releva avec peine. Elle leva la tête lentement et je lus alors une haine profonde dans des yeux que je n'aurais jamais cru d'exprimer cela. Ma sœur. C'était elle. Il devait y avoir une erreur. Mais mon instinct me disait qu'il n'y en avait pas et une fois de plus, je l'écoutai. Je me ruai tout de même vers elle et la soutins pour l'aider à se relever. Grossière erreur. Elle sourit sauvagement et, plissant les yeux, m'envoya une onde si forte que je m'en retrouvai à mon tour au sol, aux pieds de David. Celui-ci ne bougea pas et je reportai mon attention sur la provenance du coup. Ce n'était plus la fille que j'avais connu. Il ne restai plus rien de celle qui avait était ma confidente, mon amie. Alors, bien qu'un léger remord persistait, je fis Le mouvement. Celui que Gabriel m'avait apprit. Il avait bien précisé que c'était le plus puissant que je puisse utiliser, n'étant pas l'Elue, qu'il aurait été bien plus utile et destructif si je l'avais été mais qu'il fallait que je m'en serve qu'en cas d'extrême urgence. C'était un cas d'extrême urgence. J'exécutai donc ce qu'il m'avait montré. De ma main, que je maintenais en demi-cercle, comme si j'avais eu quelque chose à l'intérieur, je fis une boucle en forme de huit, rejoignis mon autre main et lançai les deux avec le plus de puissance, de force et d'intensité qu'il n'en résidait dans tout mon être. Je dus au passage me déboiter un bras car un mal atroce m'envahit du côté droit de l'épaule. Je tombai à genoux sans avoir vu si ma cible avait été atteinte. J'en déduisis que oui au cri strident qui avait retenti. Mais lorsque je relevai légèrement la tête, il n'y avait plus personne si ce n'est qu'une fumée grisâtre. Décontenancée, je trouvai néanmoins le courage de me traîner jusqu'à David. Cela faisait si longtemps que je ne l'avais pas vu ! Je caressai alors sa joue de ma main avec le plus de tendresse possible et il leva les yeux vers moi. Il était vraiment mal en point. J'avais mal pour lui. Je ressentais toute sa souffrance comme s'il s'agissait de la mienne. Et sous le poids de l'effort et de la douleur, je m'effondrai contre lui, ma tête sur ses jambes croisées en tailleur. Et ces fut alors à lui de me caresser la visage. Avec douceur, comme s'il avait eu peur que je me casse. Ce qui risquait d'arriver à cause du trop plein d'émotions en une seule soirée. Malgré la position inconfortable dans laquelle je me trouvais, j'étais bien, contre celui que j'avais tant cherché. Et lorsque je me sentais partir vers les méandres de l'inconscience, j'étais sure d'une chose...
Et je me réveillai en sursaut. Ce songe avait vraiment été étrange. J'avais la tenace impression que j'étais passé à côté quelque chose, qu'il fallait que je me rappelle, que les derniers instants avaient été les plus importants. Mais impossible de me souvenir de quoi que soit si ce n'est que je savais une chose. Mais quoi ? Aucune idée.

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MessageSujet: Re: Prophéties- histoire fantastique   Dim 25 Sep - 15:55

Je me levai et m'habillai. Il faisait froid désormais, aussi enfilai-je un tricot en laine douce sur un pantalon en daim beige.
En allant dans la cuisine pour déjeuner, je passai par la chambre de ma sœur pour voir si elle dormais encore. Alors que j'arrivais devant sa porte, je l'entendis répéter d'étranges paroles. C'est du latin. « Encore ! Pensai-je. » J'en avais assez d'entendre sans arrêt cette langue. J'écoutai plus attentivement et sembla reconnaître le passage. Je ne me souvenais plus de quoi il s'agissait, mais je savais que je l'avais déjà entendu.
Je décidai de n'en faire cure et de continuer mon chemin. Je ne voulais plus me prendre la tête pour l'instant. Je voulais retrouver mon train de vie d'avant, avant que je ne connaisse David, avant que Gabriel n'entre dans ma vie, avant que l'Élue vienne polluer mon monde.

