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 South of Heaven

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Ethan.J.Hawkins
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MessageSujet: South of Heaven   Sam 23 Avr - 2:45

Je n'ai malheureusement aucun récit à vous faire lire. Je voulais simplement vous dire que je suis toujours vivant et que je ne vous oublie pas.
Ma vie est un gros bordel en ce moment et j'aimerais apaiser les choses avant de me consacrer de nouveau à l'écriture et de prendre note de vos conseils. J'ai remarqué qu'il y avait pleins de nouveaux, c'est cool ça. Soit l'écriture est devenue une nouvelle mode soit nous sommes une génération d'écrivains^^ Mes sincères condoléances.
Toute fois, j'ai jeté un coup d’œil sur les nouveaux récits et ils m'ont l'air très intéressants à lire. Ce soir je suis un peu dans un état second donc excusez moi si je ne dis que de la merde. Faites en abstraction lol
Juste une dernière chose. Voyelle, j'ai lu ton roman (du moins les deux premiers chapitres) et j'ai bien aimé l'histoire, la forme est superbe. Le seul défaut reste dans les dialogues. Certains ne font pas assez vrais. Et je sais que s'est extrêmement dur. Il y a même des scénaristes qui n'y arrivent pas et qui font appel à des dialoguistes (et oui, mêmes eux n'y arrivent pas lol). Et aussi, ce qui m'a fait sourire, c'est le langage cru. Un jour Stephen King a dit qu'il écrivait ainsi pour plaire à cette génération.
Moi, si je devais écrire une scène avec une fille qui se fait prendre de force par deux hommes dans une ruelle puante, je ne préciserais qu'à la fin qu'elle est encore mineure^^ J'ai beaucoup apprécié que t'ai osé le faire mais à ta place je m'en servirais plutôt pour montrer la merde de ce monde. Je trouve ça tellement beau un livre qui est écrit avec élégance avant de t'envoyer en pleine gueule, page 200, un passage extrêmement cru.Sinon tu as un énorme potentiel et profite en pour atteindre les sommets! Écrase cet enfoiré de Musso pour moi :')
Allez, je vous laisse et je pense revenir d'ici quelques temps, lorsque j'irais mieux et que je me sentirais d'attaque à vous montrer mon potentiel d'écriture !! (elle est pour toi celle la Titebrise, j'arrive à avoir confiance en moi par moment :')). Et merci à tous pour m'avoir aidé à m'améliorer.
Bon, vu que j'ai du vous embêter à vous raconter ma vie, je vous fais un petit cadeau^^ Ne faites aucune critique, aucuns commentaires, c'est juste pour le plaisir des yeux. Sur un certain forum je me suis fait critiquer d'une force incroyable^^ les gens sont sans pitié avec la ittérature. J'aurais du être peintre.. ou chirurgien du cerveau^^


Dernière édition par Ethan.J.Hawkins le Sam 23 Avr - 2:53, édité 3 fois
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Ethan.J.Hawkins
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MessageSujet: South of Heaven (Début et sûrement la fin)   Sam 23 Avr - 2:46

Par-dessus les rires étouffés d’Helena Oaks, seuls les murmures du vieux Jim pesaient l’ambiance glauque qui régnait en cette nuit de mi-juillet. La vieille femme se tenait là, flétrie sur son canapé, les yeux grand ouverts devant l’écran de télévision. L’horloge accrochée sur le mur en face d’elle indiquait minuit moins le quart. Jim savait ce qui l’attendait désormais et tout en contemplant son épouse qui fixait attentivement son écran, il se leva impuissant, ne sachant pas comment procéder. Bercé par le concert des insectes bruyant qui résonnaient dans la pénombre du jardin, il s’avança en boitant jusqu’à la porte d’entrée. Tout en marchant le long du salon, il tenait une main appuyée sur sa jambe. Du sang séché se laissait apercevoir sur son pantalon. Il passa étroitement entre le canapé et la télévision et Helena ne fit aucun geste de reconnaissance. Jim semblait invisible face à son approche furtive. Il lui dit quelques mots qui n’eurent pas grand effet à ses oreilles et partit en direction de la cuisine.