Descendant les escaliers, je sentis une douleur fulgurante à la poitrine. Comme si on m'avait poignardé en plein cœur. Insoutenable, je n'arrivais pas à reprendre mon souffle et je dû m'accroupir sur une marche. Je portai ma main à mon ventre et touchai mon pull. Mais ce n'était pas la bonne texture. Ce que je sentais sous mes doigts était liquide mais épais. Je jetai un coup d'œil avant de relever vivement la tête. C'était d'une couleur brunâtre, rouge foncé. Du sang. J'en avais maintenant plein la main. Alors que j'allais me relever, je ressentis à nouveau cette douleur, mais dans le mollet cette fois. Là encore, du sang en coulait. Puis, une dernière fois, le mal qui m'avait déjà prit par deux fois revint, plus fort, plus douloureux, à la tempe. Pourtant, lorsque je tattai pour chercher d'éventuelles blessures, je ne trouvai rien. Ma peau était parfaitement refermée. Mais alors d'où tombait ce sang ?

Pour éviter que quelqu'un ne me voit comme ça, je me précipitai tant bien que mal hors de la maison. Je me retrouvai sur le trottoir. Je ne suis pas sûre d'avoir bien suivit ce qui s'est passé à près.
À une vitesse inouïe, je me suis sentie happée par quelque chose, un bras, par la taille. Ayant gardé les yeux grands ouverts, je voyais défiler devant moi ma rue et d'autres rapidement, mesure que je les parcourais. Enfin, le bras me relâcha et je tombai au sol, dans une ruelle. Rah ! J'en avais marre de ces endroits reculés où personne ne pouvait me venir en aide en cas de problème !
Je reportai mon attention sur la personne qui m'avais emmené ici et m fus à la fois stupéfaite et effrayée de ce que je découvris. L'être que j'avais devant moi était pourvus d'un grand sourire duquel dépassait deux dents, deux canines, extrêmement longues et aiguisées. Et une langue passant sur des lèvres épaisses. Il avait les yeux rouge et écarquillés, comme obnubilés pas quelque chose. Minute ! Obnubilé par.... Mon sang ! Oui, il avait le regard fixé sur les grosses goutes qui dégoulinaient de ma tête, ma poitrine et ma jambe. Je reculai vivement, mais avant même d'avoir eu le temps de faire un mètre, j'étais immobilisée par une main puissante. L'homme se plaça à califourchon sur ma taille et passa ses doigts dans mes cheveux. Au moment où il porta sa main pleine de mon sang à sa bouche, j'eus peur de ne pas comprendre. Mon Dieu, un vampire ! J'étais tombée sur un vampire ! Bon sang, pourquoi fallait-il que je rencontre toujours des gens bizarres et dangereux ?

Mais pendant que je pensais ça, son expression changea. Il devint surprit, ébahi. Il recula vivement, comme s'il avait le diable devant lui. Comment pouvais-je lui faire aussi peur alors qu'il y avait trois fois plus de force dans son petit doigts que dans tout mon corps ?

Il dut comprendre mes interrogations car il revint prudemment vers moi, avec ses dents s'entailla le poignet, entailla le mien et porta mon bras à sa bouche, mettant le sien devant la mienne. Il commença à aspirer mon sang et je me forçai à boire le sien, comprenant que ce qu'il voulait me montrer résidait dans le fait que nous devions le faire tout les deux. C'est alors que dans ma tête, des images s'imposèrent parmi les autres. Une bataille. Des centaines de cavaliers noirs se battaient contre un groupe d'homme et de femme. On se serait cru à une vraie guerre épique. À la différence que par-ci, par-là, des éclairs de magie fusaient. Ce qui donnait un feu d'artifice de toutes les couleurs au milieu du boucan produit par les armes s'entrechoquant. J'avais comprit ce qui se passait: il s'agissait de la guerre entre les sorciers libres et l'armée noire du Mortalitchi. Mais dans ce cas, pourquoi tout le monde n'utilisait pas la magie ? Soudain, une jeune fille se détacha du groupe en compagnie de trois jeunes hommes et de deux femmes. Mais ! C'était moi ! Et les hommes n'étaient autre que Gabriel, David et le vampire qui se tenait devant moi. Quand aux jeunes femmes, la première était Gwenddolyn et l'autre, je ne la connaissait pas.

Tous ceux qui m'accompagnait formèrent un cercle autours de moi afin d'empêcher de m'atteindre quiconque essayerait. Pendant ce temps, au centre, moi, j'exécutai plusieurs figures difficiles à retenir et créa une boule de magie verte moucheté d'orange électrique. De cette boule s'échappait de la fumée violette. Elle me brulait les mains mais je ne lâchai pas prise. Dans un cri de rage et de puissance, je lançai la sphère de magie en l'air avec le plus de force possible. Elle éclata en millier de petites mais rapides flèches descendantes sur les ennemis. Mais au lieu de m'arrêter, je continuais en créant de plus en plus de boules magique de plus en plus grosses. Les lançant toujours avec de plus en plus de force, de volonté, de rage.

Avant de pouvoir voir la suite, les images s'effacèrent, laissant place à un grand vide. LA vie était en train de me quitter à cause du sang que me prenait le vampire. Il en prenait trop. Bien que j'ai arrêté de boire son sang, lui continuait de s'abreuver du mien, ne semblant pas s'apercevoir que les images avaient cessé. Mais j'étais devenue trop faible pour le repousser.

Alors, une grande lumière aveuglante apparut et en sortirent Gabriel et Gwenddolyn. Elle était toujours aussi belle, bien que sa robe blanche est été remplacée par un minishort et un polo blancs. Au lieu d'envoyer sur lui quelques sorts, comme je me l'était imaginé, ils fondirent droits sur lui et Gabriel commença par le repousser puis à le tabasser alors que Gwenddolyn s'occupait de mon poignet.

Gabriel était en train de le massacrer ! Gwenddolyn, elle, incanta et mes blessures furent miraculeusement guéries.

" Gabriel arrête ! "

Il stoppa son bras qui allait partir pour donner un coup de point au vampire et me regarda, interloqué.

– Tu veux que j'arrête ? Avec quelle substance il t'as drogué ? C'est de boire son sang qui te fait perdre la tête ? Il t'a mordu, tu étais à deux doigts de perdre assez de sang pour mourir !
-Je te dis d'arrêter ! Il a un rôle à jouer dans notre quête, je l'ai vu ! Et si j'ai bu son sang, c'est juste pour voir ce que lui a vu en buvant le mien !
-Ma pauvre... Le sang, ça te réussit vraiment pas...
-Ton poignet va mieux ? Me demanda Gwenddolyn.
-Oui, merci.

Alors, j'observai le tableau que formait les deux anges et le vampire. Un buveur de sang et deux êtres possédant des pouvoirs astronomiques capables de tout. Et moi, à côté, une simple humaine qui se retrouvait mêlée à tout ça sans aucune réelle raison apparente, alors que tout indiquer qu'il ne fallait surtout pas que je le sois. Bon, d'accord, j'avais apparemment des pouvoirs. Mais, sérieusement, je m'en étais servi une seule fois, sans m'en rendre compte et sans savoir comment. Qui me disait que ça recommencerait ? Et qu'en cas de besoin je pourrais m'en resservir ? Inconsciemment, je refis le geste de mon rêve. Alors jaillit de ma main un rayon vert, comme un laser destructeur, qui alla noircir une pierre de l'immeuble derrière lequel j'étais. Tous me regardèrent.

-Où as-tu appris à faire ça ? M'interrogea Gabriel.
-Dans...dans mon rêve. C'est toi qui ma l'avais apprit et je l'utilisais contre...
-Contre qui ?
-Ma sœur.