Il longea le couloir, passa allégrement devant la cuisine et s’arrêta devant la porte d’entrée. Sous ses faux airs de vieux chnoque rabougri, vivait une personne plutôt épanouie. Mise à part les démons qui le hantaient, il savait savourer sa paisible vie de retraité. Et par-dessus tout, il savait qu’après cette nuit là, il allait être libéré d’un long fardeau qui dura depuis déjà trop longtemps. Cela fera exactement trente quatre ans après les minuits sonnés. Ne réfléchissant pas, il poussa la vieille porte en bois pourrissante qui bascula aussitôt vers la droite sur un claquement sec quand elle heurta la façade du mur. La lumière de la terrasse s’alluma dès qu’il sortit de la maison. Robby se mit à aboyer en le voyant sortir et Jim lui gueula dessus pour qu’il comprenne qu’il devait la fermer. Il traversa la terrasse, et dès qu’il fut à plus de dix mètres de celle-ci, la lumière s’éteignit.
Jim n’avait plus aussi bonne vue qu’autre fois et tentait de ne rien frôler sur son passage. L’obscurité renfermait tout son champ de vision. Par habitude, il se laissa guider dans l’obscurité jusqu’à la grange qui se trouvait tout au fond de leur grand jardin. A plusieurs mètres de la vieille maison en ruine, il pouvait entendre le son de la télévision. Helena met toujours le volume au maximum quand elle regarde une émission sur le câble. Depuis déjà cinq bonnes années, son épouse avait perdue beaucoup du sens de l’ouïe – Ceci n’est que pathologique, dit-elle sans arrêt à Jim pour ne pas avoir à s’en prendre au son extrêmement fort de son poste – Essayant d’oublier les ondes négatives portées par ce raffut, il continua d’arpenter le chemin à l’aveuglette. Dans un long soupir de douleur, il s’efforça d’avancer, se persuadant de continuer sa route. Ce soir, tout sera enfin terminé… Se disait-il à voix basse.
Son chemin se faisait sentir de plus en plus long et pénible. Le noir paraissait s’éclaircir et il apercevait d’autant plus les formes qui jonchaient sa pelouse. On voyait désormais le grand hangar qui se tenait au fond du jardin au coté d’un magnifique cerisier. Les branches de l’arbre gesticulaient aux rythmes du vent ainsi que les arbustes qui se trouvaient en arrière du grillage. La télé se faisait de moins en moins entendre, ce qui bien sûr ne le dérangeait pas vraiment.
En avançant, il sentit un léger craquement sous son pied. Il recula d’à peine quelques centimètres et examina sa chaussure. Sentant une matière gluante, il s’aperçu qu’il était au milieu de son potager. Il venait d’écraser ses quelques tomates pour lesquelles il avait durement travaillé tout l’hiver. Il nettoya tout d’abord sa chaussure à l’aide d’un vieux chiffon rangé au fond de sa poche et s’avança d’avantage au milieu de son potager. Jetant un rapide coup d’œil sur les côtés, Jim fit ce qu’il ne pensa jamais faire. Pris d’une rage soudaine, il dégrafa son jean, l’abaissa et prit sa queue à pleine main. Il urina sur toute la surface de ses plantes qu’il avait eu tant de mal à cultiver tout au long de ses années de dur labeur. Fraises, tomates, salades, et bien d’autres fruits et légumes se firent arroser. Il remonta ensuite son jean et continua sa route. Il savait que le boulot n’était pas encore fini.
Il entra enfin dans le hangar et se servit de la lampe de poche accrochée à l’entrée pour éclairer tout l’intérieur. Malgré la noirceur de l’obscurité, on pouvait voir que ce hangar se délabrait au fil du temps, années après années. Le bois qui constituait la fabrication extérieur pourrissait et menaçait de s’écrouler à tout moment. On y apercevait des outils de tous types qui étaient suspendus sur une grande planche de bois accrochée sur un des murs. Il avait l’outillage complet pour réparer tous ce qui pouvait bien tomber en ruine. Depuis qu’il est à la retraite, après ses quarante ans dans la justice, il eu trouvé le temps à beaucoup d’occupations, et malgré le fait qu’il soit libre de ne rien faire, il s’avère qu’il n’avait plus une seconde de repos. Quatre longues années à ne ressentir plus aucun stress dû à son travail. Jim n’excédait peut-être pas dans son métier lorsqu’il avait encore son cabinet à Wilmington mais il savait défendre les plus démunis. Ce fut un des avocats les plus apprécié et réputé de la Caroline du Nord.