La jeune femme entre l'ange et le vampire secoua la tête et soupira.

-Oh non. C'est pas bon du tout ça. Pas bon du tout.
-Tu crois ? Demanda Gabriel, me donnant l'impression de ne rien comprendre à l'échange.
-Oh que oui. Ça a commencé.
-Non, souffla l'ange.
-Si, on n'y peut rien, on savait que ça arriverait...
-Heu, si je puis me permettre, on parle de quoi là ? Interrompit le vampire.
-Elle a des visions, des prémonitions. Elle voit à l'avance certains événements.
-Non ! M'écriai-je. Ce n'est pas possible ! Dans mon rêve, je tuais ma sœur. Je ne peux pas la tuer ! Je ne le ferais pas ! Elle est tout pour moi !
-Tu n'auras pas le choix Mélinda. Tes rêves ne sont rien d'autre que le futur.

Toujours assise par terre, je reculai, m'éloignant au maximum des trois êtres, jusqu'à me retrouver dos à un mur.

-Non.... Je refuse !

La fille fit mine d'avancer vers moi et je me remis sur mes jambes avant de m'enfuir en courant. Ça ne serait pas ! Je ne tuerais pas ma sœur. Oh non, pas pour tous les garçons du monde, toutes les magies ou tous les équilibres possibles. Et si ceci devait conduire à la fin du monde sorcier et de toutes les créatures magiques en ce monde, tant pis. Ils n'avaient qu'à se trouver quelqu'un d'autres. Moi, j'abandonnais !

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MessageSujet: Re: Prophéties- histoire fantastique   Ven 28 Oct - 17:49

Je courrais sans vraiment savoir où j'allais. Peu m'importait la destination, seule la distance que je mettais entre mes problèmes et moi me préoccupait. Sans m'en rendre compte, j'étais arrivé au bord de la ville, là où la forêt commençait à pointer son nez. J'y entrai à peine et m'assis au creux d'un arbre. Je posai ma tête sur mes genoux et me couvris le crane de mes mains, comme si cela suffisait à me faire disparaître, à chasser le délire dans lequel j'étais à présent. J'aurais aimé me réveiller et découvrir que tout ça n'était qu'un mauvais rêve. Toutes mes barrières, mes repères avaient été franchis. Je ne m'y retrouvais plus, ne me reconnaissais plus. Je voulais retrouver ma vie d'avant. Quand je n'étais que Mélinda, la fille populaire repoussant sans arrêt David, le garçon qui me courrait après. Voilà qui j'étais. Je n'avais pas vu le changement en moi. C'était allé trop vite. Et je ne voulais pas changer. Je n'avais rien demandé. Je m'étais toujours contenté de ma vie. Je n'avais jamais été ce genre de fille qui a besoin d'aventures pour se sentir exister. Qui a besoin de devenir une héroïne pour prouver sa valeur.

Cela faisait un peu plus d'une heure que j'étais là, dans la forêt, à ressasser les événements. Je m'étonnais que les anges ne m'ait pas encore retrouvé. Ils avaient toujours semblé savoir parfaitement où j'étais et à quel moment.

J'entendis alors un bruit autour de moi. Quelque chose arrivait vers moi.
« Ça y est, il m'a trouvé ! » soupirai-je.

Mais ce n'était pas Gabriel qui se tenait devant moi lorsque je relevais la tête, c'était le vampire.
Encore mieux !

Il avança lentement vers moi, hésitant. Il n'avait pas l'air vraiment rassuré. Était-ce à cause de ma démonstration quelques temps plus tôt ? Néanmoins, il s'assit à côté de moi, puis me tendit la main.

« Côle. Tu es Mélinda c'est ça ? Enchanté de te rencontrer. J'ai été assez surprit par ta force, autant que pour cette prémonition. Crois-tu que cela va vraiment arriver ?

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