Il s’enfonça de plus en plus dans le grand bordel qui recouvrait ce cabanon spacieux. Tout au fond se trouvait une fau suspendue en hauteur par un crochet qui était fixait bien solidement sur le mur. En dessous de cette fau, appuyée contre une poutre en bois, se tenait une hache. Elle prenait la poussière depuis sûrement bien longtemps et le bois qui consistait le manche commençait à pourrir. Il le nettoya à l’aide de son chiffon qu’il ressortit de sa poche et prit ensuite cette hache à pleine main. Il la contempla tout d’abord et, éteignant sa lampe de poche, se dirigea vers la sortie. Il continua son chemin en sens inverse, toujours muni d’une vision faible causée par l’obscurité. Il fut guidé par le son lourd de la télévision. S’approchant de l’entrée de la maison, la lumière de la terrasse l’aveugla à sa forte puissance d’éclairage. C’est Helena qui avait demandé à Jim, quelques mois plus tôt, de faire mettre cette lumière. Elle voulait à tout pris quelle s’allume dès qu’une personne s’approche de l’entrée pour ne pas avoir à trébucher lorsqu’il fait nuit. Il ramassa une pierre du jardin et, de toutes ses forces, la jeta sur la lampe fixée contre la façade extérieure qui se brisa en une pluie de verres qui tombèrent un peu partout sur la terrasse. Toujours affalée sur son canapé, Helena se leva en entendant le bruit que Jim venait de faire et trottina jusqu’à la sortie. Voyant les débris de verres étalés un peu partout sur la surface du sol, elle fixa Jim d’un air effarée et lui gueula au visage.
- Es-tu devenu fou ?! Espèce de vieux con ! Tu commences vraiment à perdre la boule !
Face à ses insultes, Jim resta de marbre et garda sa hache bien empoignée. Selon lui, cette nuit fut inévitable depuis le soir du 17 juillet 1976. Cette date fut l’instant où Jim eu été mort pour la première fois. Une mort psychologique bien sûr mais Rien n’y personne n’aurait pu empêcher cette haine de s’extérioriser en ce soir fatidique. Helena aperçue cette hache qu’il tenait et eu un petit rire qui ressembla étrangement à une mauvaise toux.
- Et tu comptes faire quoi avec ça ? Tu vas t’en prendre aux arbres du jardin maintenant ? Très bonne idée ! Et surtout, n’oublis pas de tailler les arbustes tant que t’y es !
La voix roque d’Helena suffirent pour lui de trouver le courage nécessaire d’agir enfin. Son visage devenait de plus en plus rouge. L’énervement montait en lui et il fit un geste en l’air avec la hache.
- Tu me menaces en plus ? Mais tu te fous de ma gueule j’espère ! Tu n’as même pas les couilles d’égorger une poule alors me tuer ? Laisse-moi rire, vieux fou !
Helena se mit à rire et son ricanement résonnait dans la tête de Jim. Il résonnait d’une telle intensité qu’il fut prit d’une migraine instantanée. Il ne pouvait continuer de l’entendre, elle devait se taire, pour le bien de tous.
- Allez, vas y sale fils de pute ! Tue-moi ! N’hésite pas voyons, vu que c’est moi qui te le demande. TUE-MOI !!
Il fit toujours la statue et se mit à parler lentement d’une voix plaisante.
- Je t’emmerde...
Le sourire d’Helena se dissipa lentement et ses yeux devinrent de plus en plus sombres, d’un noir à en faire trembler un mort.
- Tu viens de me dire quoi là ?!
- Je t’emmerde. Dit-il d’une voix beaucoup plus expressive.
Helena, prise de furie, s’approcha de lui en faisant de grands gestes d’énervements et se mit à l’insulter. La haine la rattrapa et ses phrases devenaient de moins en moins compréhensibles. Jim fit le vide en lui, oubliant tout ce qu’il avait bien pu apprendre pendant ses années d’étude en droit. Il n’aurait d’ailleurs jamais pensé faire parti du même rang que la plupart des clients qu’il a eu à défendre.
Comme sourd, il n’entendit plus ce que gémissait Helena ni même les bruits de fond. Plus rien ne pouvait le distraire. Il rouvrit la bouche et prononça à nouveau, en articulant chacune des syllabes. – JE-T’EM-MER-DE – Helena s’arrêta net et devint vraiment rouge. Ses yeux grossirent en prenant la forme de boules de bowling et ses mains tremblèrent. Des veines apparaissaient sur son visage ainsi que sur son coup.
- Je suis désolé... C’est terminé maintenant !
Suivant ses paroles, Jim abattu la hache sur le haut du crâne d’Helena dans un bruit sourd quand la lame rompue en deux la base de son crâne et le fendit en deux. Des morceaux de sa cervelle giclèrent sur son visage et il fut presque aveuglé par cette masse de sang ainsi que de débris d’os. Helena tomba à genoux puis s’écroula la gueule ouverte sur la terrasse, laissant derrière elle un ruisseau de sang qui coula jusqu’aux pieds de Jim. S’essuyant le visage, il laissa tomber de ses mains la hache et entra dans la maison, sans daigner s’occuper de son épouse qui se trouvait désormais derrière lui. Son chien se mit à aboyer en le voyant rentrer et Jim ne fit pas attention à ses hurlements. Il s’assit sur le canapé d’Helena et s’essuya à nouveau le visage avec son chiffon. Il contemplait la télévision avec la plus grande haine qui tentait de s’extérioriser une fois de plus. Les hurlements de Robby commencèrent à devenir vraiment insupportables. Entre la télévision à plein volume et les aboiements du chien, Jim devenait fou... Il sentait que ce soir, plus rien n’aurait pu l’arrêter.
- Vous allez finir par tous la fermer !!! Sortez de ma tête, disparaissez !
Il se leva, prit la télé qu’il débrancha quand le câble fit trop tendu et la souleva tout en fixant son chien Robby.
- Je vais t’apprendre à fermer ta gueule, enfoiré de cleps !
Il leva la télévision bien en l’air et l’expulsa sur son chien. On put entendre un léger gémissement de Robby avant qu’il ne se fasse aplatir et déchiqueter par les débris du verre qui constituaient l’écran de la télévision. Jim tomba sur le canapé comme prit d’un malaise et ferma les yeux pour réfléchir un instant. Les aboiements du chien résonnaient toujours dans sa tête et il se frappa le front pour tenter de les faire partir, mais en vain. Il se releva et se dirigea vers la cuisine. Il sortit un verre d’un placard en bois suspendu au dessus du mur et le remplit avec le robinet. Il le bu d’un coup, tout en s’en renversant sur lui.
Il alla à nouveau dans le salon et prit la carabine qui était posée au dessus de la cheminée. Il vérifia qu’elle était bien chargée et s’assit à nouveau sur le canapé. Admirant un tableau accroché à sa droite qui représentait une barque vide au milieu d’un lac, il se rappela de vieux souvenirs. Du moins, de souvenirs heureux. Le genre de souvenirs qui restent gravés en nous jusqu’à notre mort (est-il encore trop tôt pour énumérer tout ça ?). Il plaça délicatement le canon du fusil dans sa bouche. Des larmes coulèrent de ses yeux et ses lèvres tremblèrent. Ce devait être la première fois depuis pas mal d’années que Jim n’avait versé quelques larmes, même de joie. Il prononça - sans que le fusil permette qu’on comprenne parfaitement son sens – Une phrase qui lui revint à l’esprit.
- Au sud du paradis... Nous sommes et vivons au sud du paradis... Seules nos peines apportent le réconfort nécessaire à une vie paisible...
La détente transperça le silence qui régnait en cette nuit chaude. Le chien des voisins se mit à aboyer, prit de panique par le bruit du coup de feu, ce qui réveilla les Lewis. Tom, le père de famille, accouru jusqu’à la maison des Oaks pendant que sa femme composait le 911. En entrant dans le jardin, la première chose que vit Tom Lewis, ce fut l’horreur et la démence causée par Jim. Il ne se doutait pas en cet instant qui avait bien pu commettre ce drame mais il eut trouvé réponse quelques semaines plus tard, une fois que la police eu fait son enquête. Ce soir là, le 18 juillet 2010, fut gravé dans la mémoire des habitants de la charmante ville de Lizard Lick comme étant la pire atrocité depuis que le fils des Anderson s’était donné la mort suite au suicide de sa fiancée. La seule chose que le voisinage ainsi que la police se demandèrent, ce résultait d’une interrogation – Pourquoi ? – Mais bien sûr, aucune personne n’était susceptible de répondre à cette question. Qui aurait pu se douter qu’un aussi charmant couple aurait pu connaître une fin aussi atroce. Sûrement tous ceux qui ne connaissaient pas les Oaks.
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